Prison

Surveillance sous «haute technologie» des prisons algériennes

Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, insiste sur l’impératif d’investir dans les technologies modernes et les ressources humaines, notamment dans le volet en lien avec la sécurisation des établissements pénitentiaires, soulignant que la prison de Koléa est dotée de caméra de surveillance de haute définition dotées de fibre optique, pour une sécurisation optimale de leur environnement interne et externe. Cette technologie «sera généralisée à tous les établissements pénitentiaires à l’échelle nationale», a affirmé le ministre à Koléa (Tipaza). Evoquant les applications de l’empreinte biométrique des détenus, Louh a indiqué que «grâce aux techniciens et ingénieurs algériens supervisés par la Direction de modernisation, le ministère de la Justice a réussi à former une équipe technique capable de développer leurs propres applications, au lieu de les acquérir de l’étranger, ce qui est grandement profitable au Trésor». Le Directeur général de la modernisation au ministère de la Justice, Abdelhakim Akka, a précisé dans ce sens, que les applications relatives aux empreintes biométriques des détenus étaient «mises en place par des compétences algériennes. Ces applications nous auraient coûtées 50 millions d’euros si nous les avions achetées de l’étranger», ajoutant que « 4 milliards de dinars ont été économisés en mettant au point des applications liées à des dossiers judiciaires»

Un 8e enfant décédé après avoir été brûlé dans une crèche au Brésil
Un huitième enfant, une fillette de quatre ans, est décédé samedi, trois jours après avoir été aspergé d’alcool puis brûlé vif dans une crèche par le gardien de l’établissement, qui a également tué une enseignante. Le drame qui bouleverse le Brésil a eu lieu, jeudi matin, dans un quartier modeste de Janauba, ville de 70 000 habitants située à 600 km de Belo Horizonte, la capitale de l’État de Minas Gerais (sud-est), quand un gardien de nuit de la crèche a aspergé d’alcool ses victimes avant de mettre le feu à l’établissement. La fillette a succombé à ses blessures samedi matin, ont indiqué les pompiers cités par l’AFP. Le bilan est donc désormais de neuf morts: huit enfants, tous de quatre ans, et leur enseignante de 43 ans qui a cherché à les sauver. L’incendie a également fait une quarantaine de blessés. Samedi soir, vingt-deux d’entre eux, des enfants et des adultes, étaient toujours hospitalisés, selon le journal Folha de Sao Paulo. L’auteur du crime est également mort brûlé. Selon les autorités locales, il souffrait de «problèmes mentaux» depuis 2014. La mairie de Janauba a décrété un deuil officiel de sept jours et le président Michel Temer a exprimé jeudi sa «solidarité envers les victimes de cette «tragédie».

L’ambassade US ne serait pas déménagée à Al-Qods
LLe président américain Donald Trump a confirmé samedi que, contrairement à sa promesse de campagne, l’ambassade américaine en Israël ne serait pas déménagée à Al-Qods avant de tenter de relancer le processus de paix israélo-palestinien. «Je veux donner sa chance (à un processus de paix, NDLR) avant de penser à déménager l’ambassade à Al-Qods», a déclaré Donald Trump dans un show télévisé. «Nous prendrons une décision dans un avenir pas trop éloigné», a poursuivi le président. La Maison Blanche avait annoncé début juin que Donald Trump, qui s’était maintes fois engagé à déplacer la chancellerie américaine dans la Ville sainte, avait finalement repoussé sa décision d’au moins six mois.
Le processus de paix, sur lequel les prédécesseurs de Donald Trump ont échoué, est au point mort depuis le printemps 2014. La communauté internationale n’a jamais reconnu Al-Qods comme capitale d’Israël, ni l’annexion de sa partie orientale conquise en 1967.

75% du miel dans le monde est contaminés par les pesticides
Des chercheurs suisses ont révélé que près de 75% du miel produit dans le monde ont été contaminés par des pesticides qui, s’ils étaient consommés quotidiennement, pourraient constituer un problème à long terme pour la santé humaine, a rapporté le média suisse Swissinfo samedi. L’étude réalisée par l’Université de Neuchâtel, en Suisse, a analysé près de 200 échantillons de miel en provenance de différents continents, à l’exception de l’Antarctique, et de nombreuses îles isolées. Les chercheurs ont constaté que les trois quarts des échantillons de miel analysés présentaient au moins un néonicotinoïde. Parmi les échantillons contaminés, 30% contenaient un seul néonicotinoïde, 45% en contenaient deux ou plus et 10% contenaient quatre ou cinq. Le taux de concentration des pesticides a été le plus élevé dans les échantillons européens, Nord-américains et asiatiques.

