Accueil ACTUALITÉ SAISON ESTIVALE : Les autorités s’attaquent à l’anarchie dans les plages

SAISON ESTIVALE : Les autorités s’attaquent à l’anarchie dans les plages

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Les services du ministère du Tourisme et de l’Artisanat sont depuis plusieurs jours sur le même pas de danse, dans la préparation de la saison estivale prochaine, qui débutera dans quelques jours. C’est en tout cas ce à quoi œuvrent actuellement les autorités publiques.

Intervenant sur les dispositions prises par la tutelle pour la saison estivale 2023, le conseiller du ministre du Tourisme et l’Artisanat, Nabil Melouk, a souligné que le secteur du tourisme, en collaboration avec le Premier ministère et celui de l’Intérieur, a pris de nouvelles dispositions visant à « améliorer l’accueil et la prise en charge des vacanciers et des visiteurs, et organiser l’exploitation des espaces touristiques », tout en affirmant que « des mesures pour exploiter les plages dans le strict respect de la loi ont été prises, afin de contrecarrer fermement les pratiques qui attentent à la tranquillité des estivants ». Selon le responsable, la priorité cette année a été donnée aux détenteurs des droits d’exploitation, lesquels « exploiteront leurs espaces d’après des règles précises, loin de toute anarchie », notant que « les droits d’exploitation des plages seront octroyés à des opérateurs qui paieront leurs taxes, et qui apporteront une valeur ajoutée à leurs prestations ». Et d’ajouter qu’« une adduction ouverte a été lancée pour l’octroi de concession et d’exploitation des plages, en application des instructions du Premier ministre et conformément à la réglementation en vigueur ».
Concernant la délimitation entre les espaces soumis aux prestations des privés et les plages à l’accès libre, le cadre du ministère du Tourisme a annoncé que « des supports  d’informations  seront affichés à l’entrée des plages ». D’un point de vue sécuritaire, Melouk a expliqué que « L’ouverture des plages se fera selon des critères bien étudiés, qui détermineront si oui ou non telle plage peut être fréquentée par les touristes ». L’essentiel, pour Nabil Melouk, que toutes les plages, qu’elles relèvent des espaces privés ou libres, « seront dotées de toutes les commodités nécessaires pour le bien-être des plagistes ».
Appelant à « lutter contre l’exploitation anarchique des plages et toute tentative d’atteinte à la sécurité des estivants », il a insisté notamment sur « l’impératif de prendre des  mesures fermes à l’encontre des contrevenants ». S’exprimant sur le rôle attribué aux autorités compétentes, à savoir les services de wilaya et les APC, l’intervenant a fait part de la création « d’une commissions de wilaya chargée de superviser toutes ces opérations ». Pour ce qui des compétences de l’APC, le porte-parole a poursuivi en affirmant que « Des moyens matériels et financiers importants ont été accordés aux communes pour garantir la bonne organisation des plages. Des directives ont été également données aux élus locaux pour améliorer l’accueil et la propreté au niveau des plages et des lieux publics. Abordant les tarifs qui seront fixés par ces opérateurs privés, au moment où il est devenu de coutume que les vacanciers désirants profiter d’une journée à la plage doivent s’acquitter d’un ticket de parking et louer un parasol, des chaises, une table etc. le responsable des activités touristiques au sein du ministère a précisé qu’ils seront établis en fonction des coûts d’investissement de ces privés.
« Certains opérateurs ont investi dans des matériels modernes, comme cela se fait à l’étranger, il est donc normal qu’ils puissent rentabiliser ces coûts. Plusieurs établissements proposent des prix compétitifs, alors que d’autres misent beaucoup plus sur une qualité plus coûteuse. C’est légitime, car certains établissements ne sont rentables que durant ces quatre mois de l’année », a indiqué Melouk.
Assurant que les pouvoirs publics s’attellent à promouvoir davantage les investissements, afin de développer les capacités d’accueil, l’intervenant a déclaré que les établissements hôteliers au niveau des côtes atteint les « 100 000 lits, répartis sur les 924 hôtels dont disposent actuellement les 14 villes côtières, sans compter 40 nouveaux établissement en cours d’exploitation ».
Hamid Si Ahmed 

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