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Reconduction de l’accord pétrolier : La Russie favorable ?

Alors que le pétrole a été coté en légère hausse sur le marché new yorkais, la Russie va soutenir une nouvelle prolongation de l’accord relatif à la réduction de la production pétrolière qui expire en mars prochain, a indiqué, Arkady Dvorkovich, vice-président du gouvernement russe. «La suite la plus probable est que l’accord soit prolongé», a déclaré Dvorkovich au cours d’un entretien accordé à la chaîne de télévision Bloomberg.
«En prenant en considération l’évaluation préliminaire de l’accord (relatif à la réduction de la production pétrolière), nous pouvons dire que celui-ci a été efficace et a contribué à la stabilisation du marché», a-t-il ajouté, précisant que le ministère russe de l’Énergie est «pleinement engagé» afin de garantir le succès de l’accord pétrolier. Ces déclarations font suite à la rencontre qui a réuni, à Moscou, le ministre russe de l’Énergie Alexander Novak et son homologue irakien Jabbar al-Luaibi afin de parler de la coopération entre l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et ses partenaires menés par la Russie. Le ministre irakien dont le pays est l’un des plus gros producteurs de l’Opep, mais également le moins discipliné, s’est engagé à ne pas dépasser la limite de production fixée dans le cadre de l’accord. Plus généralement, la production de l’Opep s’est tassée durant le mois d’août après être monté en flèche le mois précédent. De plus, la fermeture de trois champs pétroliers en Libye en raison d’actions menées par des milices locales a contribué déjà à réduire les quantités de pétrole mises sur le marché international.
L’accord de limitation de la production pétrolière signé par la majorité des membres de l’Opep (La Libye et le Nigeria) et leurs partenaires prévoit une réduction quotidienne de la production de 1,8 millions de barils. L’accord mis en application en janvier dernier pour une période de six mois a été reconduit, fin mai, pour encore neuf autres mois. D’autre part et après les perturbations d’une grande partie des installations de raffinage aux États-Unis liées après le passage de la dépression tropicale Harvey, qui a touché une partie du Texas et de la Louisiane, des prélèvements coordonnés internationalement sur les stocks de pétrole ne sont pas nécessaires après ces perturbations a indiqué l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’Agence, a affirmé qu’elle suivait la situation au Texas et en Louisiane pour évaluer les conséquences de la tempête sur les marchés du gaz et du pétrole et qu’elle était en contact très étroit avec les États-Unis. «Jusqu’à présent, les mécanismes du marché et l’assistance gouvernementale ont été adéquats », a précisé L’AIE. Selon elle, «il y a des niveaux élevés de stocks dans les zones affectées et aux États-Unis dans leur ensemble. Ces stocks sont complétés par des importations d’essence sur la côte est des États-Unis et le secrétaire américain à l’Énergie a pris des mesures pour réduire les pénuries localisées de brut au Texas par des avances prélevées sur les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis.» L’ouragan Harvey, a mis temporairement hors service près d’un quart des capacités de raffinage des États-Unis. Selon un relevé du Département américain de l’Énergie, dix raffineries de la région étaient encore fermées, mais quatre opéraient partiellement au lieu de deux la veille. Les investisseurs surveillent également la réouverture des ports de la côte, s’interrogeant sur leurs capacités à accueillir de nouveau les cargos pétroliers, et celle des oléoducs ayant dû ralentir leur activité faute d’essence pour remplir les tuyaux. D’un autre côté les marchés suivent attentivement les déclarations des pays participant à l’accord de limitation de la production de pétrole, membres de l’OPEP et la Russie, qui ont réduit leur production et mieux respecté l’accord de limitation de la production.
M. B.