Wali de bouira

Visites du wali à travers la wilaya de Bouira : Inaugurations, remises de clefs, raccordements et pose de la première pierre

Les visites du wali à travers la wilaya se sont poursuivies pendant plus d’une semaine, porteuses d’espoir et de solutions aux problèmes posés dans chaque commune et chaque daïra, de Sour El-Ghozlane à Guerrouma, de Souk El-Khémis à M’chedellah, en passant par Aïn Bessem et Haïzer, les activités de ce responsable qui a enchainé inaugurations, remises de clefs et d’ODS, raccordement au gaz et à l’eau potable et pose de la première pierre ont été nombreuses et diverses.

Elles s’inscrivent globalement dans les festivités ayant marqué le premier novembre. Tout en étant attachés à ses déplacements, nous nous sommes tenus d’en rendre compte dans leurs moindres détails, l’objectif étant de donner un aperçu sur le bilan de ces dernières années et de nous permettre de saisir la dynamique à l’œuvre dans tous les secteurs de la wilaya.

Un hôpital psychiatrique
Par un jeudi clair et chaud comme on en voit qu’en cette saison, le cortège wilayal se met en route en direction de la ville des gazelles. Les journalistes venaient tout juste de fêter leur journée (c’était mardi dernier) et heureux, gazouillent à comme des oiseaux en l’absence de ces derniers. Durant tout le parcours, en effet, nous n’avons pas entendu un seul gosier pépier. Et pourtant tout le long du chemin de wilaya 127, la nature est sauvage, si l’on excepte les deux usines de part et d’autre de la route : la cimenterie et l’usine de détergents. Le fait qu’on n’entende pas un seul chant d’oiseau, un seul rapace (buse, épervier ou faucon) dans le ciel immaculé.
Mais nous voilà à Sour El Gohzlane, cette ville où les vestiges romains parlent plus fort que tous les projets réalisés à ce jour. Par la route de Médéa, nous contournons la ville et arrivons sur une butte où se dresse un imposant édifice. C’est un hôpital psychiatrique de 150 lits abritant pour le moment 66 malades. Il pourrait devenir à l’avenir un établissement régional selon la directrice de la santé et de la population. C’est devant une foule enthousiaste venue l’accueillir que le wali a prononcé un mot de circonstance avant de procéder au gente inaugural. Il a de façon toute symbolique mis un arbre en terre dans l’enceinte de cette structure spécialisée. Sa venue dans l’antique Auzia qui en période coloniale le prestigieux nom d’Aumale a coïncidé avec la Journée nationale de l’arbre. Nous apprenons qu’en cette seule journée 2 200 ont été plantés. La visite a permis aussi d’honorer le moudjahid, mort en 1996, qui a donné son nom à cet établissement spécialisé. Le wali qui participe à cette campagne de reboisement a pu se mêler à la population et tout en plantant son arbre a pu échanger beaucoup avec la population qui trouvant là une occasion unique a saisi cette opportunité pour porter à sa connaissance un grand nombre de ses doléances. Un peu plus tôt, un groupe de citoyens s’est formé sur la gauche de l’établissement pour interpeller pacifiquement le wali en criant en chœur : « Monsieur le wali, daignez-nous regarder, nous sommes victimes d’injustice. »
Mais pourquoi, tout au long de son intervention, le responsable de l’ODJ qui a commenté chaque action de cette visite au micro s’est cru tenu de prononcer Ghizlane et non Ghzlane ? C’est le nom officiel de cette ville. Ghizlane est un mot emprunté au jargon architectural qui veut dire : meurtrières, trous pratiqués dans le mur qui consiste pour le soldat de tirer tout en restant derrière le mur. Les fortifications de la ville sont de date récente ; elles appartiennent à l’école coloniale, alors que le nom arabe doit remonter à l’arrivée des Arabes en Algérie.
A la bibliothèque centrale, le soir, vers 18 heures, une opération de distribution a permis de remettre 2 226 clés aux bénéficiaires présidée par le wali et en présence du ministre du chargé du logement auprès de l’APN. Une première et une deuxième opération a permis de distribuer 814 Logements sociaux et plus de 1 000 autres logements. Au total, d’ici la fin de l’année, il sera procédé à 7 000 logements sociaux.

Dix terrains de jeux
La situation météorologique n’a pas évolué d’un iota. Le ciel est gris, mais sans pluie et si le vent est faible, il est vif. Plus que jamais, on pense à l’hiver. Mais nous voici, ce samedi matin, dans ce quartier, Ouhab Slimane, à l’est de Bouira. A cause du froid sans doute, les gens restent chez eux, calfeutrés. Le directeur de l’ODJ a beau s’égosiller au micro pour détailler l’opération qui a motivé la sortie du wali en cet endroit, rien n’y ait fait. Les fenêtres sont restées fermées. Les détaillant, il fait savoir que la commune de Bouira vient de bénéficier d’une importante enveloppe pour la réalisation de 10 terrains de jeux Cette enveloppe estimée à dix milliards de centimes est issue d’un montage financier auquel la wilaya participe à hauteur de 6 milliards et la commune de Bouira à hauteur de quatre milliards. Le tableau d’affichage parle de 12 projets. Le wali a procédé séance tenante à la remise des dix décisons de services (ODS). La même opération comprend le réaménagement de 7 terrains de jeux et l’inscription de 5 autres. Le wali qui au terme de cette visite a animé un point de presse a mis l’accent sur la volonté de l’Etat de faire du sport et des activités connexes une priorité. Il a par ailleurs indiqué que cette opération au lancement de laquelle nous venions d’assister ce matin pourrait se renouveler pour toutes les communes désireuses d’avoir de telles structures sportives pou peu qu’elles souhaitent mettre la main à la poche conformément au montage financier retenu.

