CNRC

Un dixième représente des personnes morales : Près de 2 millions d’opérateurs du commerce

Le secteur du commerce compte près de 2 millions d’opérateurs, dont 10% seulement sont des personnes morales. C’est du moins ce qu’a affirmé, hier, au forum du journal El- Moudjahid, le directeur général du Centre national du registre du commerce (CNRC), Mohamed Slimani. Fraîchement installé à la tête du CNRC, le DG a exprimé son satisfecit quant aux efforts consentis afin de faciliter les procédures qui visent à permettre aux opérateurs économiques de s’orienter vers le formel. Alors que les chiffres relatifs au commerce informel en Algérie sont effrayants, le DG du CNRC s’est réjoui de la croissance du nombre d’inscrits qui avoisine les 2 millions d’opérateurs. «L’Algérie compte plus de 1,912 million d’opérateurs inscrits au registre du commerce à fin mars 2017 composés de 1,735 million activant sous le statut de personnes physiques et 176 717 en personnes morales (entreprises)», a fait savoir le DG qui note les personnes morales, pour des raisons culturelles, ne représentent que 10% de l’ensemble des inscrits. Plus loin dans son exposé, le responsable a indiqué que par catégorie d’activités, les personnes physiques exercent, en premier lieu, dans la distribution de détail et de gros et dans les services alors que les entreprises activent beaucoup plus dans les services, la production de biens et l’importation. Par ailleurs, il dira que cette hausse est le fruit des multiples mesures de facilitation des procédures de délivrance, dont essentiellement l’allégement des dossiers à fournir. Ainsi, il se félicitera que la délivrance du document est passée de 2 mois à moins d’une semaine dans certaines antennes, ou la demande est moins importante.

PLUS D’IMPORTATEURS QUE D’EXPORTATEURS

S’agissant du commerce extérieur, l’hôte du forum a noté que celui-ci comptait 43.417 opérateurs au 31 mars 2017, composés de 41.788 importateurs et de 1.629 exportateurs dont, 379 personnes physiques et 1250 morales. Interrogé, sur le nombre de sociétés étrangères de droit algérien inscrites, il dira que celles-ci sont au nombre de 12.669, dont 10.321 personnes morales et 2.348 personnes physiques. Pour ce qui est des modifications dans la nature des activités, Mohamed Slimani a noté que cette pratique est très répandue durant le mois du Ramadhan. En chiffres, il dira que 93.850 opérateurs ont changé d’activité au cours de l’année 2016. Toutefois, il rappellera que l’activité commerciale est « libre » et le CNRC ne peut empêcher quiconque de pratiquer l’activité qu’il désire. 106 298 RADIÉS EN 2016 De surcroît, appelé à donner des détails quant au nombre de radiés du registre, au cours de l’année écoulée, l’intervenant a précisé qu’ils étaient 106 298 opérateurs à demander à être radiés, et ce, pour un problème de rentabilité. En effet, tout en précisant que l’acte de radiation est «volontaire» de la part de l’opérateur, Mohamed Slimani a fait savoir que l’Université de Bab Ezzouar à Alger a entamé une étude, en étroite collaboration avec le CNRC afin de connaître le taux de mortalité des entreprises. «Les résultats de cette étude seront dévoilés dans les prochains jours», a-t-il indiqué à cet effet. Abordant la question du registre du commerce électronique (RCE) mis en place en mars 2014, le même responsable a fait savoir que le nombre global des opérateurs détenteurs de RCE s’est établi, à fin 2016, à 530 895 composés de 456 533 personnes physiques et de 74 362 personnes morales. D’ailleurs, il s’est félicité que le document ait contribué à la réduction de la falsification du registre du commerce. «L’opération a été lancée avec succès. Il s’agit d’un registre infalsifiable grâce à un logogramme intégré dans ce document », a-t-il précisé. Questionné sur le nombre de registres du commerce falsifiés, Slimani a estimé que le lancement du RCE avait participé «efficacement» dans la lutte contre ce genre de pratique frauduleuse, tout en évitant de la qualifier de « phénomène». «Depuis 2014 nous n’avons identifié qu’une vingtaine de registres falsifiés», a appuyé Mohamed Slimani, en soulignant que ces cas de fraude concernent, généralement, les registres des activités de distribution de gros et de détail.

Lamia Boufassa