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Sur instruction du président Bouteflika : La promotion des enseignants effective entre 2018 et 2019

Sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé de nouvelles mesures en faveur du personnel du secteur concernant le dossier de la promotion.

Cette décision intervient au moment où le Conseil national des professionnels de l’enseignement ternaire de l’éducation CNAPESTE se prépare à entamer un nouveau mouvement de grève le 9 avril prochain. Intervenant lors d’une conférence de presse à l’issue de sa réunion avec cinq syndicats au siège du ministère, la ministre du secteur Nouria Benghebrit a indiqué que la rencontre de jeudi a permis d’informer le partenaire social d’une série d’instructions ministérielles données sur orientation du président de la République, précisant que ces procédures relatives au dossier de la promotion ont été prises en dépit de la crise, en consécration du principe de l’attachement à la politique de la solidarité nationale et à la justice sociale. Qualifiant ces nouvelles procédures relatives au dossier de la promotion d’importantes, la ministre a souligné qu’il sera procédé durant 2018 et 2019 à la même modalité de promotion suivie durant les années 2015, 2016 et 2017. Elle a ajouté que cette procédure permettra à la commission installée au niveau du ministère composée de représentants des partenaires sociaux, de veiller sur la transition de la promotion sociale au mérite pédagogique. Pour ce qui est de la deuxième mesure, il s’agit de l’application du décret présidentiel promulgué en 2014 qui touchera 8 filières du secteur ainsi que 21 corps sur un total de 28, et 26 grades sur 46. Ces nouvelles procédures constituent un acquis collectif à même de pallier certains dysfonctionnements au niveau du secteur, a estimé Benghebrit, relevant que le statut du directeur d’établissement éducatif ayant le même grade que l’enseignant formateur et l’inspecteur d’éducation dont les rôles seront valorisés en termes de prérogatives. La ministre de l’Éducation a indiqué que la mise en œuvre de ces procédures permettra de restaurer la stabilité au secteur et de consacrer la dignité de plusieurs catégories, affirmant que d’autres revendications ont été débattues avec les syndicats pendant quatre années. À une question sur l’absence de certains syndicats à la réunion, la ministre a déclaré qu’il s’agit d’un malentendu sur lequel les syndicats concernés se sont retirés de la rencontre après avoir appris que la réunion était pour l’annonce des nouvelles mesures et non pas une séance de dialogue pour débattre de certaines revendications, affirmant que le ministère ne cède pas à la surenchère.

Vers le gel de la grève du CNAPESTE ?
Le coordonnateur national du (CNAPESTE), Salim Oualha, a indiqué que la réunion avec la ministre de l’Éducation était non programmée au préalable et a porté sur l’annonce des nouvelles mesures dans différents domaines et plusieurs résultats dont le dossier de promotion qui sera mis en œuvre par décision du président de la République durant 2018 et 2019, au même titre que les trois dernières années. Oulha a ajouté que 45 000 promotions annuelles ont été enregistrées durant les deux dernières années. Il a salué la mise en œuvre du décret présidentiel relatif à la promotion des enseignants de l’enseignement primaire de la catégorie 11 à 12. Pour ce qui est de la décision de grève annoncée par le Cnapeste pour le 9 avril, le même responsable a fait savoir que le Cnapeste est seul habilité à prendre une décision sur l’accord de principe parvenu lors de la réunion de mardi avec le ministère. «Nous soutenons l’intérêt du personnel du secteur», a-t-il dit. De son côté, le secrétaire général du (FNTE), Ferhat Chebbah, a qualifié, quant à lui, les mesures annoncées par la ministre de l’Éducation de bonne surprise, affirmant qu’une grande partie des revendications soulevées depuis 2014 a été satisfaite grâce au président de la République et aux efforts de la ministre de l’Éducation. Étaient présents à cette réunion, le Cnapeste, le FNTE, le FNTE relevant du SNAPAP, le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) et le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement primaire (SNAPEP).
Ania Nait Chalal