Fake news

QUI EST DERRIÈRE LA FAKE NEWS RELAYÉE  LA VEILLE DU 6E VENDREDI DE MARCHE ? La DGSN dément avoir convoqué le directeur de la Sûreté de Béjaïa

Dans une publication partagée dans la matinée de jeudi dernier, sur sa page facebook, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a formellement démenti les rumeurs sur la supposée convocation du directeur de la Sûreté de la wilaya de Béjaïa, Tahar Benazoug, par le ministère de l’Intérieur pour «un refus» de placer des dispositifs de sécurité pour bloquer les accès menant à la ville. Et de là, à «empêcher les citoyens» à prendre part à la marche citoyenne et pacifique du 6e vendredi de suite.
La réaction de la DGSN est intervenue, ainsi, faut-le souligner, peu de temps après l’annonce de la rumeur en question, tombée durant les premières heures de la matinée de jeudi, qui a été largement diffusée sur facebook et qui s’est, depuis, répandue comme une traînée de poudre.
Il y a lieu de noter, en ce sens, que la rumeur en question est intervenue au moment où ceux et celles qui sont au rendez-vous des vendredis, n’en finissent pas de montrer, par leurs actions, l’acte pacifique, leur niveau de maturité politique élevée, et démontrant aussi qu’ils font bien la différence entre le départ du système en place et les institutions de l’État, dans le sillage de leurs revendications légitimes.
Il est à souligner que cette pratique d’intox, aussitôt démentie par la DGSN, est à prendre avec prudence, dans le contexte de mobilisation pacifique pour le 6e vendredi de suite. À s’interroger d’ailleurs si cette rumeur ne vise-t-elle pas à opposer les citoyens qui ont démontré leur esprit pacifique aux forces de police qui, elles aussi, ont été d’un traitement exemplaire et professionnel envers les manifestants algériens.
En attendant les conclusions de l’enquête qui sera, sans nul doute, menée par les services compétents de la DGSN, pour déceler l’origine de cette rumeur émanant d’auteurs malveillants, il est à rappeler que la direction de la Sûreté nationale vient à chaque fois démentir les fausses informations relayées sur les réseaux sociaux, et mêmes celles reprises par des sites d’information.
Mohamed Amrouni