Supermarché

Rentrée sociale, restrictions budgétaires, déchéance du DA… La bourse des Algériens mise à rudes épreuves

Pour la Fédération algérienne des consommateurs (FAC), « le pouvoir d’achat des algériens est mis à rudes épreuves ». La conjoncture économique actuelle ainsi que l’anarchie qui caractérise le secteur commercial, font que la situation soit compliquée;, ce qui se répercute, selon elle, directement sur les moyennes et petites bourses.

Lors d’une conférence de presse organisée, hier, au forum du quotidien El Moudjahid, Zaki Hariz, président de la FAC a, en effet, dressé un constat peu réjouissant de la situation à quelle font face les ménages algériens. Depuis quelques temps, les choses semblent devenir plus compliquée;s notamment pour les petites bourses et ce en raison de la conjoncture économique actuelle, dit-il. Les charges de la rentrée sociale, des fêtes religieuses, les dépenses quotidiennes, ainsi que la flambée des prix de produits de larges consommations ont fait que les bourses soient épuisées, a-t-il souligné. Seulement pour Hariz, les choses vont être plus compliquées après l’entrée en vigueur de la loi de finances 2018 ainsi que le recours au financement non conventionnel qui provoquera une augmentation considérable du taux d’inflation. « Les répercussions vont directement toucher le pouvoir d’achat du consommateur», relève-t-il. Toutefois, la fac reste convaincue que malgré la difficulté de la situation, des solutions existent. La Fédération a appelé, dans ce sens, le ministère du Commerce à renforcer le contrôle dans les marchés de gros notamment celui des fruits et légumes et du bétail car, selon elle, 40% des fruits et légumes ne passent pas par les marchés de gros ce qui explique les prix anarchiquement appliqués sur ces produits. Elle a appelé également à la libération des licences d’importation de certains produits dont le manque commence à se sentir sur les marchés. Cette situation profite aux commerçants qui saisissent l’occasion afin d’afficher des prix plus élevés, a-t-on noté dans ce sens. Il convient de faire de même pour les véhicules, afin que le marché de l’automobile puisse retrouver un certain équilibre, ajoute-t-on. Pour la FAC, il est également temps pour que l’État change sa politique de subvention. Selon le président de cette fédération, les subventions et les aides devraient toucher directement les nécessiteux. Dans ce contexte, elle a préconisé la libération du prix de la baguette de pain, à titre d’exemple, afin de lutter, en premier, contre le gaspillage et surtout encourager la concurrence et améliorer la qualité de ce produit qui est «malheureusement» en nette dégradation. S’agissant du recours au financement non conventionnel, la FAC appelle à réduire la période prévue de 5 ans et d’appliquer cette mesure sur une courte durée seulement afin d’éviter de gros dégâts. S’exprimant, d’autre part, au sujet de l’augmentation que connaitra le prix du carburant, la fédération algérienne des consommateurs estime qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. La hausse est raisonnable, a-t-on déclaré à ce propos. Pour ce qui est par ailleurs de la rentrée scolaire 2017/2018 la fac a noté les difficultés rencontrer par les élèves et leur parents à trouver les manuels scolaires. Elle a noté également la persistance du problème de surcharge des classes, l’absence de transport et de cantines scolaires. Le président de la Fédération souligne avoir saisi la tutelle par écrit afin de prendre en charge tous ces problèmes mais qu’aucune suite n’a été donnée à sa demande. Hariz a appelé le gouvernement à consacrer plus d’attention au secteur de l’Éducation nationale.
Ania Nait Chalal-Nb