Messahel

Réunion à Brazzaville du haut comité de l’UA sur la Libye : Messahel en représentant de Bouteflika

Le Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye, s’est réuni, hier à Brazzaville, en présence du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, représentant le Chef de l’Etat.

La rencontre qui s’inscrit dans le cadre des décisions de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA réitérant l’engagement de l’Organisation continentale à aider les parties libyennes doit dégager une feuille de route à la mise en place d’une solution durable à la crise en Libye , au moment ou des pays à l’origine de la crise libyenne , veulent imposer leur solution en écartant l’UA et les pays voisins de la Libye.
La réunion, qui est présidée par le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, s’est penchée sur l’examen de l’évolution de la situation en Libye et a permis de passer en revue les efforts régionaux et internationaux visant au règlement de la crise libyenne. Le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj et le président du parlement élu basé à Tobrouk, Aguila Salah ont accepté de faire le déplacement à Brazzaville. Pour sa part le maréchal Haftar n’y a pas pris part et s’est fait représenter. En plus des parties libyennes, des dix pays du comité de haut niveau de l’Union africaine, les représentants des pays voisins, et de la ligue arabe étaient présents dans la capitale congolaise. Cette troisième réunion du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye à été centrée sur la mise en place des mécanismes de règlement de la crise, sur la base du dialogue inclusif et à la mise en concordance des points de vues pour aller vers la réconciliation nationale et le règlement politique de la crise en Libye. Comme pour rappeler qu’il est incontournable pour les bons offices entre libyens et fort du mandat de L’UA, le Congo a souligné que pour ce qui est de la Libye, il a un « agenda très clair : réconcilier les frères ennemis et ramener la paix dans ce grand pays africain», a indiqué une source officielle congolaise. Un agenda que partage l’Algérie, pays voisin et intéressé au premier plan par le retour de la paix , la stabilité et la prospérité dans un pays frère . C’est pourquoi notre pays n’a cessé de déployer des efforts et des actions diplomatiques pour arriver à cet objectif, alors que des Etats, certains à l’origine de la crise libyenne, ont des stratégies et des calculs pour sauvegarder et imposer leurs propres intérêts. D’où l’importance des efforts déployés par le Comité de haut niveau de l’UA en complémentarité avec les pays voisins de la Libye. Une action conjuguée qui doit être soutenue résolument par la communauté internationale. D’ailleurs et à cet égard le nouvel envoyé du secrétaire général de l’ONU pour la Libye a souligné, la nécessité d’accélérer la mise en place de mesures concrètes pour résoudre la crise en Libye. Il a mis en garde sur la multiplication des initiatives qui risquent de porter atteinte aux efforts déployés pour résoudre la crise mais qui risque de l’amplifier, le pays pouvant tomber dans la guerre civile. Une crise qui risque de s’aggraver au moment ou Desh défait en Syrie et en Irak, veut y transférer ses terroristes avec la complicité de ses sponsors et de pays tiers. Une menace réelle qui pèse lourdement sur la stabilité des pays voisins de la Libye. D’autant qu’en plus de la menace terroriste et faute de règlement en Libye, à très court terme il y a risque de prolifération de trafics en tous genres et notamment celui d’immigrants qui vont déferler en Europe. D’où l’importance d’encourager la médiation de L’UA et de ne pas la torpiller comme on a torpillé sa médiation la veille de l’assassinat de Kadhafi et précipiter la crie en Libye, pour s’accaparer de ses richesses.

M. Bendib