Hasbellaoui

Revendications des des médecins résidents : Hasbellaoui pèse le pour et le contre

À en croire le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, son département, même en l’absence de réactions à chaud suite au dernier épisode protestataire des médecins résidents, ne manque pas de volonté à l’effet de répondre aux revendications de cette corporation médicale. Ainsi, intervenant dimanche en marge d’une séance tenue avec la commission des Finances et du Budget de l’ANP, Hasbellaoui a réitéré «son engagement à trouver des solutions» aux revendications des médecins résidents. Pour peu, a-t-il indiqué que cela soit «dans le cadre d’un dialogue responsable et constructif».
Le ministre a précisé que les «portes demeurent ouvertes aux médecins résidents», ajoutant que «ce dossier sera pris en charge» et que «tous les points concernant le secteur de la Santé ont été pris en charge». «Nous tenterons de trouver les solutions idoines à tous les problèmes dans le cadre d’un dialogue objectif, constructif et responsable», a-t-il soutenu. Néanmoins, le ministre qui parle ainsi de «tenter» d’apporter des réponses aux préoccupations des protestataires, sait pertinemment que la tâche n’est pas de tout repos. Et pour cause, au risque de chambouler son agenda, Hasbellaoui veut avant tout mettre en œuvre «dans la sérénité totale» son programme de réforme. Un plan d’action, qui faut-il le rappeler, s’articule autour d’une enquête générale en cours à travers tous les établissements hospitaliers du pays ainsi que du projet de loi sanitaire, laquelle demeure en stand-by. Mais, cette feuille de route implique aussi des réponses aux préoccupations plus ou moins immédiates de la corporation médicale. En effet, pour rester dans les revendications soulevées par les médecins résidents, elles sont essentiellement liées aux œuvres sociales, au service militaire et au service civil. S’agissant de la revendication relative à la révision du service civil, Hasbellaoui a estimé que dernier était «plus qu’essentiel», mettant en exergue l’importance de son «adaptation et de son développement à travers l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de l’aspect technique ainsi que la dotation en équipements médicaux pour une meilleure prise en charge des malades». Le ministre a rappelé que le la nouvelle loi sur la santé «contribuera à l’amélioration et au développement de ce service», réitérant son «engagement à l’amélioration et à la promotion de la gestion des établissements hospitaliers pour fournir aux malades une prestation sanitaire de qualité».
R. N.