Abdelaziz Benali Cherif

Spéculaltions sur les relations algéro-iraniennes : Démenti ferme du MAE

Les relations bilatérales entre l’Algérie et l’Iran ont toujours été marquées par l’excellence, y compris au temps du Shah Reza Pahlavi, pour n’en citer que l’un des faits marquants, l’histoire, entre les deux pays, celui, notamment qui a vu la réconciliation de l’Iran avec l’Irak de Saddam Hussein en 1975, grâce à la médiation algérienne.

à l’avènement de la révolution iranienne, Rouhollah Khomeiny avait sérieusement envisagé de s’installer à Alger avant de regagner triomphalement Téhéran. L’opposition iranienne au Shah était présente à Alger, aux côtés de centaines de mouvements de libération.
Depuis, les relations entre Alger et Téhéran sont au beau fixe et dérangent certains pays qui jettent de l’huile sur le feu et inventent des histoires de divergences qui n’en est trouve pas d’existence, pour créer un fossé entre les deux pays. Mais, cette fois-ci, et à la faveur de l’audience accordée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, au ministre iranien de la Culture, un geste inhabituel s’est enlisé dans le débat. En effet, certains médias iraniens se sont laissés allés à des spéculations tout aussi inutiles que fausses. Ce qui a poussé le ministère algérien des Affaires étrangères a réagir, immédiatement, soulignant que les informations relayées par certaines organes de la presse iranienne sur le contenu de la rencontre du chef de l’Exécutif national avec le ministre iranien en charge de la Culture et de la Guidance islamique, Reza Salehi Amiri, «sont infondées» et les «propos mal-rapportés et non conformes à ce qui a été réellement abordé à cette occasion», a affirmé le Porte-parole du MAE , Abdelaziz Benali Cherif.
Le diplomate national qui répondait à une question sur les informations colportées à ce propos, et lesquels concernent le contenu de cette rencontre, a indiqué: «Il convient de préciser, de prime abord, que les informations relayées par certains medias iraniens sur le contenu des discussions qui ont eu lieu à l’occasion de l’audience qu’a accordée le Premier ministre au ministre iranien de la Culture et de la Guidance islamique, sont infondées et les déclarations mal rapportées et non conformes à ce qui a réellement été abordé lors de cette rencontre qui avait, essentiellement, porté sur l’intérêt que doivent accorder les deux parties, algérienne et iranienne, aux aspects culturels, dans le but de renforcer les liens d’amitié et de coopération unissant les deux pays». Cette rencontre «a été l’occasion pour le Premier ministre d’exprimer le souhait de l’Algérie de voir l’Iran jouer un rôle positif dans sa région et constituer un facteur de stabilité et d’équilibre au Proche-Orient et dans le Golfe arabique», a-t-il souligné. Sur ce volet, «Sellal n’avait pas manqué de mettre en avant la qualité des relations liant l’Algérie à tous les pays arabes dans le Golfe et le Machreq, notamment avec le Royaume d’Arabie Saoudite, pays frère et avait exprimé sa conviction que le dialogue était le seul moyen à même de surmonter les problèmes conjoncturels de l’heure», a poursuivi Benali Cherif. «Le Premier ministre avait affirmé que l’Algérie respectait toutes les religions monothéistes et toutes les doctrines, et souligné la nécessité d’établir des passerelles entre elles», a-t-il ajouté. «La lutte contre le terrorisme figurait également parmi les principaux points abordés par les deux parties lors de ladite rencontre, où Sellal avait réaffirmé la détermination de l’Algérie à poursuivre ses efforts en vue de lutter contre ce fléau et à œuvrer à sensibiliser ses partenaires quant à ses méfaits sur la sécurité et la stabilité internationales, ainsi qu’à la nécessité de mobiliser toutes les capacités possibles en vue de son éradication».
Une déclaration tout en précison, qui ferme la porte à toute forme de spéculation et aux manœuvres de certains pays connus pour leur hostilité à l’Algérie qui veulent d’un côté, nuire aux relations entre Alger et Téhéran et surtout faire croire à une tension entre l’Algérie et l’Arabie saoudite. Pour rappel, lors de sa visite officielle en Iran, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait été reçu, par le Guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei, au lendemain du troisième sommet des pays exportateurs de gaz (FPEG) tenu dans la capitale iranienne. Lors de ces entretiens, les deux parties se sont félicitées de «l’excellence des relations politiques et économiques entre l’Algérie et l’Iran», tout en mettant l’accent sur la nécessité de les développer et de les élargir davantage. En outre, Khamenei a salué «les efforts engagés par l’Algérie pour trouver des solutions aux différents conflits régionaux». Par ailleurs, il a affiché sa satisfaction quant à «la convergence des points de vue de l’Algérie et de l’Iran par rapport aux différents enjeux auxquels le monde islamique fait face aujourd’hui, notamment l’extrémisme et le terrorisme».
Mokhtar Bendib