Une polyclinique
à Guerrouma
Le temps est affreux, ce dimanche matin. Pluie et vent se sont relayés tout au long de notre trajet qui nous a conduits de Bouira à Guerrouma. La nature est belle et vierge et beaucoup d’endroits. Nous sommes très éprouvés par les 32 km de montagne et par la route tout en virages, tout en lacets qui tantôt grimpe au dos d’une colline, tantôt se précipite au fond d’un ravin. La vue est superbe, mais vertigineuse quand le regard sonde un précipice. Pourtant à flanc de montagne, nous remarquons de belles maisons et de belles routes qui courent dans tous les sens. Ici, malgré la sauvagerie du paysage et son relief tourmenté, le progrès a fait son entrée. Les routes, les écoles, les salles de soins, l’eau, l’électricité, le gaz et même l’internet permettent à la population de se fixer et de se sentir en rapport direct et constant avec le monde civilisé.
C’est dans cet esprit que le wali est arrivé ce matin dans cette commune au nord-ouest de Bouira. Les habitants ont l’air heureux. La vue du wali n’a pas provoqué de mouvements de protestation ou de colère. Juste un simple réflexe de curiosité. L’inauguration d’une polyclinique dans cette commune dans les montagne illustre la volonté de l’Etat de tout offrir pour que le citoyen ne manque de rien. En plus, nous apprenons que cette structure qui dispose de six médecins, de deux dentistes et de deux sages femmes est équipée pour fonctionner H24. Elle a été baptisée du nom de la martyre Abida Khaoukha. D’une des fenêtres d’un bureau, nous contemplons un moment le fameux barrage de Maala. Un élément du personnel nous met en garde contre l’humidité qui rend les conditions difficiles pour les personnes souffrant d’asthme. En cas d’évacuation, prévient-il encore, c’est la route de Tablat qui est préconisée. Cette ville qui n’est qu’à 12 km est en plus desservie par une route en bon état. Pendant le route, c’est elle que nous empruntons pour rentrer. Des ces monts dits Zbarabr, nous avons l’impression d’être de plain pied avec Djurdjura, sur notre gauche. Le temps continue à être exécrable. Une vraie journée d’hiver.

322 foyers raccordés
au gaz à Aïn Bessem
Au village Chellala, dans la daïra de Aïn Bessem, à la limite de Souk El Khémis, le vent est frais et fort ce lundi matin. C’est dire si l’atmosphère est glaciale. Les gens ont sorti non leurs parapluies, puisqu’il ne pleut pas en dépit des gros nuages qui fuient dans un ciel où luit un soleil pâle, mais leurs manteaux ou leurs cachabias. Le raccordement au gaz qui a concerné 322 foyers s’est effectué à partir de l’école Kermia Saïd. Le wali a profité pour visiter une classe préparatoire où la maitresse donnait un cours de dessin dans un climat de studiosité. La cantine où en ne servait que des repas froids jusqu’alors, a retenu son attention en ce sens qu’elle a recruté un cuisinier diplômé. Ce sont quelque 240 bénéficiaires qui prennent leur repas chaud désormais. Le wali a ensuite rencontré une famille exclue du bénéficie de cette mesure sociale à cause d’une opposition, le réseau passant sur une propriété privée et promis de s’en occuper.
Poussant sa visite jusqu’à Souk El Khémis, il a visité une unité de protection civile. Mais il s’est accordé une halte plus longue à l’abattoir de Bouira, demeuré à l’arrêt depuis cinq ans et qui a subi pour plus de 23 milliards d’euros une opération de rénovation achevée en mai et qui va permettre de doublé sa capacité de production.

Une polyclinique
à Saharidj
L’épisode orageux a pris fin et le temps s’est remis au beau ce mardi matin dernier. Le wali qui poursuit sa série de visites inscrites dans le cadre des festivités du 1er novembre, a jeté son dévolu cette fois sur la région est de la wilaya. Comme le cortège arrive à Raffour, il se heurte à une manifestation. Ce sont des élèves exclus du lycée qui revendiquent leur réintégration. Le wali a promis d’étudier leur cas et de décider avec le directeur de l’éducation de ce qu’il y aurait à faire pour chacun d’eux conformément au règlement en vigueur. A Saharidj, il a inauguré une polyclinique pour 24 000 habitants et s’est offert un bain de foule à cette occasion. Même accueil chaleureux à Chorfa où il a inauguré une salle Omnisport de 500 places et assisté à une exhibition d’arts martiaux exécutés par de jeunes athlètes de haut niveau. Poursuivant son périple sous un soleil quasi printanier, il a inauguré l’échangeur qui relie Ath Mansour au PK 87 à la pénétrante de Béjaïa sur 100 km.

De l’eau pour Haizer
Pour clore cette série de visites dont il est aisé de montrer le lien avec la commémoration de ce grand événement qu’est le premier novembre, le wali a choisi ce mercredi matin la daïra de Haïzer. A mi chemin sur cette double voie, le cortège s’arrête.
Là, à côté, se dresse un réservoir de 1000 m3 et une bâche de 300 m3 pour quelques 9000 habitants. La mise en service de ce réseau a aussitôt été effectuée. Après quoi, le wali est retourné à Bouira où il a posé la première pierre pour deux établissements scolaires : un CEM de 13 classes et trois logements de fonction et un lycée de type 800/200.
Omar Soualah et Ali D.