Sid-Ahmed Ferroukhi

Sid-Ahmed Ferroukhi, tête del iste FLN à Alger : « La Capitale aura droit à un programme spécial »

Intervenant à la veille de la campagne électorale des législatives 2017, devant débuter, aujourd’hui, le candidat et tête de liste du Front de libération nationale (FLN) dans la Capitale, Sid-Ahmed Ferroukhi, a décliné, hier à Alger, les grandes lignes du programme de ce parti par lequel il vise la reconquête de l’électorat. En effet, l’ex-ministre de l’Agriculture a fait part de l’élaboration, outre le programme politique du FLN, un programme «spécial pour la Capitale». Un programme qui, selon lui, œuvre à la «résolution des principales préoccupations» de la population de la Capitale, et lequel aborde «des questions la concernant directement». «Nous avons achevé tous les préparatifs pour la campagne électorale dans les kasmas et les structures de base du parti. Aussi, nous avons ouvert des permanences et mobilisé tous les moyens nécessaires. Nous avons un programme spécifique à la wilaya d’Alger, et nous allons le promouvoir en allant directement chez le citoyen et notamment les jeunes et les femmes que nous considérons d’une base de la société et son avenir. Nous allons sillonner toutes les 57 communes que compte Alger, de même les quartiers populaires», a-t-il promis aux Algérois, à une journée de l’entame de la campagne électorale. Pour ce faire, le FLN a «adopté une vision moderne» pour accompagner les changements de la société et notamment les jeunes qui «disposent d’un autre raisonnement aujourd’hui et qui diffère de celui des générations précédentes», a-t-il expliqué. Ferroukhi a révélé que le parti qu’il représente aux législatives du 4 mai prochain sera aussi visible à travers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram et You tube) du fait qu’ils représentent une plateforme et un moyen utilisé fréquemment par les Algériens. Abordant la question du désintéressement à la chose politique qui semble s’emparer des jeunes, ainsi que le phénomène de l’abstention qui plane en conséquence, Ferroukhi a estimé que «si la paix et la stabilité existent aujourd’hui dans notre pays, c’est parce qu’il y a des acquis politiques». Et de poursuivre, «les gens se demandent à quoi ça sert la politique ?!” Moi, je dis que c’est la politique qui bâtisse les sociétés», a-t-il analysé. La tête de liste de l’ex-parti unique dans la Capitale a expliqué que son parti profitera de la campagne électorale pour ouvrir un débat franc à même de cerner les problèmes et les préoccupations des citoyens et de construire, ainsi, une vision commune, incluant toutes les franges de la société. Un débat, souligne Ferroukhi, qui sera aussi ouvert sur les autres «loin de tout calcul dans la logique de «avec ou contre moi». S’agissant de la liste électorale qu’il dirige, les noms des candidats FLN à Alger ont été rendus publics. Composée de 40 postulants, dont 17 femmes, cette liste représente une moyenne d’âge de 55 ans. Le plus jeune des candidats est une femme avocate de 34 ans. D’autre part, l’on a remarqué la figuration d’ex-ministres, à l’image de Nadia Labidi et Tahar Khaoua, pour n’en citer que les plus en vue. Aussi, et telle que la liste a été présentée par son leader, la famille révolutionnaire, la société civile, syndicalistes, élus aux Assemblées locales et de wilaya, enseignants universitaires, professions libérales, entre autres, sont représentés. Relançant le débat autour des prochaines élections, Ferroukhi insiste et signe que la campagne des législatives sera un «réengagement des candidats» allant dans le sens de la continuation «des réalisations du parti et non pas uniquement de «vains mots», s’est-il-targué de dire. «Le FLN a toujours eu des programmes qui se sont vu concrétisés sur le terrain», allusion faite au programme du Gouvernement, dont la majorité est issue de l’ex-parti unique. À la fin de son discours, Ferroukhi a expliqué que le message que veut véhiculer son parti auprès du citoyen au courant de cette campagne électorale très attendue, devra s’articuler autour de «la nécessité de prendre conscience des défis que s’apprête à affronter le pays», avant d’appeler à un vote massif à l’occasion du rendez-vous électoral du 4 mai prochain.
Hamid Mecheri