Elections

Premier jour de campagne électorale : Un début timide

Désormais, la course pour la conquête des 462 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN) a débuté pour la soixantaine de partis politiques, ainsi que les candidats qui se sont présentés sur les listes indépendantes.
Les responsables des formations politiques et les prétendants en lice pour ce scrutin ont ouvert le bal, hier, à travers des meetings et autres rencontres à travers le territoire national.
À Alger, les habitants de la Capitale découvrent les candidats qui composent les listes électorales dans leurs circonscriptions respectives. 17 formations politiques vont devoir disputer les 37 sièges que compte la Capitale. Hier, c’était un début de campagne timide. Hormis, trois partis politiques, à savoir le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Front du changement (FC) et le Mouvement pour la société et la paix (MSP), ainsi que le FEM (Front El-Moustakbel, de Abdelaziz Belaïd), ayant choisi Alger pour donner le coup d’envoi à leur campagne électorale, aucun signe n’est perceptible par le citoyen. Certains partis politiques n’ont même pas affiché leurs listes sur les panneaux conçus à cet effet. Même climat, ou presque, règne dans d’autres wilayas en ce premier jour de campagne électorale. À l’Est, à l’Ouest au Centre et au Sud du pays, les citoyens ne sont pas encore entrés dans le bain de cette période cruciale des législatives-2017. Les partis politiques en lice pour ces élections sont conscients de la difficulté de la tâche qui les attend. Difficile de convaincre les électeurs et électrices, dont les centres d’intérêt ne semblent pas les mêmes que de ceux qui vont siéger dans la future Assemblée populaire. Les responsables de ces partis tenteront, pendant 21 jours, de persuader les citoyens de voter en présentant les grands axes de leurs programmes respectifs, à travers meetings populaires et autres activités de proximité. Charge, donc, aux candidats se présentant à ces joutes électorales d’adapter leurs discours et programmes aux préoccupations du citoyen. C’est du moins ce qui leur est le plus «recommandé» pour s’éloigner des «discours promesses». Car l’électeur est lassé par des engagements sans lendemain. Tout comme il sera difficile pour les candidats de vanter le rôle de l’APN qui représente aux yeux du citoyen «une Caisse d’enregistrement des propositions du gouvernement». Pour ce faire, les partis politiques ont chacun choisi une wilaya, pour donner le coup d’envoi de sa campagne électorale en prévision du rendez-vous du 4 mai prochain. Ainsi, le parti du Front de libération nationale (FLN) a entamé sa campagne à partir de la wilaya de Khenchela, où il a organisé son premier meeting populaire, animé par son secrétaire général, Djamel Ould-Abbès. Le Rassemblement national démocratique (RND) a opté, quant à lui, pour deux wilayas de l’extrême-est du pays, en l’occurrence Et-Tarf et Guelma, pour mener sa campagne, marquée par l’organisation de rassemblements populaires, tenus par son secrétaire général Ahmed Ouyahia.
D’autres partis ont tenu également des meetings populaires dans des wilayas de l’intérieur du pays, comme c’est le cas notamment du Parti des travailleurs (PT) qui a lancé sa campagne depuis la ville de Bordj-Bou-Arréridj, où la secrétaire générale du parti, Louisa Hanoune, a organisé une rencontre avec la population locale. Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, s’est rendu, quant à lui, dans la ville de l’Ouest du pays, Mostaganem, pour y animer la même activité. Des partis politiques ont opté pour d’autres stratégies de campagne, telles que les rencontres de proximité avec les citoyens, l’organisation de conférences de presse et l’utilisation des réseaux sociaux pour expliquer leurs programmes. Le parti Tajamouê Amal El-Djazaïr (TAJ) a lancé, ainsi, sa campagne électorale depuis la commune des Eucalyptus (Alger) par un meeting populaire, suivi d’une rencontre de proximité avec les citoyens de cette commune et une autre avec la jeunesse de la localité de Bab-Ezzouar. Ceci, avant de procéder au lancement d’un tournoi de football à Bourouba. L’Alliance du Mouvement pour la société et la paix (MSP) a lancé sa campagne à la place Emir-Abdelkader d’Alger, par Abdelmadjid Menasra et Abderrezak Makri, alors que le Front des forces socialistes (FFS) a choisi la wilaya de Ghardaïa pour le coup d’envoi de sa campagne. Le président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, a tenu, pour sa part, une conférence de presse au siège de son parti à Kouba (Alger) où il a dévoilé les grandes lignes de son programme électoral, de même le parti AHD-54, dirigé par son président Ali-Fawzi Rebaïne. Le secrétaire général de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a préféré s’adresser, à l’occasion du premier jour de la campagne, à la communauté nationale établie à l’étranger, précisément à Marseille en France, où il a tenu un meeting populaire.
Hacène Nait Amara