L’ambassadrice américaine revient, au terme de sa mission diplomatique de près de quatre ans en Algérie, sur les relations historiques, denses et riches, marquées par des perspectives prometteuses, entre deux pays qui se vouent, mutuellement, un respect profond.
L’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, a affirmé que la coopération bilatérale entre Alger et Washington, notamment dans les domaines économique et sécuritaire, vise à consolider la stabilité régionale et à renforcer la lutte contre le terrorisme. S’exprimant à la presse à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre de sa visite d’adieu marquant la fin de sa mission en Algérie, la diplomate américaine a salué la solidité des relations entre les deux pays. Elle a estimé que celles-ci sont « fortes, en constante évolution et fondées sur le respect et l’amitié ». Convaincue du potentiel de partenariat entre Alger et Washington, Mme Moore Aubin a souligné que les deux pays sont capables de « réaliser beaucoup ensemble », assurant que le travail engagé dans le cadre des relations bilatérales se poursuivra. Évoquant plus particulièrement la coopération sécuritaire, elle a indiqué que les États-Unis et l’Algérie « œuvrent au développement de leurs capacités communes afin de renforcer la stabilité régionale et de lutter contre le terrorisme ». Elle a également évoqué les autres domaines de coopération bilatérale entre les deux parties, à l’instar des échanges culturels, éducatifs et agricoles, ainsi que le secteur de l’Énergie. À cette occasion, Mme Moore Aubin a dit avoir exprimé au président de la République sa gratitude pour le grand honneur qui lui a été fait en tant que représentante de son pays et pour le travail accompli avec lui et avec le Gouvernement algérien, une expérience qu’elle a qualifiée d’ «édifiante et de fructueuse ». Elle est revenue aussi sur la période durant laquelle elle avait exercé en Algérie en tant que vice-cheffe de la mission américaine, affirmant que «c’est véritablement un pays exceptionnel par la richesse de sa culture et la générosité de son peuple ». La diplomate a, par ailleurs, évoqué l’histoire commune entre les États-Unis et l’Algérie, soulignant qu’il s’agit d’ «une histoire ancienne et riche, constituant un stimulant et une base solide pour nos relations », s’arrêtant particulièrement sur l’année 1795, date de la signature par les deux pays du Traité de paix et d’amitié, aux termes duquel ils sont convenus de se traiter mutuellement « avec respect et considération ». Dans ce sillage, elle a rappelé la célébration organisée il y a quelques mois à l’occasion du 230e anniversaire de la signature de ce document, avant d’évoquer la date du 5 juillet 1962, lorsque les États-Unis d’Amérique figuraient parmi les premiers pays à avoir reconnu l’Indépendance de l’Algérie. L’ambassadrice est revenue également sur l’année 1981, lorsque l’Algérie a joué, a-t-elle dit, «un rôle de médiation efficace et déterminant », contribuant de façon substantielle à la libération de 52 diplomates américains pris en otage à Téhéran. « Ce sont là quelques exemples de l’histoire commune riche et ancienne qui nous unit, et nous continuerons d’œuvrer de concert pour rendre nos deux pays plus sûrs, plus forts et plus prospères », a-t-elle conclu.
Sarah O.













































