À l’approche de la CAN, Anis Hadj Moussa réalise un début de saison tonitruant avec Feyenoord : 7 buts, 3 passes décisives et une influence croissante dans le jeu. Un rendement XXL qui relance un débat brûlant autour de la sélection algérienne : le capitaine rotterdamois peut-il désormais prétendre à une place de titulaire sur le flanc droit, poste longtemps réservé à Riyad Mahrez ?
Feyenoord a signé, dimanche soir, une victoire solide sur la pelouse de Telstar (1-2), et une nouvelle fois, Hadj Moussa en a été le grand artisan. Impliqué sur les deux réalisations, l’ailier algérien a confirmé qu’il traverse l’une des meilleures périodes de sa carrière. Sa saison n’en finit plus d’impressionner : 7 buts, 3 passes décisives, un leadership affirmé et une régularité qui lui permettent d’aborder la CAN avec une confiance exceptionnelle. Dès la 25e minute, il éclaire la rencontre d’un geste précis dont il a le secret. Sur son flanc droit, il repique, se met sur son pied gauche et dépose un ballon en cloche parfaitement dosé dans la surface. Ueda contrôle et frappe, provoquant la faute défensive qui envoie le ballon dans les filets. Une action initiée et pensée par Hadj Moussa, révélatrice d’une lecture de jeu qui s’affine semaine après semaine. Le second acte lui offre l’occasion de confirmer son statut. À la 63e minute, servi par Timber, il enchaîne un crochet sec puis une frappe chirurgicale dans le petit filet. Un geste fluide, maîtrisé, qui rappelle pourquoi il est devenu l’arme offensive n°1 de Feyenoord. Au-delà des chiffres, son influence dans le pressing, son volume de course et sa capacité à éclairer les transitions soulignent une progression spectaculaire. Cette montée en puissance tombe à point nommé pour les Verts. Depuis le début de saison, Hadj Moussa coche toutes les cases du joueur prêt pour la scène continentale : régularité, efficacité, maturité et responsabilité. Devenu capitaine en club, il endosse un rôle que peu d’ailiers assument avec autant d’aplomb.
La question qui agite les supporteurs
Et c’est ici que le débat se déplace vers la sélection. Sur le flanc droit, Riyad Mahrez reste une légende du football algérien, un joueur capable d’un éclair à tout moment et d’un leadership naturel. Mais ses derniers mois, marqués par un rythme moins soutenu, ont ouvert la voie à une réflexion que Petković ne pourra ignorer. Hadj Moussa, quant à lui, affiche une dynamique inverse : explosivité intacte, état de forme étincelant, et surtout des chiffres qui parlent pour lui (7 buts, 3 passes). Le sélectionneur suisse se retrouve face à un dilemme que toute nation en transition connaît : privilégier l’héritage ou accompagner l’émergence d’un nouveau cadre. Techniquement, Hadj Moussa offre une intensité et une verticalité qui correspondent parfaitement aux exigences d’un tournoi comme la CAN. Tactiquement, il peut aussi devenir la pointe haute d’un pressing que Petković souhaite densifier. Loin de s’improviser remplaçant de Mahrez, l’ailier de Feyenoord semble aujourd’hui s’imposer comme une option crédible, peut-être même incontournable, tant son football respire la confiance et la constance.
Reste à savoir si Vladimir Petković suivra la dynamique du moment… ou s’il misera sur l’expérience d’un symbole national.
Mohamed Amine Toumiat













































