Le ministère palestinien de la Santé a annoncé hier que sept personnes ont été martyrisées et 17 autres blessées au cours des dernières vingt-quatre heures, à la suite de frappes sionistes sur la bande de Ghaza. Ce bilan vient s’ajouter à une situation humanitaire déjà dramatique, où les opérations de secours et de récupération des victimes sont rendues extrêmement difficiles par la destruction des infrastructures et le manque de ressources médicales.
Parmi les martyrs figure Amal Hamad Al-Shamali, journaliste de 46 ans et correspondante de Radio Qatar. Elle a été victime d’un bombardement visant des tentes de déplacés à Al-Zawaida, au centre de Ghaza. Le Forum des journalistes palestiniens a dénoncé une « nouvelle attaque contre la vérité et ceux qui portent son message », qualifiant cet acte de crime de guerre et de violation flagrante du droit international humanitaire. La mort d’Amal Al-Shamali survient de manière tragique le jour de la Journée internationale des femmes, soulignant la vulnérabilité particulière des femmes palestiniennes, et en particulier des journalistes, dans ce conflit. Le même bombardement a coûté la vie à deux adolescentes : Nour Saleh Al-Shallafah, 17 ans, et Salsabil Anwar Faraj, 12 ans. Dix autres civils ont été blessés. La veille, quatre Palestiniens avaient déjà été martyrisés dans différents incidents, dont trois lors d’une frappe sur la ville de Ghaza et un jeune homme abattu à Beit Lahia, au nord de l’enclave.
Un bilan global qui s’alourdit
Depuis le 7 octobre 2023, Ghaza vit un enfer. Les forces sionistes ont violé le cessez-le-feu par des frappes aériennes, des tirs d’artillerie et des tirs à balles réelles. La population civile paie le prix fort. Le bilan est dramatique. 648 morts, dont 200 enfants, 85 femmes et 22 personnes âgées. 1 721 blessés, dont 518 enfants et 343 femmes. Chaque chiffre raconte une tragédie. Chaque chiffre représente une famille brisée. Le journalisme palestinien est également touché. Depuis octobre 2023, 261 journalistes ont été tués. Une période noire pour la liberté d’information et l’histoire du journalisme contemporain. Ceux qui documentent la réalité tombent eux-mêmes victimes de la guerre. Depuis le 7 octobre, la violence ne cesse de croître. 72 133 Palestiniens ont été tués et 171 826 blessés. Les hôpitaux croulent sous les victimes. Ces dernières vingt-quatre heures, sept morts et dix-sept blessés supplémentaires ont été enregistrés. Mais de nombreux corps restent coincés sous les décombres ou sur les routes, inaccessibles aux secours. Même après la suspension partielle des hostilités le 11 octobre, la situation reste catastrophique. 17 728 blessés depuis cette date. Les équipes de secours ont récupéré 755 corps, mais la violence et la destruction massive ralentissent leur travail. Les hôpitaux sont saturés. Manque de médicaments, de matériel, de moyens pour soigner. Les médecins et infirmiers travaillent au bord de l’épuisement, dans des conditions extrêmes. Les ambulances peinent à atteindre les victimes. Chaque minute compte, chaque retard peut coûter une vie. La population civile vit dans la peur constante. Les infrastructures détruites limitent l’accès à l’eau, à l’électricité et aux services de base. Les familles tentent de protéger leurs enfants et leurs aînés, mais le danger est omniprésent. Les rues et bâtiments dévastés témoignent du chaos. La communauté internationale regarde. Les appels à la protection des civils se multiplient. Mais les frappes continuent, semant mort et désolation. Les chiffres ne suffisent pas à raconter la douleur, les familles brisées, les vies interrompues. Chaque jour à Ghaza est une lutte pour survivre. Chaque instant est une course contre la mort. Les enfants, les femmes, les personnes âgées sont exposées à la violence et aux souffrances. La guerre ne fait pas de distinction. Les plus vulnérables sont toujours les plus touchés. La crise à Ghaza appelle une intervention humanitaire urgente. La protection des civils doit devenir une priorité. Mais pour l’instant, le sang continue de couler, et la population endure des conditions insoutenables. À Ghaza, la guerre ne s’arrête jamais.
La résistance palestinienne dénonce des « massacres »
Le mouvement palestinien de résistance a accusé l’armée sioniste de commettre de « terribles massacres» contre les civils. Son porte-parole, Hazem Qassem, a dénoncé une «grave escalade» et une «violation flagrante» du cessez-le-feu, affirmant que le soutien américain à l’entité sioniste encourage la poursuite des opérations militaires. Il a appelé les médiateurs internationaux à intervenir pour mettre fin aux attaques, lever le blocus sur Ghaza et faire respecter le droit international humanitaire.
La population civile au cœur du drame
Au-delà des chiffres, ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd. Les bombardements visent des zones densément peuplées, des camps de déplacés et des infrastructures vitales. Les habitants de Ghaza vivent dans une situation humanitaire critique, marquée par le manque de nourriture, d’eau potable, de soins médicaux et d’abris sûrs. La bataille se joue autant sur le terrain que dans la narration des événements : chaque camp tente d’imposer son récit, tandis que les civils restent pris au piège dans cette bande de territoire méditerranéen.
LA communauté internationale interpellée
La mort d’Amal Al-Shamali et de centaines d’autres civils relancent le débat sur la protection des journalistes et des populations en zones de conflit. Le Forum des journalistes palestiniens appelle les institutions médiatiques et les organisations internationales à intervenir pour protéger les journalistes et engager des poursuites contre les responsables. La communauté internationale est une nouvelle fois confrontée à la question de son rôle : rester spectatrice ou agir pour mettre fin à une spirale de violence qui, jour après jour, creuse le fossé entre les peuples et fragilise davantage la paix.
M. Seghilani












































