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ÉLU, PAR LE MÉDIA US ‘’PASSBLUE’’, DIPLOMATE DE L’ANNÉE : Une juste consécration pour Bendjama (*)

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Le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU Amar Bendjama vient d’être élu diplomate de l’année par les lecteurs du média indépendant américain « PassBlue » à la suite de son sondage d’opinion annuel pour désigner les personnalités onusiennes qui ont marqué l’année 2025. Au-delà du fait qu’elle est une juste reconnaissance pour le diplomate qu’est M. Bendjama, cette consécration est un hommage rendu à la diplomatie algérienne et son mandat fort remarquable au Conseil de sécurité de l’ONU du 1er janvier 2024 jusqu’au 31 décembre 2025. Le média américain a précisé, dans son article, que M. Bendjama « a particulièrement défendu la cause palestinienne » déclarant sans détour à ses collègues et au monde entier, par exemple, qu’à Ghaza: « ce que nous voyons n’est pas une guerre, c’est une annihilation, non seulement des personnes, mais de la vie elle-même ». Il faut rappeler que le soutien à la cause palestinienne constitue un principe fondamental et M. Bendjama a été la voix des sans voix, « les enfants palestiniens », dont les cris de supplication ont été délibérément étouffés par l’entité sioniste et ses soutiens et les médias mainstream occidentaux. L’histoire des débats au sein du Conseil de sécurité, comment le représentant de l’Algérie à l’ONU a fissuré la chape de plomb sous laquelle Israël et ses soutiens, occidentaux et arabes normalisateurs avant de la faire voler en éclat quand il a exhibé devant l’assistance les photos d’enfants palestiniens morts sous bombes durant la guerre contre Ghaza. Il avait ému l’assistance, au point où même la traductrice de l’administration du Conseil de sécurité avait fondu en larmes.  M. Amar Bendjama, en diplomate chevronné a su déjouer les pièges tendus par Israël, durant la présidence de l’Algérie du Conseil de sécurité. En fin diplomate, il avait rabroué le représentant de l’entité sioniste qui lui reprochait dans un point d’ordre, de ne pas citer l’Algérie quand il l’invitait à prendre la parole. Impassable, le diplomate algérien l’avait bien refroidi en le laissant terminer sa remarque puis en lui assénant : «  la présidence du Conseil de sécurité passe la parole au représentant d’Israël ». Avec une finesse consommée, il a évité de mettre la diplomatie algérienne dans la gêne, elle qui ne reconnait pas l’entité sioniste et qui aurait pu faire le jeu d’Israël s’il avait donné la parole à son ambassadeur au nom de l’Algérie. Ce coup de maître avait été d’ailleurs salué en son temps et des vidéos montrant l’échange avaient été largement relayées sur les réseaux sociaux. La diplomatie algérienne avait réussi à peser de tout son poids pour introduire des amendements dans les textes de résolutions concernant la Palestine et le Sahara occidental, avait conduit à l’inscription de nouveaux dossiers à l’instar de celui relatif à la situation au Soudan, ce qui a permis aux représentants légitimes de ce pays de dénoncer pour la première fois l’ingérence criminelle des Émirats arabes.  Amar Bendjama, qui est né en 1951, a fortement promu la position du groupe arabe sur les Palestiniens et celle du Sud global au Conseil de sécurité de l’ONU pendant le mandat de deux ans de l’Algérie, qui se termine le 31 décembre 2025. Utilisant le siège de l’Algérie en tant que membre élu au milieu d’une géopolitique de plus en plus dure, il a particulièrement défendu la cause palestinienne, décrivant sans détour à ses collègues et au monde, par exemple, qu’à Gaza, « ce que le monde est en train de vivre n’est pas une guerre mais plutôt une annihilation non seulement des personnes mais de la vie elle-même ». Des mots forts qui avaient permis de fissurer le front qui était sous influence de la rhétorique israélienne qui présentait le génocide qu’elle perpétrait à Ghaza comme de la légitime défense et une guerre contre le terrorisme. Le média américain a également désigné le Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) , Philippe Lazzarini comme « Personnalité onusienne de l’année 2025″. Cet organisme subit aujourd’hui de véritables pressions américano-sioniste, qui l’accusent de complicité avec le Hamas, malgré l’enquête indépendante réalisée par l’Onu qui a démenti ces allégations. Ce diplomate suisse dirige l’UNRWA depuis 2020. Il a conduit l’agence à travers la plus grave crise de ses 76 ans d’existence, devenant l’un des défenseurs les plus visibles de l’ONU pour des millions de réfugiés palestiniens », alors que 309 membres du personnel de l’UNRWA ont été tués durant la guerre génocidaire sioniste à Ghaza. À noter que PassBlue couvre, de près, les relations entre les États-Unis et les Nations unies, les questions relatives aux femmes, aux droits humains, au maintien de la paix et d’autres enjeux mondiaux. Le média est notamment présent aux États-Unis, au Canada et dans plusieurs autres pays à travers le monde.
Slimane B.

ERRATUM
Nous avons commis, dans l’édition du mercredi 31 décembre 2025, la malencontreuse erreur de publier le mauvais texte concernant l’article intitulé « Une juste consécration pour Bendjama ». Nous republions aujourd’hui la bonne copie de l’article (*).

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