GPL

Un objectif d’atteindre 500 000 véhicules à l’horizon 2021 : Le GPL, le carburant de demain !

Annoncée des plus rudes, l’année 2018 aura permis un espoir aux automobilistes pour amortir leurs dépenses. La solution GPL pointe à l’horizon. Autrement, le Gaz de pétrole liquéfié représente aux yeux de l’État la meilleure alternative pour parer à la flambée des prix sur les carburants traditionnels. Mieux encore, le GPL est économe et est aussi propre à la consommation et moins polluant sur l’environnement.

C’est du moins ces avantages multiples qui ont poussé le gouvernement à y accorder un intérêt d’avenir. Ainsi, l’accélération du processus de sa généralisation pour assurer une large disponibilité de ce produit sur l’ensemble du territoire national a été inscrite dans ses objectifs à moyen terne. Appelant à «la nécessité» d’équiper 500 000 véhicules à l’horizon 2021, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, a donné ce dimanche, lors d’une visite effectuée dans la wilaya de Mascara, un délai de 15 jours aux responsables de Naftal pour «élaborer un plan national pour l’élargissement du parc automobile roulant au gaz de pétrole liquéfié (GPL)». Ainsi, ce délai a été accordé aux dirigeants de cette entreprise publique pour élaborer «un plan précis» portant sur «les centres de transfert et l’implication d’entreprises privées dans l’opération pour rattraper le retard accusé à cause du rythme lent de la reconversion d’utilisation de l’essence ou du gasoil vers le GPL». Axées sur les avantages écologiques de ce carburant, ces instructions, ordonnées par le premier responsable du secteur énergétique, entendent abaisser la barre de la consommation du gasoil et de l’essence, dont les coûts de production sont faramineux à l’État. Ils coûtent cher au consommateur et polluent l’environnement. Cette démarche, à un niveau exogène, rentre dans le cadre des engagements de l’Algérie à réduire les émissions des gaz pollueurs à l’environnement.
Ainsi, l’ambition des pouvoirs publics portent sur la reconversion, au GPL, de 30% du parc automobile à motorisation essence en 2030. Mais pas dans l’immédiat, référence faite à la consommation locale en matière de carburants. Actuellement, le pays consomme plus de 15 millions de tonnes de carburant routiers, dont quelques 350 000 tonnes de la consommation du GPL, concentrés sur 260 000 véhicules s à ce jour. Dès lors, ce chiffre demeure très inférieur par rapport à l’objectif visé, celui d’atteindre 145 000 véhicules par an à partir de 2019. La démarche est en marche en tout cas. Car, à rappeler dans ce cadre, qu’au cours de l’année passée, la Société nationale des produits pétroliers (Naftal) et l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) ont signé, une convention pour encourager la création de micro-entreprises spécialisées dans la conversion de véhicules carburant en mode GPL.
Mohamed Amrouni