Derbal Bedoui

Transparence des prochaines élections : L’examen politique du gouvernement

Après la convocation, par le président de la République, du corps électoral, le Gouvernement est à pied d’œuvre et tente de réunir tous les ingrédients pour réussir les locales du 23 novembre prochain. Chez la HIISE, l’heure est plutôt à la formation de ses cadres avec la programmation de sessions régionales au profit de ceux sur lesquels pèse la responsabilité de veiller sur la probité et la crédibilité du processus électoral.

La toute récente étape, l’installation de la commission nationale chargée de la préparation et l’organisation de ce rendez-vous électoral. Présidée par le Premier ministre, cette commission regroupe les ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, de la Justice ainsi que les Services de sécurité. À moins de trois mois du scrutin, il est temps en effet d’arranger les choses sachant que les Locales demandent une organisation méthodique en mobilisant l’administration et les moyens logistiques y afférents.

Révision du formulaire des parrainages
Le dernier Conseil des ministres, réuni mercredi dernier à l’occasion de l’adoption du plan d’action du Gouvernement, a mis en avant l’engagement de l’Exécutif pour une bonne organisation des prochaines Locales. Objet de critiques de plusieurs partis politiques après les Législatives 2017, l’administration entend introduire des rectificatifs sur les formulaires de collecte de signatures. Pour l’administration, ce problème ne risquerait pas de se poser cette année après que le département de l’Intérieur ait annoncé la mise en place de permanences au niveau des communes et leurs annexes pour faciliter la légalisation des formulaires de parrainage en trait avec l’élaboration des listes de candidatures. Outre la prorogation des heures de travail dans les enceintes locales.
En parallèle, l’opération de la révision exceptionnelle des listes électorales, qui a débuté le 30 août dernier, se poursuivra jusqu’au 13 septembre courant. Les citoyens âgés de 18 ans révolus le 23 novembre 2017 et non-inscrits sur les listes électorales sont ainsi invités à demander leur inscription sur la liste électorale de leur commune de résidence. Les locales prochaines seront le deuxième test pour la Haute Instance indépendante de Surveillance des Élections après les législatives du 4 mais, où plusieurs réserves ont été émises par des partis politiques. Dans un souci de plus de transparence, l’administration entend donner un cadre plus formel pour permettre de recevoir les recours des représentants des partis au cours du processus. Pour ce faire, une nouvelle loi relative au régime électoral a été adoptée, et lequel texte permettrait aux représentants des candidats d’exercer leur droit de contrôle des opérations de vote à toutes les étapes et de consigner leurs contestations et autres recours dans les procès-verbaux de dépouillement des bulletins de vote. Face aux critiques acerbes essuyées par la HIISE, son président justifie cette forme de revers aux limites dans les prérogatives accordées à cette instance. « la HIISE compte s’acquitter de son devoir constitutionnel en matière de protection de la voix du citoyen en vu de consacrer la liberté de choix lors des élections locales du 23 novembre prochain », a-t-il indiqué récemment.

De la formation des cadres de la HIISE
Dans un communiqué publié jeudi dernier, la commission permanente de la HIISE a souligné la «pleine disponibilité»  de l’ensemble de ses permanences au niveau national quant à la réception des saisines et les plaintes en prévision des prochaines élections locales. Après avoir dénoncé par le passé « l’ignorance de la loi par nos partenaires politiques », le président de la HIISE a annoncé l’organisation de quatre rencontres régionales de formation ; à Mostaganem et Skikda (le 10 septembre) et El-Oued et Alger (le 13 septembre).
Encadrées par des membres de la commission permanente de la HIISE, ces rencontres visent à « unifier les positions sur les questions soulevées et permettre aux membres de la HIISE d’accomplir leurs missions dans de meilleures conditions et dans le cadre des lois en vigueur», a-t-on indiqué.
Hamid Mecheri