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Théâtre : Clôture de la 23e édition des Journées théâtrales de Koléa

Un public des grands jours a répondu présent avant-hier jeudi, à la Maison de culture Ahmed Aroua de Koléa à la clôture de la 23ème édition des Journées théâtrales de Koléa.

En guise de cadeau, les organisateurs de ces journées, à savoir les éléments du Mouvement théâtral de Koléa, ont parié en programmant la générale d’un tout nouveau spectacle, œuvre d’un artiste qui monte et qui promet : le jeune Yazid Aouati signe, et pour la première fois, le texte et la mise en scène de «Tayha» (l’égare), une production théâtrale avec en toile de fond, une réflexion sur les vicissitudes de l’existence. Yazid Aouati a fait appel à de nouveaux talents, qui campent les rôles de pensionnaires dans un hospice pour malades mentaux. Le public n’a pas manqué de réagir avec fous rires, applaudissements, et ohé ohé aux jeux des comédiens sur scène. C’est, pour ainsi dire, une symbiose qui s’est installée entre les joueurs de la scène et les spectateurs pendant les 1heure15mn de durée de spectacle.
Les autorités locales finalement ont décidé de se faire représenter uniquement. Cette 23ème édition n’a pu être tenue que grâce à l’entêtement des organisateurs. En effet, au lieu et place que cet évènement soit officialisé -il reste très peu de festivals de ce genre en Algérie-, des contraintes de logistique ne sont pas parvenues à freiner la fougue de Youcef Taouint. Maintenant, il faut compter avec Yazid Aouati et sa smala.
Le défi en vaut, en valait le coup : réconcilier le public de Koléa avec le 4ème art. C’est ainsi que plusieurs représentations à raison de deux par jour ont été présentées. Le public-enfant n’a pas été oublié puisque l’après-midi de mardi dernier leur a été consacrée.
«Beit el ward» (la maison des fleurs», de l’association Mahfoud Touahri de Miliana, «H’mar welaw tar» de Masrah Djadid des Issers (Boumerdès), «Elbes âaqlek» de l’association Fikra de Fouka (w. de Tipasa), «Kwaghit» (feuillets) de l’association El Hara de Bouismaïl, «El ghalia» de l’association Riadh El Ibdaâ de Fouka et «Résidence surveillée» du Mouvement théâtral de Koléa, ont agrémenté, durant près d’une semaine, familles, jeunes, étudiants et chérubins.
Les Journées théâtrales de Koléa ont été tenues, vaille que vaille, dans cette grisaille culturelle ambiante en Algérie. Les organisateurs sont, cependant, parvenus à l’inscrire dans l’agenda de la population locale et l’agenda des troupes de théâtre amateur qui activent encore.
En un mot, les Journées théâtrales de Koléa sont devenues une tradition dans le monde du spectacle. Une trentaine d’artistes, entre metteurs en scène, comédiens et techniciens, ont été formés à l’école du Mouvement théâtral de Koléa.
Correspondance particulière
Djamel Mohamed