Le Venezuela a réitéré dimanche sa « position historique » envers Cuba, réaffirmant son engagement indéfectible envers les principes de « fraternité, solidarité, coopération et complémentarité », malgré la pression croissante exercée par Washington pour que Caracas isole ce pays des Caraïbes.
Le gouvernement vénézuélien a publié un communiqué soulignant son soutien au libre exercice de l’autodétermination et de la souveraineté des peuples, qu’il considère comme des piliers fondamentaux des relations internationales. Il a souligné son adhésion aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies et le droit international, mettant en avant les liens anciens et évolutifs entre le Venezuela et Cuba. Le gouvernement vénézuélien a insisté sur le fait que les relations entre les Etats doivent être régies par les principes de non-ingérence, d’égalité souveraine et d’autodétermination, et que le « dialogue politique et diplomatique » constitue la seule voie viable pour « résoudre pacifiquement les différends de toute nature ». Ce communiqué intervient dans un contexte de pression accrue de la part du président des Etats-Unis Donald Trump, qui a exhorté le Venezuela à isoler Cuba en coupant l’approvisionnement en carburant et en fonds qu’il fournit au pays insulaire.
Cuba fustige le « comportement criminel » de Washington
De son côté, le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a vivement critiqué dimanche les Etats-Unis pour leur comportement « criminel » qui menace la paix mondiale, peu après que le président américain Donald Trump ait lancé de nouvelles menaces à l’encontre de La Havane. Dans un message publié sur X, M. Rodriguez a déclaré que Cuba avait le droit absolu d’importer des carburants auprès des marchés disposés à en exporter et de développer des relations commerciales sans ingérence ni soumission aux mesures coercitives unilatérales imposées par les Etats-Unis. Il a affirmé que les Etats-Unis se comportaient comme une puissance hégémonique criminelle et incontrôlée qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère, mais dans le monde entier. Plus tôt dimanche, M. Trump avait suggéré que Cuba devrait conclure un accord avec Washington. « IL N’Y AURA PLUS DE PETROLE NI D’ARGENT A DESTINATION DE CUBA – ZERO ! Je leur suggère vivement de conclure un accord, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD », a déclaré M. Trump sur sa plateforme de réseaux sociaux Truth Social. « Cuba a vécu, pendant de nombreuses années, grâce à d’importantes quantités de PETROLE et d’ARGENT en provenance du Venezuela », a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont lancé une opération militaire de grande envergure contre le Venezuela aux premières heures du 3 janvier, capturant par la force le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse. Cette agression contre le Venezuela a suscité une condamnation et des préoccupations à l’échelle mondiale. A la suite du raid militaire américain contre le Venezuela, M. Trump a déclaré que « Cuba est quelque chose dont nous finirons par parler » et a mis en garde le président colombien Gustavo Petro, l’appelant à la prudence.
R. I./Agences














































