« Le Conseil des ministres, réuni sous la présidence du président de la République, Commandant suprême des Forces armées, ministre de la Défense et avec le plein accord de toutes les institutions du pays a décidé… ». Ces lignes extraites du communiqué publié par la présidence à l’issue du Conseil des ministres de dimanche dernier, sont claires, nettes et précises. Tous les aspects de la décision prise par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur du retour au pays de nos jeunes qui sont en situation irrégulière à l’étranger, figurent dans le dispositif de retour au pays de nos ressortissants concernés. Rien n’a été oublié. Même les cas en rapport avec le Service national. C’est pourquoi, il n’est pas excessif de dire que c’est une chance historique que le Chef de l’État, abdelmadjid Tebboune, offre à nos jeunes « harraga ». Les seuls cas exclus de la décision sont « ceux qui commettent des crimes de sang, le trafic de drogue, le trafic d’armes et ceux qui coopèrent avec des agences de sécurité étrangères dans le but de nuire à leur patrie, l’Algérie ». En dehors de ces cas, tous les ressortissants algériens sont éligibles à la mesure. S’il fallait une autre preuve pour convaincre qu’il s’agit bel et bien d’une grâce présidentielle, même si elle ne s’inscrit pas dans le schéma habituel, il faut se rappeler qu’aux yeux de la loi 09-01 du 25 février 2009, le fait de quitter le territoire national de manière illicite est une infraction. La main tendue du Président accorde l’immunité à tous les jeunes dans ce cas. Une main que tous les enfants d’Algérie qui se sont retrouvés dans la très compliquée situation de sans papiers dans des pays étrangers, devraient saisir pour reprendre une vie normale dans leur pays natal. Une situation qui ne se présente qu’une fois dans la vie. L’Algérie est un État social tel que l’ont voulu et imaginé les chouhada et moudjahiddine qui ont déclenché la guerre de Libération nationale sur la base de la déclaration du 1er Novembre 1954. Cela a été dit et redit plusieurs fois par le président Tebboune. Aujourd’hui que des jeunes algériens, abusés par des mains criminelles pour quitter leur pays, se retrouvent pris entre deux feux (l’impossibilité de retourner dans leur pays et l’enfer d’une vie décousue de fugitifs dans des pays étrangers), il était normal que le Chef de l’État intervienne pour leur offrir une solution inespérée. Faut-il rappeler à tous nos jeunes concernés que la situation dans les pays où ils se trouvent ira de mal en pis pour eux. Dans une année, l’extrême droite se saisira du pouvoir en France. Ce qui annonce un enfer encore plus dur, au quotidien. Une extrême droite qui est déjà au pouvoir dans bon nombre de pays de l’Union européenne. En Amérique, c’est pire. Comme partout ailleurs dans le globe. Alors qu’en Algérie, les opportunités de réussites sociales connaissent un regain comme jamais auparavant. Dans notre pays, aucun jeune ne manque de moyens pour construire son avenir. De l’allocation chômage jusqu’aux facilités et accompagnements accordés aux entrepreneurs, la réussite sociale, politique et même la fortune dépendent uniquement du travail de chacun. Rien n’empêche nos jeunes, une fois leur carrière professionnelle assurée, de voyager où bon leur semble en touristes. Ils en auront les moyens. Psychologiquement, ils ont fait le pari de réussir à l’étranger, ce qui place leur retour dans une entorse à leur fierté. Sauf que la vie de paria à l’étranger leur empoisonnera l’existence pour toujours. La main tendue du président de la République ne se renouvellera pas. La saisir pour sortir du tunnel évitera de regretter, un jour, d’avoir raté l’occasion. Encore une preuve (pour la route, comme on dit) pour aider nos jeunes à prendre la bonne décision. L’extrême droite française, après avoir déversé tout son fiel contre l’immigration clandestine et la difficulté d’appliquer les OQTF (obligation de quitter le territoire français), trouve que l’Algérie par sa décision de régulariser ses jeunes, « veut sortir par le haut » de la crise avec la France (le Figaro du 13/01/2026). En critiquant cette décision, les racistes laissent tomber le masque. Ils ont besoin des illégaux pour épancher la haine qu’ils secrètent contre les Algériens depuis 1962. Pour se servir d’eux en souffre douleurs et essayer de les utiliser pour ternir l’image de leur pays. Ils ont déjà inventé la mafia dz !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com









































