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2 mars 2024
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54 000 nouvelles inscriptions au CNRC : la course au commerce continue

Plus de 54 000 nouvelles inscriptions au registre du commerce ont été enregistrées à fin juillet 2014, portant le nombre total des opérateurs, ayant un registre du commerce, à 1 732 848 commerçants, contre 1 678 791 à fin 2013, a-t-on appris hier samedi auprès du Centre national du registre du commerce (CNRC). «L’évolution des inscriptions entre janvier et juillet s’explique notamment par les facilitations introduites ces dernières années au profit des opérateurs économiques, notamment ceux des différents dispositifs de création d’activités économique, surtout le dispositif Ansej», a précisé le directeur du registre du commerce au CNRC Mohamed Slimani. Du bilan dévoilé par ce responsable, il en ressort que sur les 1 732 848 commerçants inscrits au registre du commerce à l’échelle nationale, il y a eu 1 579 731 immatriculations recensées en personnes physiques et 153 117 constituées en personnes morales ou sociétés. La wilaya d’Alger caracole à la tête du nombre des commerçants avec un total de 222 404 registres du commerce, dont 171 331 inscrits en personnes physiques et 51 073 personnes morales (entreprises). Oran vient en seconde position avec 81 458 registres, suivie de Tizi-Ouzou (73 547 registres), Sétif (72 526 registres) et de Béjaïa (60 426 registres), précise le CNRC. Le même responsable au CNRC considère que les wilayas du Sud connaissent une très faible densité en matière d’opérateurs économiques avec 4 855 commerçants seulement à Tindouf, 4 896 à Illizi, 9 069 à El-Bayedh et 13 689 à Tamanrasset. Concernant les radiations des registres du commerce, le CNRC a enregistré 58 848 cas entre janvier et juillet, dont 54 621 radiations qui concernent les personnes physiques et le reste, soit 4 227 cas, sont des personnes morales. Le responsable du CNRC explique officiellement que ces radiations sont dues essentiellement à «des cessations d’activités, des changements d’activités ou encore des décès». Concernant le registre du commerce électronique, il a été enregistré quelque 60 030 nouvelles inscriptions, dont 48 602 personnes physiques et 11 428 personnes morales (entreprises), depuis le 14 juin 2014.

Alger vient en tête des nouvelles inscriptions avec un total de 19 296 registres du commerce électronique délivrés, suivie d’Oran (2 404 registres) et de Sétif (2 295 registres).Tout d’abord ayant été limité à la seule ville d’Alger, le coup d’envoi de la généralisation de l’opération du registre du commerce électronique avait été donné, rappelle-t-on, en juin dernier à Tipaza, tel qu’initialement prévu par l’ex-ministre du Commerce, Mustapha Benbada. Voici pour la dépêche telle que répercutée par l’agence d’information APS. Cependant, il n’en demeure pas moins que le commerce en Algérie est un secteur qui constitue un casse-tête pour les pouvoirs publics et, pour le commun des citoyens, un souci de premier plan. Dans l’optique de l’adhésion en cours du pays à l’OMC et des rounds de négociation qui n’en finissent pas, la plupart de ceux qui ont eu en charge la gestion du secteur ont eu à recevoir leur part de critiques et ont, tour à tour, dû rendre le tablier. L’actuel locataire du département, Amara Benyounès, a du pain sur la planche. À commencer d’abord par la disponibilité des produits de large consommation, dont la dernière crise en date, celle du lait pasteurisé en l’occurrence, a fait la manchette des journaux et fait autant jaser l’opinion publique que désarçonner le chef de famille. En second lieu, vient le diktat du monopole, dont continue à souffrir le marché national, et une mercuriale capricieuse qui ne semble nullement ni obéir à la loi de l’offre et de la demande ni suffisamment confortée par les subventions, colossales, il faut le reconnaître, offertes par l’État-providence. Une politique budgétivore qu’une opinion décriée voudrait voir cesser. Enfin, les statistiques du CNRC n’évoquent pas du tout le circuit du commerce informel ou encore les activités saisonnières, qui sont légion en Algérie, qu’empruntent bon nombre de nos compatriotes aux abords des routes ou qui encombrent les marchés institutionnels. Mais ceci est un tout autre débat.
Mohamed Djamel

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