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Précarité du transport scolaire : Ces écoliers qui marchent des kilomètres…

Si les élèves des plus grandes villes du pays peuvent prendre le métro, le tramway, ou même un bus moderne pour rejoindre les bancs des classes, ce n’est pas le cas pour les écoliers des régions enclavées de l’Algérie. Tandis que, ces derniers, sont obligés de faire face au problème du manque des moyens de transport, afin de pouvoir arriver à l’heure à l’école, chose qui n’est pas évidente en l’absence de transport scolaire notamment !
Pour ne pas entrer dans les détails des surcharges dans les classes, de la restauration, ou encore celui de l’indisponibilité des livres dans les établissements, plusieurs petites communes du pays souffrent du manque en différents moyens de transport, notamment dans les cycles moyen et secondaire. Un état de fait qui oblige les enfants à faire des kilomètres à pied pour rejoindre l’école. Et ce, en dépit des budgets accordés chaque année par l’État au secteur de l’Éducation. Ils n’ont pas le choix, les élèves devraient parcourir quotidiennement de longues distances, allant jusqu’à 5 km, voire plus, seulement pour un aller-retour (maison-école), toute en affrontant des dangers en cours de route. Le manque flagrant en moyens de transport est constaté au niveau de plusieurs localités, pourtant des projets sont bien inscrits pour améliorer le cadre de vie des citoyens…sans daigner accorder un regard aux soucis quotidiens des écoliers En effet, les parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme, en se plaignant de cette situation qui menace la vie de leurs enfants. À titre d’exemple, dans la région de Benramdhan relevant de la commune de Chebli à la wilaya de Blida, les élèves souffrent du manque de moyens de transport scolaire, ce problème oblige des milliers d’enfants à se déplacer hors de leurs localités pour rejoindre leurs classes, ou ils seront contraints de traverser une route à grande circulation pour aller à l’école, donc personne ne veut qu’un drame se produira, afin que les autorités réagissent.
Pour les habitants de ces régions, le problème perdure depuis plusieurs années. Il est temps de prendre en charge ce fléau et permettre aux élèves d’aller le plus normalement à l’école. Puisque leurs enfants sont tous les jours contraints de se lever très tôt le matin, pour rejoindre leurs classes. Très nombreuses sont les familles qui ont retiré leurs enfants, surtout les filles, de l’école qui se trouve à des kilomètres de leurs maisons. De par l’absence des moyens de transport les parents ont peur pour leurs enfants et préfèrent les garder chez eux que de courir le risque de les envoyer loin, notamment en hiver. Il est à souligner que les responsables de la commune de Benramdhan à Chebli avaient indiqué auparavant que le problème du transport était dû aux moyens réduits dont dispose la commune qui avait, pour sa part, envoyé plusieurs correspondances aux services de la wilaya pour régler la situation.
Les citoyens à l’origine de cette action ont exigé des responsables locaux la mise à la disposition de leurs enfants de moyens de transport pour rejoindre leurs établissements scolaires. Pour les parents d’élèves, il n’est pas normal que leurs enfants fassent plusieurs kilomètres chaque jour pour se rendre à l’école. Ils espèrent unanimement voir le calvaire de leurs enfants prendre fin au plus vite possible, vu que la saison scolaire vient juste de débuter et que le chemin et encore très long. Entre autres, pour les lycéens des villes enclavés, eux aussi souffrent du même problème, le manque, pour ne pas dire l’absence de moyen de transport, leur cause d’énormes difficultés pour se rendre au lycée, et face à cette situation, il n’est pas possible de suivre leurs études dans de pareilles conditions, vu qu’ils auront le BAC à préparer pour toute la saison en cours.
Mohamed wali