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ALORS QUE LES BOURSES PLONGENT : Les cours du pétrole et du gaz flambent 

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L’agression miliaire américano-sioniste contre l’Iran continue de perturber   les flux énergétiques mondiaux, alimentant les craintes de pénuries ou de perturbation des voies d’approvisionnement et aussi la  hausse des prix  à la pompe et du gaz  pour les ménages du monde  occidental,  notamment  aux Etats-unis, pour le prix de l’essence et le gaz pour les pays de l’UE. Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse hier, dans un contexte de craintes concernant les approvisionnements.  Les contrats à terme sur le brut Brent ont augmenté de 1,11 dollar le baril, soit 1,4 %, pour atteindre 82,53 dollars le baril, après avoir enregistré mardi leur plus haut niveau de clôture depuis janvier 2025. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 79 cents, soit 1,1 %, pour s’établir à 75,37 dollars le baril, affichant ainsi son niveau de règlement le plus élevé depuis janvier 2025.

Une hausse d’environ 70 % pour le gaz naturel

Les cours du gaz ont encore bondi de 29,41 % après une augmentation de 40 % dimanche dernier, avec une augmentation totale de près de 70 % depuis la journée de clôture de la semaine dernière, correspondant au 27 février. Le prix de référence du gaz (TTF) a grimpé jusqu’à 51 % dans les échanges pour atteindre plus de 65 euros par MWh, avant de reculer pour s’établir autour de 57 euros par MWh.

Vers un baril à 100 dollars ?

Le cours du baril de brut Brent a dépassé 85 dollars au début des échanges le 3 mars passé, alors qu’il était à 73 dollars le baril avant le début des opérations militaires contre l’Iran. Le prix a ensuite baissé à 83,115 dollars le baril, avec une hausse de 7,43 %. Plusieurs analystes estiment qu’un prolongement du conflit pourrait propulser le baril au-delà des 100 dollars. Les menaces visant les infrastructures énergétiques et le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz  par où transitent près de 20 % du pétrole et du GNL mondiaux alimentent la nervosité des opérateurs.

Les bourses mondiales plombées

Face à cette flambée énergétique, les marchés actions décrochent. Paris reculait de 2,78 %, Francfort de 3,70 %, Milan de 4,73 % et Londres de 2,81 %. En Asie, Séoul chutait de plus de 7 %, Tokyo de 3,06 % et Shenzhen de 3,07 %. À Wall Street, le Dow Jones cédait 1,82 % à l’ouverture, le Nasdaq 2,48 % et le S&P 500 près de 2 %. La multiplication des ripostes iraniennes et les menaces visant le détroit d’Ormuz font planer le risque d’une crise énergétique élargie.

« Vers l’explosion du prix du pétrole »

Pour Thierry Laurent Pellet, analyste géopolitique qui s’est exprimé  sur les conséquences à venir des événements en cours ; « le blocage du détroit  d’Ormuz fera certainement exploser les prix du baril si le conflit perdure, et selon l’analyste ; « les conséquences seront exactement celles que nous avons connues en 2008 pendant la crise des subprimes, quand le baril est passé à 140 dollars, puis que les Américains ont dû choisir entre aller travailler, donc nourrir leurs voitures ou alors nourrir leurs propres familles.  Aussi, il affirme que l’agression américano sionsite contre l’Iran « a été motivé certainement par plusieurs facteurs » citant, dans ses déclarations à  Sputnik Afrique: le développement des BRICS en tant que superpuissance économique dont les deux piliers sont la Chine et la Russie, une volonté de freiner la chute inexorable de l’hégémonie américaine par la prise de contrôle de l’Iran, plateforme pivot entre l’Afrique et l’Asie de la Belt and Road initiative initialisée par la Chine; ainsi que, a-t-il ajouté « de mettre la main sur le pétrole iranien, qui est un acteur de production mondiale, en plaçant une marionnette à sa tête ». Et ce serait une tentative,  explique-t-il « de frein de l’économie chinoise »,  souligne l’expert.

Ania N. 

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