Les forces sionistes ont poursuivi vendredi leurs violations du cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, en menant des frappes aériennes, des bombardements d’artillerie et des tirs dans plusieurs zones situées à l’est de l’enclave palestinienne.
Selon des sources locales, des tirs ont été signalés à l’est et au sud de la ville de Khan Younès, accompagnés de bombardements d’artillerie. Des vedettes militaires sionistes ont également ouvert le feu et tiré plusieurs obus au large de la ville, tandis que l’aviation israélienne a mené une frappe aérienne à l’est de Khan Younès. Parallèlement, l’artillerie israélienne a bombardé des zones à l’est de la ville de Ghaza, au moment où des avions de combat menaient une nouvelle frappe dans le secteur. Au 155e jour de l’accord de cessez-le-feu, l’armée israélienne a poursuivi ses opérations militaires dans la bande de Ghaza. Au cours des dernières 24 heures, ces violations ont causé la mort de deux Palestiniens et fait plusieurs blessés. Parmi les martyrs figure l’avocat Moutassim Maher Fares, tué par des tirs de l’armée sionistes à l’est de Deir el-Balah, dans le centre de l’enclave. Un enfant de cinq ans, Samih Marouf, est également décédé des suites de blessures provoquées par des tirs sionistes à Beit Lahia, dans le nord de Ghaza. Les équipes de secours ont, par ailleurs évacué deux blessés depuis Beit Lahia vers l’hôpital Al-Shifa, dans la ville de Ghaza.
Un bilan humain en constante augmentation
Selon le ministère de la Santé à Ghaza, le nombre total de victimes depuis l’annonce du cessez-le-feu le 11 octobre dernier s’élève à 651 morts et 1 741 blessés, tandis que 756 corps ont été extraits des décombres. Depuis le début de l’offensive sioniste le 7 octobre 2023, le bilan global s’est élevé à 72 136 martyrs et 171 839 blessés, dans un contexte de poursuite des opérations militaires et de destructions massives. Parallèlement aux opérations militaires, les autorités israéliennes continuent de restreindre l’accès à l’aide humanitaire et aux missions médicales volontaires destinées aux habitants assiégés de Ghaza. Le chirurgien jordanien Oussama Hamed affirme avoir été empêché à plusieurs reprises de retourner dans l’enclave depuis son départ en mars 2025. Selon lui, les autorités sionistes imposent des restrictions sévères aux délégations médicales volontaires, limitant drastiquement le nombre de professionnels autorisés à entrer et refusant souvent l’accès à des médecins et infirmiers sans fournir d’explications, parfois seulement quelques heures avant la date prévue de leur arrivée. En février dernier, l’organisation Médecins Sans Frontières a déclaré n’avoir pu acheminer aucune aide humanitaire ou fournitures médicales vers la bande de Ghaza depuis le début de l’année, en raison des restrictions israéliennes, malgré l’entrée en vigueur théorique du cessez-le-feu. Le secrétaire général de l’organisation, Christopher Lockyear, a alerté sur la poursuite d’une situation humanitaire « catastrophique », marquée par la propagation de maladies infectieuses. Plus de 18 000 personnes attendent une évacuation médicale, dont environ 4 000 enfants.
« Ghaza est toujours dans mes pensées »
Le chirurgien Oussama Hamed décrit le système de santé de Ghaza comme « totalement dévasté ». Selon lui, de nombreux hôpitaux ont été détruits, des médecins ont été tués ou arrêtés, et l’entrée de matériel médical ainsi que de missions humanitaires demeure largement bloquée. « Ghaza est toujours dans mes pensées », confie-t-il, soulignant qu’il ne peut penser à autre chose qu’à la nécessité d’aider les blessés de l’enclave. Il appelle les organisations internationales à assumer leurs responsabilités face à la situation dramatique vécue par des milliers de patients, en particulier les enfants nécessitant des soins urgents. Soutenue par les États-Unis, l’offensive israélienne lancée le 8 octobre 2023 contre la bande de Ghaza a duré près de deux ans, provoquant plus de 72 000 morts et 172 000 blessés, tout en détruisant environ 90 % des infrastructures civiles de l’enclave, selon les autorités sanitaires locales.
M.Seghilani













































