La défaite concédée face à l’Égypte n’a surpris personne. Elle était prévisible, tant l’écart de niveau avec une sélection mondiale s’est rapidement imposé, et le score final, avec 14 buts d’écart, reflète une réalité difficile à contourner. Ce qui interpelle davantage, en revanche, c’est la manière.
Avec 20 buts encaissés en première période et 22 en seconde, la sélection a affiché un visage défensif inquiétant, proche de l’improvisation. Lorsque l’on se retrouve mené 9-2 après moins de sept minutes de jeu, il devient presque logique que la rencontre bascule définitivement. Le mal était déjà fait, aussi bien sur le plan tactique que psychologique.
Face à une équipe égyptienne rodée aux grandes compétitions, disciplinée et chirurgicale dans ses choix, chaque erreur individuelle se paye cash. Et elles ont été trop nombreuses, notamment dans le repli défensif, la couverture axiale et la coordination avec le poste de gardien.
Pour autant, tout n’est pas à jeter. L’un des rares motifs de satisfaction réside dans la production offensive de la seconde période. Inscrire 18 buts contre l’Égypte, et ce, à partir de différentes situations de jeu, reste un signal encourageant. Plus encore, la diversité des marqueurs mérite d’être soulignée : dix joueurs différents ont trouvé le chemin des filets, preuve que le poids offensif ne repose plus exclusivement sur Abdi.
Cette répartition de la responsabilité offensive traduit une évolution positive dans le jeu collectif et offre des pistes intéressantes pour la suite du tournoi. Elle montre que l’équipe est capable de produire, de créer et de conclure, même face à un adversaire de très haut niveau. Désormais, le regard est tourné vers le rendez-vous décisif d’aujourd’hui face à l’Angola. L’équation est claire : une victoire avec au moins trois buts d’écart, sans droit à l’erreur pour accéder aux demi-finales. Ce match exige une concentration maximale, une discipline tactique irréprochable et surtout une entame totalement différente de celle observée face à l’Égypte. Si l’attaque peut nourrir un certain optimisme, le chantier défensif reste immense. Les largesses observées dans le bloc arrière, combinées à l’absence d’un gardien capable de réaliser des arrêts décisifs dans les moments clés, alimentent les inquiétudes. Une réaction de Ghodbane dans les cages sera indispensable pour espérer rivaliser.
Malgré tout, le soutien demeure intact. Les joueurs méritent d’être encouragés, car ils ne sont pas les seuls responsables de cette situation. Le problème est structurel, profond, et dépasse largement le cadre du terrain. La sélection paie les dysfonctionnements d’une organisation défaillante, dont les joueurs sont les premières victimes.
Quoi qu’il arrive, l’engagement et la combativité devront être au rendez-vous. Parce que, malgré les limites actuelles, cette équipe mérite d’être soutenue. Toujours.
Hakim S.
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