Malik Boudjouher

PROCÈS EN APPEL DU SéNATEUR BOUDJOUHER : Le verdict rendu le 23 juillet prochain

Alors que le verdict dans le procès en appel du sénateur Malik Boudjouher est prévu pour le 23 juillet prochain, le parquet général près la Cour de Tipasa a requis, avant-hier, une peine de huit (8) ans de prison ferme à l’encontre de celui-ci, qui a été condamné en première instance à sept (7) ans de prison ferme.
Également, la Chambre correctionnelle près la Cour de Tipasa a requis, à l’encontre du sénateur, l’interdiction, pour une durée de cinq (5) ans, d’exercer de hautes fonctions ou de se porter candidat à un poste politique, et une amende d’un (1) million de DA pour « obtention d’indus privilèges », « abus de pouvoir » et « abus de fonction ». Une peine de six ans de prison ferme a également été requise à l’encontre de deux (02) prévenus.
La présidence du tribunal avait rejeté les moyens de défense concernant la nullité des procédures de poursuite, présentés par la défense de l’accusé principal, arguant qu’il s’agissait d’un membre du Conseil de la nation qui jouissait encore de l’immunité parlementaire. Le procès du sénateur Boudjouher, qui purge actuellement sa peine à la prison de Koléa, avait été reporté à deux reprises pour absence de la victime.
Lors de l’audience, la victime a maintenu ses accusations de chantage par le biais d’un média local et d’une page Facebook alors que le sénateur s’est dit lui-même « victime d’un conflit politique et d’un complot d’anciens responsables locaux ». à noter que le tribunal de Tipasa avait prononcé, en mai dernier, en audience publique, une peine de 7 ans de prison ferme contre le membre du Conseil de la nation, Malik Boudjouher, avec interdiction, pour une durée de 5 ans, d’exercer de hautes fonctions ou de se porter candidat à un poste politique, assortie d’une amende d’un million de DA. Il est accusé d’ »obtention de privilèges indus » et « abus de pouvoir ». Il a été acquitté de l’accusation « d’abus de fonction ».
Le tribunal de Tipasa a, également, acquitté deux prévenus, accusés de « privilèges indus » et ordonné la restitution de leurs véhicules saisis le 14 août dernier par la police judiciaire, lors de leur arrestation avec le principal accusé.
En prison depuis août 2018, l’ex-sénateur, qui a occupé pendant 15 ans les fonctions de P/APC de Tipasa avant d’être élu sénateur, a été incarcéré après avoir été pris en flagrant délit de corruption.
Il a été accusé d’avoir usé et abusé de sa fonction de sénateur pour régler un dossier de construction illicite en échange de 500 millions de centimes.
Il faut rappeler que l’ex-sénateur a, au moment de son arrestation, reçu un appui de la part de plusieurs sénateurs qui sont allés jusqu’à boycotter la session d’ouverture du Sénat en signe de protestation contre son incarcération, considérée comme illégale étant donné qu’il bénéficiait toujours de l’immunité parlementaire. Malgré ce, ses deux demandes de libération provisoire ont été rejetées.
Lamia B.