Coronavirus

PRISE EN CHARGE MÉDICALE AU TEMPS DU COVID-19 : Le service des structures de santé pas chamboulé

L’épidémie du Coronavirus n’a pas tant chamboulé le fonctionnement des structures de santé au niveau national, mise à part le niveau très élevé de prudence et de prévention observées dans le but d’endiguer ce virus.

Quelques semaines après la propagation du Covid-19, les structures hospitalières nationales continuent à fonctionner et recevoir des malades dans les différents services de ces structures. C’est ce qu’assurent différents responsables au niveau de ces centres et établissements de santé. C’est le cas pour les soins en médecine générale et spécialisée qui continueront à être assurés  au niveau des établissements publics de santé de proximité (EPSP) ainsi que dans les services hospitaliers pour les cas plus graves, assure-t-on.
La prise en charge et la mobilisation de toutes les structures de santé au niveau national pour contrer la propagation du Covid-19 « n’a pas entraîné l’interruption des soins pour les citoyens, notamment les malades chroniques qui sont pris en charge au niveau des établissements publics de santé de proximité », précisent des chefs de services hospitaliers, approchés par l’APS. À ce propos, et dans le but d’éviter tout quiproquo, la Direction générale des services de santé au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avait adressé, le 10 avril dernier, une instruction aux établissements de santé publics et privés les sommant d’assurer la continuité des prestations médicales au niveau des différents établissements publics et privés. À titre illustratif, le chef de service de diabétologie et d’endocrinologie à l’Établissement hospitalo-universitaire (EHU) Issad-Hassani de Beni Messous (Alger), Pr. Mourad Semrouni, a précisé qu’entre 15 et 20 consultations (soins et contrôles) hebdomadaires étaient effectuées au niveau de son service.
Pour éviter tout risque de contamination au covid-19 des patients, les médecins de service, ainsi que les médecins résidents continuent d’assurer des consultations au niveau des EPSP. Le Pr. Semrouni déclare que le service de diabétologie et d’endocrinologie à l’EHU Issad-Hassani accueille surtout les cas compliqués (femmes enceintes diabétiques, cancers de la thyroïde, pied du diabétique), précisant que les soins habituels et les contrôles sont effectués au niveau des EPSP. S’agissant des contrôles spécialisés, ces derniers se font toujours dans les services hospitaliers dédiés à ces disciplines médicales. C’est le cas des contrôles spécialisés dans les maladies cardiovasculaires.
Le chef de service à l’EHU Nafissa Hamoud de Hussein Dey (Alger), Pr. Djamel Eddine Nibouche a indiqué que l’hôpital continuait de garantir des services spécialisés au niveau de trois polycliniques de proximité, situées dans les deux communes de Kouba et Hussein Dey. Ce service ne reçoit, selon le spécialiste, que les cas graves nécessitant une hospitalisation, relevant, à ce propos, « la difficulté de gérer la situation, notamment au niveau des Urgences médicales des maladies cardiovasculaires, avec l’apparition du Coronavirus. Le même responsable a ajouté que ledit service prenait en charge les cas porteurs du virus qui sont atteints des maladies cardiovasculaires ». De son côté, la directrice de l’Établissement de santé de proximité de la circonscription administrative de Zéralda, Dr. Nadia Allam a indiqué que quatre polycliniques et 30 salles de soins se trouvant sur le territoire de la circonscription « reçoivent près de 30 patients par jour, en particulier le matin ». Dr.Allam déclare que ces structures de santé « travaillaient d’arrache-pied en dépit de la faible fréquentation de ces structures dès le début de la pandémie du Coronavirus par crainte de contagion ».
À propos de la vaccination des enfants, la même responsable a précisé que cette opération était organisée en fonction des circonstances, ajoutant qu’elle est désormais assurée quotidiennement au lieu de deux jours par semaine. Ainsi, les rendez-vous sont fixés pour 20 opérations vaccinales uniquement « en vue d’éviter la forte affluence et la contagion ».
En ce qui concerne les malades atteints de cancer, le Pr. Adda Bounedjar, chef du service Oncologie au CHU de Blida, affirme que « le service assure le suivi des patients par téléphone ou via les réseaux sociaux ». Les médecins effectuent des appels pour les malades afin de les sensibiliser sur la nécessité de prendre leurs traitements à domicile, et d’éviter de se déplacer   » sauf dans les circonstances extrêmes ». Les prestations de radiothérapie et de chimiothérapie « continuent d’être fournes de façon ordinaire », a-t-il dit.
Arezki Ibersiene