L’ouverture de la conférence internationale sur les crimes de la colonisation en Afrique s’est ouverte, hier, au CIC, à Alger, avec quatre interventions de haut niveau. Il s’agit des allocutions de Téte António, ministre des Relations extérieures de l’Angola et Président en exercice du Conseil exécutif de l’Union africaine, de Bankole Adeoye, Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité (PAPS), Président-représentant de la Commission de l’UA, d’Eric Phillips, Représentant de la Région des Caraïbes et d’Ahmed Attaf, ministre d’État et ministre des Affaires étrangères de l’Algérie.
Selon le programme prévisionnel de cette événement africain majeur, le premier jour a été ponctué par une session ministérielle de haut niveau. Elle a été ouverte par le Président du Parlement panafricain, Fortune Charumbira, sur le Thème : « De la reconnaissance à la codification : la criminalisation du colonialisme en droit international. » Cette session vise à examiner les impératifs politiques et juridiques de la reconnaissance du colonialisme comme un crime de droit international, et à explorer comment les dirigeants africains peuvent faire progresser les efforts de codification au sein des instances multilatérales.
Suivront les Séances thématiques, dont la première traite de l’« Impact humain et générationnel du colonialisme ». Cette séance explorera les conséquences humaines et psychologiques de la domination coloniale, la transmission des traumatismes à travers les générations et les inégalités sociales persistantes résultant de cet héritage. Une deuxième séance porte sur l’ «Impact environnemental du colonialisme. » Il s’agit d’un panel qui abordera la dégradation environnementale et les dommages écologiques causés par les pratiques d’extraction coloniales et les essais nucléaires, en soulignant leur impact durable sur les écosystèmes africains et les communautés locales.
Le deuxième jour de cette conférence, soit aujourd’hui, les participants vont poursuivre les sessions thématiques. À commencer par celle (une troisième) intitulée « Exploitation économique et dépossession structurelle » et laquelle vise à analyser les impacts économiques à long terme de l’exploitation coloniale, notamment l’extraction de richesses, les relations commerciales inéquitables et les structures de dépendance qui persistent aujourd’hui. Ensuite, il y aura une quatrième et dernière séance sur la « Spoliation culturelle et effacement identitaire. » Cette discussion vise à examiner la destruction et le vol du patrimoine culturel, la suppression de l’identité africaine et la lutte continue pour la restitution et la préservation des artefacts pillés.
Au menu de ce deuxième jour, il y a également une « Séance plénière sur les voies juridiques et les cadres institutionnels d’un Mécanisme de l’UA pour réparer les injustices historiques. »
Cette séance, expliquent les organisateurs, explorera les fondements juridiques et institutionnels nécessaires pour faire progresser la démarche de l’Afrique en matière de réparations et de justice historique. Elle examinera la possibilité d’établir un Mécanisme de l’Union africaine pour les réparations en tant que cadre continental permettant de coordonner les efforts en faveur de la restitution, de l’indemnisation et de la préservation de la mémoire collective africaine.
Enfin, cérémonie de clôture de cette conférence sera couronnée par l’adoption de la « Déclaration d’Alger ». Cette session consolidera les conclusions des deux jours de délibérations et adoptera formellement la Déclaration d’Alger, qui sera présentée au prochain Sommet de l’Union africaine prévue en février 2026 comme feuille de route pour la criminalisation du colonialisme.
M. R.












































