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Usine algérienne de Peugeot PSA : Le projet verra le jour courant 2017

Beaucoup a été dit sur le projet de l’usine algérienne de montage de véhicules du constructeur automobile français, Peugeot PSA.

Certains parlent de blocages alors que d’autres préfèrent avancer un processus de négociation entre le gouvernement algérien et les responsables de Peugeot où chaque partie veille à préserver ses intérêts. Annoncé, pourtant, en grande pompe par les deux parties, le projet de l’usine algérienne de montage de véhicules de Peugeot a été renvoyé aux calendes grecques, laissant place à toutes les interprétations au retard que connait l’aboutissement de ce projet. Toutefois, la visite qu’à effectuée le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, mercredi passé à Alger, a apporté des éléments nouveaux concernant ce projet. Ainsi, cette fois-ci c’est le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui s’est exprimé sur le sujet. Il a affirmé que ce projet est presque finalisé, et devrait être concrétisé durant l’année en cours. «Durant les prochains mois, nous allons signer un accord portant création d’une société mixte entre Peugeot PSA et des partenaires algériens publics et privés, et ce une fois que nous aurons assaini la situation de l’industrie automobile en Algérie», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français Bernard Cazeneuve. «Le projet Peugeot Algérie est presque finalisé et il verra le jour au courant de cette année», a-t-il soutenu. Abdelmalek Sellal l’avancée de ce projet qui demeure otage de négociation entre les deux parties, à telle enseigne que les doutes commencent à s’emparer de l’opinion publique concernant sa concrétisation. Toutefois, la réalisation de cette usine est tributaire de l’assainissement de l’industrie mécanique nationale. Lors de cette conférence de presse, le Premier ministre a également fait le bilan de l’activité de l’usine Renault d’Oran depuis son entrée en production fin 2014. Selon Abdelmalek Sellal, l’usine Renault d’Oran est arrivée à produire 60.000 unités. En parlant de l’assainissement de l’industrie mécanique en général et celle de l’automobile en particulier, Abdelmalek Sellal veut rappeler à l’ensemble des acteurs du secteur l’impératif d’assurer un certain taux d’intégration national que les termes du cahier de charges établis par le ministère de l’Industrie et des mines ont clairement défini. La polémique soulevée récemment sur les réseaux sociaux concernant l’usine Tahkout manufacturing company (TMC) de montage de véhicules Hyundai a remis au goût du jour la capacité des concessionnaires automobiles à réaliser un taux d’intégration national tel qu’exigé dans le cahier des charges régissant l’activité des concessionnaires automobiles. D’aucuns estiment que le développement de l’industrie mécanique est tributaire du développement d’un réseau de sous-traitants. Or, à l’heure actuelle, des fournisseurs de pièces de rechanges étrangers hésitent de s’installer en Algérie, adoptant une position de wait and see. Mais il y a un début à tout et l’industrie automobile nécessite du temps pour se développer. Toujours au chapitre de la sous-traitance, il convient de signaler qu’une convention de la Sous-traitance sera organisée au Sheraton d’Oran le 27 avril prochain. Beaucoup de concessionnaires automobiles prendront part à cet événement qui demeure incontournable pour les acteurs du secteur.
Hacène Nait Amara