Boualem M’rakech

Promotion des PME/PMI : La CAP propose sa solution à la crise

Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), Boualem M’rakech a annoncé à la presse nationale, que son organisation proposera la création d’une nouvelle structure organisationnelle adaptée à la nouvelle politique économique projetée par le Gouvernement.
Ce projet entend la coopération dans le cadre de la promotion de l’économie nationale. En effet, une réunion de la CAP avec ses fédérations nationales a eu lieu, hier, afin de trouver des solutions en interne aux différents problèmes des entreprises. Dans ce sillage, la CAP a soumis au Gouvernement un document contenant des solutions et propositions pour faire sortir l’Algérie des affres de la crise. La CAP propose notamment, une stratégie pour le développement durable et productif en Algérie, où tous les secteurs d’activités seraient impliqués pour faire face à la récession économique.
«Pour relancer la machine économique, toutes les entreprises confondues devraient participer et contribuer au développement. Leur rôle est celui de piloter l’ensemble des dispositifs», suggère M’rakech. Signalant que «les pouvoirs publics ont appelé les entreprises à s’impliquer tout naturellement dans le rôle de production tant que le développement de l’économie intéresse l’État. L’Algérie a déboursé de l’argent, donc il faut être opérationnel», a-t-il conseillé. Le président de CAP a indiqué, en ce sens que «l’Algérie doit promouvoir le secteur des PME/PMI, car, selon lui «c’est les petites entreprises qui font les grandes économies du monde entier et elles participent à 80% dans le développement des pays. Ces derniers jours, nous avons rencontrés des ambassadeurs, des chefs d’entreprises, et bien d’autres corps afin d’appliquer notre programme», a fait savoir le chef de le CAP. Actuellement, «il y a une réelle urgence, mais il ne faut pas tomber dans la précipitation et entacher les réformes par les erreurs du passé. Nous avons un riche programme. Pour le concrétiser nous avons rencontré récemment des ambassadeurs, des chefs d’entreprise, les services des Douanes, etc. Il s’agit de faire sortir l’Algérie de cette situation difficile», a-t-il souligné. Cependant, «pour dépasser cette étape, les mentalités doivent changer en se concentrant beaucoup plus sur l’apprentissage et la formation privée», a-t-il ajouté. Par ailleurs, selon un membre de cette organisation, rencontré sur place, des stages sont proposés dans certains domaines afin de former des consultants dans le bâtiment sous l’égide de la CAP. Il en veut pour preuve le fait que «les entreprises algériennes veulent s’auto-ressourcer et de se créer une auto-injonction pour pouvoir créer de la richesse», a-t-il expliqué.
Mohamed Wali