En Algérie, les pratiquants et acteurs du canoë-kayak expriment de plus en plus ouvertement leur volonté de voir naître une fédération nationale indépendante dédiée exclusivement à leur discipline. Cette revendication vise à mettre fin à l’organisation actuelle qui regroupe l’aviron et le canoë-kayak sous la même structure, à savoir la Fédération algérienne des sociétés d’aviron et de canoë-kayak.
Depuis plusieurs années, les deux sports évoluent sous le même toit institutionnel en Algérie. Pourtant, au niveau international, ils dépendent d’instances totalement distinctes. L’aviron est régi par la World Rowing, tandis que le canoë-kayak relève de l’International Canoë Fédération.
Cette différence structurelle complique, selon les défenseurs du projet, la gestion administrative et la représentation internationale des athlètes algériens du canoë-kayak. Les responsables et sportifs de la discipline estiment que cette situation limite parfois la visibilité et le développement de leur sport au niveau national.
Des performances internationales qui renforcent la demande
La revendication s’appuie également sur les résultats encourageants enregistrés par la sélection nationale de canoë-kayak ces dernières années dans diverses compétitions internationales. Ces performances ont contribué à donner une nouvelle dimension à cette discipline olympique en Algérie et à renforcer l’idée qu’elle mérite une structure de gouvernance autonome capable de soutenir son développement.
Pour de nombreux membres de la famille du canoë-kayak, la création d’une fédération spécifique permettrait de mettre en place une stratégie plus ciblée pour la formation des athlètes, l’organisation des compétitions et l’expansion de la pratique à travers le pays.
Un autre point régulièrement soulevé concerne la répartition des ressources financières. Plusieurs acteurs du canoë-kayak estiment qu’une grande partie du budget de la fédération actuelle est principalement orientée vers l’aviron, ce qui crée, selon eux, un sentiment de marginalisation au sein de la structure commune.
La création de deux fédérations distinctes pourrait ainsi permettre une gestion plus équitable et plus efficace des ressources, chaque discipline pouvant définir ses priorités et ses besoins spécifiques.
Une évolution potentiellement bénéfique pour les deux sports
Les partisans de la séparation affirment qu’il ne s’agit pas d’une rivalité entre les deux disciplines, mais plutôt d’une évolution logique vers davantage de spécialisation. Une autonomie institutionnelle permettrait, selon eux, de renforcer l’efficacité de la gouvernance sportive et d’améliorer la préparation des athlètes.
Cette idée gagne progressivement du terrain, notamment avec l’augmentation du nombre de clubs et de pratiquants de canoë-kayak qui soutiennent le projet.
Face à cette dynamique, plusieurs acteurs du milieu plaident pour l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire afin d’examiner officiellement la proposition de création d’une fédération nationale de canoë-kayak.
Pour les défenseurs de cette initiative, une telle réforme pourrait constituer une étape importante dans la structuration et la professionnalisation de cette discipline olympique en Algérie, tout en offrant à l’aviron et au canoë-kayak les moyens de se développer chacun selon leurs propres priorités.
Si elle venait à se concrétiser, cette évolution marquerait une nouvelle phase dans l’organisation des sports nautiques en Algérie, avec l’objectif commun de renforcer la performance et la visibilité du sport algérien sur la scène internationale.
Hakim S.












































