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MORT SUSPECTE DE DEUX JOURNALISTES AFRICAINS QUI COUVRAIENT LA CAN : La main de Hammouchi mise en cause  

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Deux journalistes africains qui couvraient la CAN 2025 qui se tient au Maroc ont été découverts, à deux jours d’intervalle, morts dans leurs chambres d’hôtel. Mohamed Soumare, un journaliste consultant de la Radio nationale malienne et Audry Ibohn Njoh, un employé camerounais de MTN, ont été découverts tous deux morts dans leurs chambres d’hôtel. 

Déjà ces faits tragiques, survenus à moins de 48h d’intervalle suscitent des interrogations car, aucune édition précédente de cette manifestation continentale n’a été endeuillée par des faits similaires. Mais selon le site d’information Afrique Sports, ces deux journalistes ont un point commun, ils travaillaient tous les deux sur des dossiers liés à la corruption qui ronge la CAF et ils avaient des preuves. C’est déjà un mobile pour leur élimination par des parties mises en cause dans leurs travaux, affirment des sources médiatiques. Mais ce qui intrigue dans ces morts est le silence des organisateurs qui n’ont même pas adressé des messages de condoléances à leurs familles, se contentant d’annoncer les décès et l’ouverture d’enquêtes confiées aux services de la police marocaine alors que les circonstances qui entourent ces drames laissent supposer qu’il s’agit d’élimination pure et simple. 

Des proches de Mohamed Soumare affirment que ses téléphones portables, son laptop et plusieurs de ses « flashs-disk » qui contenaient tous ses travaux et son enquête sur la corruption dans les milieux du football africain et notamment la CAF ont disparu. De plus, la porte de sa chambre d’hôtel ne portait aucune trace d’effraction ce qui prouve qu’il s’agit d’un travail de professionnel. Ce sont les mêmes constatations qui ont été faites après la découverte de la mort du journaliste camerounais, Audry Ibohn Njoh, puisque on a signalé la disparition de certains de ses effets personnels. D’autres sources médiatiques qui ont affirmé qu’il s’agit ni plus ni moins d’assassinats commis par les barbouzes la DGST, dirigée par Abdellatif Hammouchi. Pour elles, la version présentée à la presse par les organisateurs affirmait que la mort de Mohamed Soumare est due à une crise cardiaque, au moment où des journaux marocains proches du Makhzen évoquaient une mort naturelle. « C’est une élimination par injection du cyanure ou de ses dérivés qui sont solubles dans le sang et ne laissent pas de traces dans l’organisme quelques minutes après le décès ce qui laisse croire à une mort naturelle », affirment les mêmes sources.  

Il faut rappeler également que ces deux journalistes ont été très critiques à l’égard de l’organisation qui a été réglée pour permettre la victoire du pays organisateur, seul candidat à l’organisation de l’édition 2028 de la CAN. D’ailleurs, cette candidature a été conditionnée par Fawzi Lekjaa (président de la Fédération marocaine de football) par une victoire du Maroc lors de l’actuelle CAN. Et c’est ce qu’avaient dénoncé ces deux journalistes qui avaient pu avoir accès à des enregistrements de communication, des minutes de réunions du bureau exécutif de la CAF avec les organisateurs marocains. Des preuves accablantes qui auraient pu mettre à mal le Maroc et jeter le discrédit sur la CAF qui fait l’objet de vives critiques ces dernières années. Et c’est ce qui pousse certains bloggeurs et certains opposants marocains à affirmer que : «  la signature des services de Abdellatif Hammouchi, qui auraient copié les méthodes du Mossad pour perpétrer ces crimes et ne pas laisser de traces encombrantes pouvant les compromettre. Il faut rappeler que, au Maroc, la DGST, dirigée par Abdellatif Hammouchi, bras armé du Makhzen a commis plusieurs crimes contre des opposants au régime qui ne supporte ni la critique, ni la vérité, ni la lumière. » Ses barbouzes ne sont pas à leur premier coup d’essai, leur parcours depuis la création de la DGST est jalonné de cadavres et le plus retentissant de leurs méfaits a été l’élimination de l’opposant Mehdi ben Barka à Paris et dont le cadavre n’a pas été retrouvé à ce jour.

Le Maroc qui est en pleine guerre pour succession de M6 veut le trophée de la CAN qu’il organise. Ce sera le meilleur soporifique pour faire oublier aux sujets du roi leurs principales préoccupations. Cette CAN 2025 n’est plus une compétition mais un moyen pour gagner la paix sociale au Maroc avant les grands tiraillements qui pourraient accompagner l’ouverture de la bataille pour la succession du roi. Le Maroc que la CAN 2025 soit une vitrine pour vendre son image retouchée, mais aujourd’hui après la mort des deux journalistes et les nombreux scandales liés à l’organisation et l’arbitrage elle est devenue un acte d’accusation. Ce n’est plus une fête du football, c’est une foire sécuritaire, un cimetière médiatique, une honte africaine dont le Maroc voudrait tirer des dividendes. 

Mohamed Soumare et Audry Ibohn Njoh sont morts et la nature de leurs travaux et leurs conclusions finiront un jour par être connus. On ne peut pas cacher indéfiniment la vérité sous un épais nuage de mensonges. La vérité finira par éclater et ce jour-là, le Makhzen ne pourra plus rien passer sous silence, faire taire ou cacher car le football africain pris en otage par Lekjaa et Mostepe finira bien un jour par s’affranchir de la tutelle du mal qui l’enserre.

Slimane B.  

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