Messahel Abdelkader

Rapport critique de HRW sur les libertés de culte en Algérie : La réponse sur-mesure de Messahel

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel a exclu, hier, les allégations selon lesquelles l’Algérie exerce des restrictions sur la liberté de culte et persécutait les minorités religieuses, comme le laisse entendre dans son rapport, l’ONG américaine Humans Rights Watch (HRW).
Le rapport a cité des cas de restrictions sur les libertés religieuses en se basant en grande partie sur le traitement des autorités algériennes du dossier de la secte Ahmadiya pour justifier ses accusations contre l’Algérie. Le rapport de HRW souligne que les adeptes de cette secte subissent «des restrictions policières» et que plusieurs membres d’entre eux se sont fait arrêter en évoquant notamment l’arrestation de chef des Ahmadites, Mohamed Fali. Ces accusations n’ont pas laissé insensible le chef de la diplomatie nationale Abdelkader Messahel. Selon lui, l’Algérie assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice de culte sous les seules restrictions dictées par la nécessité de respecter l’ordre public. «La Constitution algérienne est claire et les libertés sont garanties, mais en même temps il faut que chaque activité en quoi que ce soit doit être exercée dans le cadre de la Constitution et dans le cadre des lois de la République comme cela est fait dans tous les autres pays » a-t-rappelé à cette ONG. Le ministre laisse savoir clairement que les restrictions n’ont qu’un seul objectif qui est de veiller au respect des lois et la quiétude des Algériens. C’est le cas de le souligner, puisque les libertés religieuses ainsi garanties ne doivent pas s’exercer au détriment de la sécurité nationale. Et la situation sécuritaire impose plus de vigilance face à l’instrumentalisation de la religion à des fins aventureuses. Pour Messahel, les mesures prise pour protéger la sécurité du pays ne sont pas restrictives envers les pratiques religieuses ou les autres minorités. Le ministre en outre a exprimé son étonnement de voir proférer de telles accusations à l’encontre de l’Algérie. Pour lui, «la Constitution est très claire» et ne souffre d’aucune ambigüité. «L’Algérie n’est pas une exception quand il s’agit de garantir la liberté de culte et de préserver l’unité de la Nation et l’application de ces lois», souligne-t-il.
Hamid Mecheri