Benghebrit syndicats

Révision du statut particulier des travailleurs de l’éducation : Les syndicats s’impatientent

Ouvert en 2015, le dossier de révision du statut particulier des travailleurs du secteur de l’Éducation nationale traine toujours. Une situation d’hibernation constatée par les syndicats du secteur qui ont décidé de fixer au 30 novembre prochain un ultimatum au département de Benghebrit pour la réouverture des négociations. Dans le cas contraire, les syndicats menacent d’un retour d’instabilité.

Le manque de volonté de l’administration et son absence dans les différentes réunions de la commission mixte installée depuis déjà 2 ans à l’effet d’étudier les dysfonctionnements qui caractérisent les statuts particuliers des travailleurs, a poussé les syndicats à hausser le ton, selon le secrétaire général du conseil des lycées d’Algérie, Idir Achour. Contacté hier, le représentant du CLA a confirmé que les syndicats comptent, en effet, recourir aux moyens de pression, afin de relancer les négociations pour la révision des SP. À cet effet, un ultimatum valable au 30 novembre a été adressé lundi dernier à la tutelle par l’ensemble des syndicats du secteur, a-t-il fait savoir. Selon lui, depuis l’installation de cette commission en 2015, aucun changement n’a été effectué. « C’est dire combien les représentants du ministère manquaient de volonté », a estimé Idir Achour. Obligés, une seconde fois, à recourir à la pression pour que les choses avancent en ce qui concerne cette question, le SG du Cla particulièrement, n’exclut pas le retour de l’instabilité dans le secteur de l’éducation nationale, dans le cas où la tutelle persiste à remettre la prise en charge de ce dossier aux calendes grecques. En ce qui concerne la conjoncture économique actuelle, Idir Achour, pense que celle-ci n’a rien à avoir avec la révision des statuts particuliers et que les travailleurs n’ont pas à subir les conséquences de cette dernière. De son coté, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, a confirmé que depuis 2 ans et demie « rien n’a été fait ». Il a rappelé que l’installation de la commission mixte est intervenue après plusieurs mouvements de grève de l’alliance de l’époque. Toutefois, rappelle-t-il également, il fallait signer en contre partie la charte d’éthique et de stabilité. Boualem Amoura rappelle aussi que le dossier du statut particulier a été ouvert précédemment, voire en 2008 et 2011. Le SATEF avait proposé en 2011 que les statuts soient basés sur une référence mais cette proposition n’a jamais été retenue, regrette notre interlocuteur. Si les syndicats décident de fixer un ultimatum, aujourd’hui, c’est pour accélérer la cadence, car nous avons beaucoup attendu, a-t-il souligné à ce propos.
Ania Nait Chalal-NB