L’Algérie a dépassé l’objectif de couvrir plus de 80 % de ses besoins nationaux en médicaments par la production locale.
Ce constat, a été établi par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans un message lu en son nom par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, lors de l’ouverture de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments, organisée, jeudi, au Centre international de conférences (CIC). Le président Tebboune a affirmé à ce propos, que « l’Algérie a choisi de faire de l’industrie pharmaceutique un secteur stratégique à priorité nationale dans le cadre de la réalisation de la sécurité sanitaire », notera également que « l’Algérie abrite plus d’un tiers des entreprises pharmaceutiques du continent africain ». « Sur 649 usines en Afrique, environ 230 se trouvent en Algérie, en plus de plus de 100 nouveaux projets en cours de réalisation ». Il a également mis en exergue que « sur les 4 500 médicaments enregistrés en Algérie, 3 300 sont produits localement, couvrant 80 % des besoins du marché national ». En effet, cette conférence de trois jours, (du jeudi à demain samedi), a vu la participation de 15 pays représentés par leurs ministres, dont l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Ethiopie, le Rwanda, la Tanzanie, le Zimbabwe, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Angola et l’Ouganda, en sus de 700 participants et de 400 experts. A noter que, cet événement est piloté par le ministère de l’Industrie pharmaceutique et le ministère de la Santé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et ce, dans le but de renforcer la coopération africaine dans le domaine de la production locale de médicaments et de dispositifs médicaux, à travers des partenariats solides garantissant aux peuples du continent l’accès au médicament, à la santé et au développement.
« Atteindre 55% de LA production locale africaine d’ici 2035 »
Dans son allocution prononcée à cette occasion, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a souligné que cette conférence constituait une « occasion unique de partager l’expérience algérienne dans le secteur pharmaceutique, qui a connu un tournant décisif depuis la création, en 2020, du ministère de l’Industrie pharmaceutique ».
Ajoutant que, « cette initiative a permis de renforcer la souveraineté sanitaire et de répondre aux défis posés par les crises sanitaires mondiales, notamment la pandémie de Covid-19 ». Selon Kouidri, « l’industrie pharmaceutique nationale occupe une place stratégique dans l’économie algérienne, générant richesses, investissements et valeur ajoutée sociale et économique, tout en offrant de nouvelles opportunités d’emploi, en particulier pour les jeunes diplômés dans les domaines liés à la production, à la distribution et à la qualité des médicaments et des technologies de santé ».
Le ministre a mis en avant aussi « l’importance de l’innovation locale, avec la production de médicaments auparavant importés, incluant des traitements anticancéreux, des insulines et des hormones et l’ambition de développer la fabrication de vaccins et de matières premières pharmaceutiques ». Ce dernier a présenté la vision de l’Algérie pour l’avenir, visant à faire « passer la production locale africaine de 5% à 55% d’ici 2035 », en renforçant la coopération continentale, le transfert de technologies et le partage des connaissances afin de garantir l’accès aux médicaments et de renforcer la sécurité sanitaire régionale et mondiale.
L. Zeggane












































