Bouira

Saharidj (Bouira) : Les habitants de M’zarir menacés par les éboulements

Plusieurs centaines de villageois habitants encore dans le village M’zrair, à l’extrême-nord du chef-lieu de la commune de Saharidj, à 50 km à l’est de Bouira, continuent de vivre la peur au ventre à cause des chutes de pierres qui menacent leurs demeures depuis de longues années et à un degré plus, depuis la réalisation des travaux de la modernisation de la RN30. En effet, des gigantesques pierres, dévalent, depuis le pic appelé Ich Oumahroum surplombant le village risquent de se détachés à n’importe quel moment. Les 500 habitants de ce village, agglutinés sur le versant Est, du mont Djurdjura et perchés à près de 1200 m. d’altitude, vivent dans des conditions de dénuement et d’angoisse permanente.
«Nous vivons sous une peur permanente, surtout la nuit, car on ne sait quelle direction prendre pour sauver nos familles lorsque nous entendions le fracas des pierres qui chutent», dira un villageois avant de poursuivre par : «Nous n’avons pas où aller, il n’y a que la forêt pour nous réfugier.
Les causes de la cadence infernale de ces chutes de pierres, selon les villageois, sont liées à des facteurs distincts : l’incendie ravageur de l’année dernière qui a décimé la végétation de la colline d’Ich Oumarhoum, d’où fragilisation du sol face aux fortes pluies de ces derniers temps, qui provoquent des éboulements.
«Les arbres et leurs racines qui tenaient les rochers et qui protégeaient le sol du phénomène de l’érosion ont disparu à la suite dudit incendie. Ainsi, on ne voit sur ce pic que des rochers nus menaçant de chuter à tout moment», expliquent des habitants du village. «À chaque averse de pluie ou de la neige, nous constatons que la chute de pierres s’accélère et la colline s’effrite progressivement».
Selon les responsables du comité du village, tous les responsables concernés ont été saisis à propos de cette situation. Plusieurs commissions de wilaya et de la daïra, ont été dépêchées au village à maintes reprises et ont constaté de visus les dégats et les dangers que provoquent ces chutes de pierre. Les décisions de ces commissions étaient à chaque fois  »le lancement d’un projet de construction de 100 logements sur le site dit «Thissighit», tout près du village Ath-Hammad, dans la commune de Saharidj et l’évacuation des familles dans les plus brefs délais.
Cependant, les villageois déplorent les lenteurs entravant le projet depuis le mois d’août 2012, date de la signature d’un procès verbal à l’issue d’une visite de l’une des dernières commissions dépêchées sur les lieux. Soulignons enfin que les habitants du village M’zarir ont exprimé leur mécontentement à maintes reprises allant jusqu ‘à la fermeture du siège de l’APC pour dénoncer ce qu’ils qualifient de ‘’ marginalisation de leur village’’. Dans une plate-forme de revendications remise aux autorités locales, ces habitants exigent une ‘’ prise en charge urgente ‘’ afin de déterrer le dossier de délocalisation de leur village qui est exposé aux chutes de pierre.
Omar Soualah