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Prix des produits alimentaires et des services : L’Apoce dénonce des hausses aléatoires

Depuis le tout début du nouvel an, plusieurs produits à la consommation ont connu subitement une hausse des prix. Ces hausses observées et constatées dans les magasins et espaces de vente varient entre 5 et 20 DA. Une évolution des prix qui a soulevé un tollé au sein des Associations de défense des consommateurs.
En tout cas, cette flambée de la mercuriale a fait bondir l’Association de la protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE). Dans un communiqué diffusé sur sa page web, cette organisation dénonce ces mesures portant préjudice au pouvoir d’achat du citoyen. Autrement, ce qu’elle qualifie de décisions portant «de sérieux coups au portefeuille des citoyens». En effet, mettant en avant la nouvelle liste des prix des produits à la consommation et des services qui a été revue à la hausse, l’Apoce la juge d’«inexpliquée et d’illégale». Ceci, avant de souligner que «le prétexte est trouvé dans la LF». «Détaillants, grossistes et transporteurs se fixent eux-mêmes les tarifs des produits. Ils justifient la mesure par les taxes et les augmentations annoncées dans le cadre de la loi de finances 2018, notamment la hausse des prix des carburants», a-t-on indiqué dans le même document. L’Apoce, histoire d’attester de ces dires, a précisé avoir noté cette flambée des prix lors des opérations de contrôle et de surveillance «menées immédiatement» depuis l’entame de la nouvelle année. «Cette situation représente une atteinte aux droits du citoyen algérien puisqu’elle nuit irrémédiablement au pouvoir d’achat du consommateur», a-t-elle dénoncé. En poussant le bouchon à fond, l’Apoce évoque une forme de vol et d’escquerie à travers cette hausse anarchique sans prise en considération des prix à l’achat. Un «vol indirect pur et simple», a-t-elle qualifié. Pour trouver des réponses ou tout au moins des éléments pouvant expliquer ces hausses «abusives», l’Apoce fait savoir qu’elle s’est chargée de contacter de nombreuses sociétés et usines de production de produits alimentaires, «afin d’essayer de trouver réponses à ces augmentations aléatoires». « Nous avons contacté plusieurs usines de production à ce sujet. Ces dernières ont dégagé toute responsabilité», a souligné cette source, avant de pointer du doigt les spéculateurs, commerçants et transporteurs. Lesquels «sont à l’affut de toutes les opportunités qui se présentent afin de faire profiter au maximum leurs business», déplore l’Apoce.
Chiffres à l’appui, l’Apoce fait état d’une moyenne de hausse sur les prix située entre 5 et 20 DA, et qui touche «presque l’ensemble des produits alimentaires à l’exception de quelques produits subventionnés». Des pratiques illicites qui, d’autant plus, a-t-elle précisé, touchent la majorité des produits alimentaires que les services, à l’exemple des prestations de transport, examens médicaux, prix d’entrée dans certains lieux publics, de loisir et de divertissement etc. Enfin, et face a ce constat, l’Apoce a appelé les autorités compétentes à mettre en place une cellule de veille pour contrôler les augmentations sur les prix. Car, faut-il le souligner, cela va de la protection du consommateur et ses capacités de s’approvisionner en produits de consommation. Une action que l’Apoce voudrait qu’elle soit menée «dans l’immédiat» et qui consiste à «contrôler toutes les hausses déclarées» pour éviter le désordre, dont souffre le marché national depuis des années déjà.
Mohamed Amrouni