Syrie

Syrie : 23 morts dans un attentat kamikaze

Au moins 23 combattants rebelles ont été tués et des dizaines d’autres blessés, vendredi, dans un attentat kamikaze dans le sud de la Syrie, près de la frontière jordanienne, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Selon l’OSDH, le kamikaze a fait sauter une ceinture d’explosifs dans une base utilisée par Jaish al-Islam (L’armée de l’islam) près du poste-frontières de Nasib. «La plupart des 23 rebelles tués faisaient partie de Jaish al-Islam. Des dizaines sont blessés, dont 20 dans un état grave», a déclaré le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahman. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais des jihadistes liés au groupe Etat islamique (EI) se sont déjà attaqués aux rebelles dans le sud de la Syrie. Le poste-frontières de Nasib, appelé Jaber côté jordanien, se trouve dans la province de Daraa, conquise par des groupes rebelles en avril 2015. La rébellion syrienne a débuté dans la province de Daraa, en mars 2011, avec de grandes manifestations appelant au départ du président Bachar al-Assad. Déclenché en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie et opposant initialement armée et rebelles, le conflit en Syrie est devenu plus complexe au fil des années. Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
600 000 personnes sont rentrées chez elles depuis le début de l’année
Par ailleurs, plus de 600.000 Syriens déplacés sont rentrés chez eux au cours des sept premiers mois de l’année 2017, a indiqué vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon un rapport publié par l’OIM et ses partenaires, 84% des personnes qui sont rentrés chez elles avaient été déplacées en Syrie, les 16% restant étant revenus de Turquie, du Liban, de Jordanie et d’Iraq. L’OIM et ses partenaires estiment que 27% des personnes qui ont décidées de rentrer chez elles l’ont fait pour protéger leurs biens, tandis que 25% ont évoqué l’amélioration de la situation économique dans leur région d’origine et 14% ont cité l’aggravation de la situation économique dans les régions où ils avaient trouvé refuge. La moitié de tous les retours enregistrés en 2016 ont été effectués vers le gouvernorat d’Alep. Le rapport montre que des tendances similaires ont été observées dans les sept premiers mois de 2017. L’étude de l’OIM et de ses partenaires montre également que 97% des personnes revenues dans leurs régions d’origine sont rentrées dans leurs foyers. Environ 83% et 80% des rapatriés ont déclaré avoir respectivement accès à de la nourriture et à des articles ménagers.
L’OIM souligne toutefois que seulement 41% des personnes rentrées ont accès à l’eau et 39% aux services de santé, en raison d’infrastructures sévèrement endommagées par le conflit. Bien que les tendances aux retours augmentent, la Syrie continue de subir des taux de déplacement élevés. Les retours ont été principalement spontanés mais ils n’ont pas été nécessairement « volontaires, sûrs ou durables », a nuancé l’OIM. En tant que tels, l’agence des Nations Unies pour les migrations considèrent que ces retours ne peuvent actuellement pas être considérés comme une solution durable.