VISITE DU PREMIER MINISTRE IRAKIEN À WASHINGTON : Des accords dans le pétrole et le gaz au menu

0

Le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, se rendra aux États-Unis, aujourd’hui, pour renforcer les relations stratégiques avec les États-Unis, plusieurs accords dans le secteur pétrolier et gazier devant être signés lors de cette visite.
Selon le porte-parole du gouvernement Haider al-Aboudi qui a annoncé cette visite, les accords entre Bagdad et Washington comprendront plusieurs mémorandums d’entente dans le secteur pétrolier et gazier, alors que l’Iraq s’apprête à accueillir diverses entreprises américaines qui contribueront à augmenter sa capacité de production pétrolière, a déclaré. Les accords pétroliers et gaziers prévus visent également à créer des débouchés d’exportation alternatifs afin de réduire l’exposition de l’Iraq aux perturbations dans le détroit d’Ormuz, a indiqué l’agence de presse officielle irakienne, citant al-Aboudi. L’Irak, à l’instar des autres producteurs pétroliers du Golfe, a subi une baisse de ses revenus pétroliers en raison de la fermeture effective de cette voie maritime stratégique durant le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une dynamique plus large de coopération économique, commerciale et en matière d’investissement entre les deux pays. L’Irak cherche à équilibrer ses relations avec son voisin l’Iran et les États-Unis, alors que l’escalade militaire entre ces deux rivaux se poursuit.

Les livraisons de dollars américains à l’Irak reprennent
Il y a quelques jours, les États-Unis ont relancé les livraisons de liquidités à l’Irak après une interruption. Ce qui est perçu comme un signal de soutien fort au nouveau Premier ministre. Washington avait suspendu les livraisons cette année pour pousser Bagdad à démanteler les groupes armés pro-iraniens présents sur son sol, accusés d’avoir mené des centaines d’attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, en complément d’autres sanctions. Les revenus des exportations de pétrole irakiennes sont en grande partie déposés à la Réserve fédérale (Fed) de New York, en vertu d’un arrangement conclu après l’invasion américaine de 2003, qui avait renversé Saddam Hussein. Avec ce système, les paiements sont versés sur des comptes libellés en dollars aux États-Unis, qui sont ensuite utilisés pour régler des importations par l’Irak ou transférés en espèces vers Bagdad. En mai, un haut responsable du département d’État américain avait averti que les livraisons de dollars ne reprendraient pas avant que des « actions concrètes » aient été prises par le pouvoir irakien pour prendre ses distances avec les factions pro-iraniennes. Washington s’est plaint d’efforts insuffisants de la part de l’Irak, qui tente depuis des années de conserver un équilibre précaire entre ses liens avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran. Les autorités irakiennes avaient de leur côté minimisé le problème, expliquant l’arrêt des versements par la fermeture de l’espace aérien et la situation sécuritaire. Les « livraisons ont repris il y a un certain temps », a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement Haidar al-Aboudi à l’AFP, qualifiant la nouvelle de « signe positif » en amont de la visite du Premier ministre Ali al-Zaidi à Washington.
R.I/Agences