Agriculture

Performances agricoles à Biskra, El-Oued, Adrar et Ouargla : Les promesses exceptionnelles du Sahara

La pomme de terre, la tomate, le piment ou la salade sont certainement moins couteux à Biskra qu’ailleurs, même la Mitidja, mythique contrée fertile, ne peut concurrencer la production biskrie. Et pour cause : en deux années de culture rigoureuse, Biskra s’est élevée en pôle agricole incontournable dans le Sahara. L’année dernière, les prix des produits agricoles : pomme de terre, tomate, salade, poivrons,… etc., ont connu des baisses de prix jamais égalée dans les villes du Nord du pays.
Lorsque la Tripartite de 2015 a organisé ses assises à Biskra, c’était justement pour booster l’agriculture de la région de manière à lui donner prépondérance et priorité au niveau national. La Tripartite de l’année en cours se tiendra encore dans une ville-phare du Sud : Ghardaia, pour confirmer la prépondérance des villes du Sahara pour l’avenir de l’agriculture en Algérie.
Le même constat est en train d’être fait dans d’autres villes, élevées en pôles agricoles, comme El Oued, Adrar et Ouargla, font des récoltes semblables et vendent à des prix inégalés.
Les immenses espaces du Sud peuvent, à cout terme, constituer la nouvelle destination pour les opérateurs économiques qui aperçoivent dans l’agriculture l’avenir de l’économie, la nouvelle Californie, ou le nouvel Eldorado.
Premiers signes positifs : des surproductions, notamment de tomates, de pommes de terre et d’oignons, ont même été enregistrées. En conséquence, le gouvernement a décidé de lancer un projet de mise en valeur d’un million d’hectares dans les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux afin de porter, d’ici 2019, la surface des terres irrigables de 1 136 000 hectares actuellement à plus de 2 millions d’hectares.
Le plan quinquennal, élaboré pour la période 2015-2019, accorde une importance accrue à la résolution d’un certain nombre de problèmes clés. Étant donné le climat aride du pays, on ne s’étonnera pas que l’utilisation de l’eau fasse partie des principales missions que s’assigne le plan. Le Gouvernement espère créer 2 millions d’hectares de terres irriguées – contre 1,2 million d’hectares aujourd’hui – dont plus du quart serait réservé à la production de céréales. Les autorités sont également en plein dans la construction d’un système de canaux et de pompes d’une longueur de 22 km qui contribuera à soutenir la production de céréales dans le Nord-Est du pays et à soustraire ainsi la production de céréales aux aléas de la pluviométrie ; l’amélioration de l’accès aux terres pour les agriculteurs relevant du secteur in-formel reste également une priorité.
O. F.