L’intelligence artificielle, «menace existentielle» pour le journalisme
L’intelligence artificielle est déjà entrée dans le monde du journalisme, mais son développement promet de bouleverser le secteur avec, à la clef, des opportunités, mais aussi «une menace existentielle», selon une étude publiée samedi par le Future Today Institute. L’étude rappelle que des organisations utilisent déjà l’intelligence artificielle pour écrire des articles à partir de données comme des résultats sportifs ou des informations financières. Selon l’étude, le développement des machines permettra «dans un avenir pas si lointain», de générer, sans l’intervention de journalistes, des articles qui ne se contenteront plus de mettre en forme des données, mais en dégageront une analyse. Mais pour l’institut, créée par Amy Webb, spécialiste des tendances émergentes en matière de technologie, la menace la plus sérieuse vient de l’évolution du rapport des individus à la technologie.

Une armée de 2 600 agents d’attaque face à la corruption
À en croire Mohamed Sebaibi, président de l’ONPLC (Office national de prévention et de lutte contre la corruption), quelque 2 600 agents publics issus de différents départements ministériels ont été formés jusqu’au 31 décembre 2016. Pour une institution publique instituée à l’effet de prévenir d’abord avant de procéder à la répression du phénomène de corruption, la formation de ses effectifs est impérative. Ainsi, le premier cycle de formation s’est focalisé, selon Sebaibi, sur quatre thèmes, à savoir le cadre juridique et institutionnel de la lutte contre la corruption, la transparence de la vie publique, le code de conduite de l’agent public et les récriminations (la répression). Quant aux thèmes prévus dans le 2ème cycle, il s’agit «des risques de fraude dans les marchés publics» et du «contrôle interne». Il sera question dans le premier thème, dédié particulièrement aux membres de commissions des marchés publics de «mettre en exergue toutes les zones de prédilection de risque de fraude dans les marchés publics», alors que le second thème permettra aux participants de développer «une culture préventive dans les différents aspects de l’audit interne et du contrôle de gestion».

Turquie : jusqu’à 15 ans de prison requis pour 11 militants des droits de l’homme
Lans et demi et 15 ans d’emprisonnement pour onze militants des droits de l’homme, pour la plupart interpellés en juillet et accusés de liens avec une « organisation terroriste », selon l’agence Dogan. Parmi les accusés figurent Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie et Taner Kiliç, président de l’organisation en Turquie, ainsi qu’un citoyen allemand et un suédois.
Neuf des militants, dont huit sont actuellement en détention, sont poursuivis pour « assistance à une organisation terroriste armée », tandis que M. Kiliç est poursuivi pour « appartenance à une organisation terroriste », précise Dogan. Le parquet a réclamé entre 7 ans et demi et 15 ans de prison pour les accusés, selon Dogan. M Kiliç a été interpellé en juin, accusé d’avoir utilisé l’application de messagerie cryptée ByLock, qu’Ankara considère comme l’outil de communication privilégié des auteurs du putsch manqué du 15 juillet 2016. Les autorités turques accusent le prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux États-Unis, d’avoir fomenté cette tentative de coup d’État, ce que l’intéressé nie fermement. Les autres militants ont été interpellés le 5 juillet au cours d’un atelier de formation à la sécurité informatique et à la gestion des données sur l’île de Büyükada, au large d’Istanbul. L’Allemand et le Suédois, jugés dans cette affaire, étaient formateurs lors de cet atelier. L’agence Dogan ne précisait pas quelle « organisation terroriste » ils sont accusés d’avoir aidé, cette expression désignant généralement tant les réseaux gulénistes, que les séparatistes kurdes du PKK ou un groupuscule d’extrême gauche, le DHKP-C. Au moment de leur arrestation, Amnesty International avait dénoncé « un effroyable affront à la justice ».