BADJI CAID ESSEBSI

UN DEUIL DE TROIS JOURS DÉCRÉTÉ PAR LE CHEF DE L’ÉTAT EN ALGÉRIE : Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, n’est plus

Le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a décrété un deuil national de trois jours à compter de jeudi, suite au décès du président tunisien Béji Caïd Essebsi, survenu jeudi dernier, a indiqué un communiqué de la présidence de la République. «Suite au décès du président de la République tunisienne, feu Béji Caïd Essebsi, le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a décrété, jeudi 25 juillet, un deuil national de trois jours jusqu’à samedi 27 juillet 2019», souligne le communiqué de la Présidence.

«En cette douloureuse circonstance, le chef de l’État a ordonné la  mise en berne du drapeau national sur tous les bâtiments officiels et départements gouvernementaux départements ministériels durant cette période».
Le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a adressé un message de condoléances suite au décès du président tunisien Béji Caïd Essebsi dans lequel il a salué le parcours du défunt, son militantisme dans les mouvements tunisien et maghrébin de libération et ses efforts dans l’édification de son pays après l’indépendance. Dans un message de condoléances adressé au président de la République tunisienne par intérim, Mohamed Ennaceur, au Premier ministre tunisien et à la famille de Caïd Essebssi, Bensalah a affirmé que «la disparition du défunt est une épreuve pour la Tunisie, l’Algérie, le Maghreb arabe et la Nation arabe toute entière».
«C’est avec une profonde tristesse et une grande affliction que j’ai appris le décès du président de la République tunisienne, un ami cher dont la disparition est une épreuve pour le peuple tunisien frère, le Maghreb arabe voire la Nation arabe toute entière, notamment l’Algérie dont le peuple et le gouvernement partagent votre peine et votre douleur et qui fait sienne chaque larme versée par les frères en Tunisie tout comme le sang et les larmes des Algériens et des Tunisiens se sont entremêlés à Sakiet Sidi Youssef et en d’innombrables lieux à la frontière commune durant la Guerre de libération», a écrit le Chef de l’État dans son message.
«Le défunt restera gravé dans la mémoire des Algériens qui n’oublieront jamais ses positions pionnières en faveur de la Révolution algérienne et sa défense en Tunisie et à l’extérieur. Il demeurera pour eux un des brillants dirigeants dont les actions et les positions ont fait l’unanimité, grâce à l’expérience, à la pondération et à la clairvoyance qui le caractérisaient», a ajouté Bensalah.»C’est véritablement une grande épreuve qui touche la Tunisie et notre région dans cette conjoncture historique difficile, eu égard aux soubresauts et aux événements majeurs que vivent notre région et le monde arabe», a poursuivi le chef de l’État.
«Avec beaucoup de patience et d’endurance, le défunt n’a cessé de lutter, depuis les années 50 du siècle dernier, au sein des mouvements tunisien et maghrébin de liberation, aux côtés des symboles de l’émancipation arabe et de l’humanité, en subissant la tyrannie et l’arrogance de l’occupant.
R. N./APS