Meubles

Une aubaine pour les menuisiers pour promouvoir leur savoir-faire : Interdiction d’importation de meubles en bois

Une longue liste de produits d’importations, dont les meubles en bois, vient d’être interdite, si l’on se fie à la note envoyée par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers, l’Abef, aux banques commerciales.
Ainsi, il ne sera plus désormais permis d’importer les meubles en bois, mais aussi les tapis, les robinets, le granit fini, les produits rouges et autres farines de céréales.
Mais ce seront surtout les menuisiers qui vont trouver matière à ouvrage. Alors que les produits d’ameublement locaux étaient délaissés pour les mêmes produits importés, plus esthétiques, plus tape-à-l’œil ou moins onéreux, voilà que cette interdiction tombe à pic pour mettre les produits de fabrication locale en valeur, puisqu’elle sera la seule disponible. La liste des meubles interdits d’importation comporte une large gamme : meubles incrustés, meubles de bureaux, matériels de classement, tables, meubles en bois utilisés dans les chambres à coucher, ensemble chambres à coucher, lits, armoires à linge, etc.
Depuis des années, les meubles en bois de bureaux, de chambre à coucher, canapés et autres meubles de cuisines, ne trouvent plus preneurs, ou en trouvent rarement. Les gens trouvent moins cher en produits importés, même si c’est du « toc », du synthétique ou du tape-à-l’œil.
On ne parlera pas des meubles de valeur, fait d’ébène ou autre bois de haute qualité, dont les prix restent exorbitants, mais on parlera des produits importés de qualité médiocre au plan de la qualité, mais qui « présentent » bien, et font florès chez les jeunes couples et les ménages. Cette liste de meubles en bois interdits est de ce fait une aubaine pour les menuisiers qui vivaient une sorte de récession de leur fabrication. On mettait beaucoup de temps pour pouvoir écouler une marchandise destinée à être vendue dans un laps de temps plus court, ou alors, on orientait carrément ces meubles vers les villes de l’intérieur du pays, où les gens sont plus près de la production locale et moins séduits par le tape-à-l’œil général des grandes agglomérations urbaines.
O. F.