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UN ENGOUEMENT DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS POUR L’ACHAT DE LIVRES : Le SILA 2018 reçoit les jeunes lecteurs

Le Salon international du livre (SILA), qui se déroule à la SAFEX, vit déjà son 11ème jour. Il a été marqué par près de 600 000 visiteurs/jour venus de différentes wilayas du pays et même de l’étranger, outre le personnel du corps diplomatique.
Un déplacement à la rencontre du livre, évènement culturel tant attendu, chaque année, et cette fois-ci, on notera la participation de 970 maisons d’édition algériennes et étrangères, offrant aux lecteurs de nouvelles publications et titres de tout genre, très riche. Parmi ces variétés de livres présentées au SILA, celui destinée aux jeunes enfants et adolescents n’a pas trouvé de difficultés à trouver sa place, dans les stands de bon nombre de maisons d’édition. Rencontré sur place, Firas El Djarmani, des éditions Dar El Kitab El Arabi (le livre arabe : Ndlr), Dar EL Tifl (maison de l’enfant : Ndlr), nous a parlé de la présence ininterrompue des enfants à cet évènement culturel, affichant un air de satisfaction, qui résume que le livre a encore sa place entre les mains des enfants et même des adolescents.
Notre interlocuteur nous a expliqué le travail et les efforts que consent la maison d’édition, notamment dans la préservation de la filière de publication du livre d’enfant, au sein des Éditions, Dar El Kitab El Arabi, à travers Dar el- Tifl, spécialisée dans la littérature enfantine. Précisant que «malgré la propagation de la technologie et les outils informatiques» dans nos sociétés, notre interlocuteur fera remarquer que «l’enfant algérien est présent à ce Salon international du livre, et s’intéresse aux ouvrages», tout en indiquant, «plus particulièrement, les contes et histoires», inspirés de notre patrimoine culturel ainsi que mondial, et ce dans les trois langues (arabe, française et tamazight). «On remarque qu’il y’a un engouement des enfants pour l’achat de livres» nous dit-il, notamment des contes, des récits historiques sur les prophètes et aussi, a-t-il ajouté «des différentes encyclopédies consacrées au monde des animaux.»
Dans le même contexte, Firas El Djarmani a mis l’accent sur «l’engagement nécessaire des maisons d’édition» pour que le livre consolide sa place, dans la vie quotidienne de l’adulte comme de l’enfant, comme ce fut le cas par le passé, et pour y parvenir il faut miser «sur l’enracinement de la lecture chez l’enfant». «Il faut attirer le petit lecteur», selon lui, à travers des publications comportant des thèmes et des sujets «attractifs et à but éducatif, en lien avec son univers». Et pour se faire, la plus grande tâche incombe au secteur de l’éducation, lequel est le plus, précise-t-il, «habilité à le faire» à travers les programmes destinés aux écoliers et collégiens, pour que le livre soit le compagnon sûr de l’enfant, dans son éduction. Plaidant, dans ce sens, «la reprise de la séance de la lecture en classe et en incluant le résumé par les élèves des livres qui leur sont proposés à lire», ce qui développera sans aucun doute, les capacités d’écriture, pour faire émerger les nouveaux, Yasmina Khedra, Kateb Yacine, Assia Djebbar, Tahar Outtar, Garcia Marquez et tant d’autres.
Zahia Guerni