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Pénétrante devant relier le port de Béjaïa à Ahnif : Mise en circulation d’un nouveau tronçon de 10 km

Le ministre des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaâlane, a procédé lundi, à la mise en service d’un nouveau tronçon de 10 km de la pénétrante devant relier le port de Béjaïa à la localité d’Ahnif (Bouira), portant ainsi, le parcours livré et fonctionnel, à 52 km, soit plus de la moitié de l’ouvrage total. Cette nouvelle tranche autoroutière, relie la localité de Biziou, à 65 km à l’ouest de Béjaïa à Takerietz et reste éminemment stratégique, en ce sens ou elle permet désormais de contourner la ville d’Ighzer Amokrane, lieu habituel d’un engorgement et d’une congestion du trafic, que d’aucuns considèrent insupportable. Parfois, il fait plusieurs heures, pour traverser l’agglomération d’un bout à l’autre, notamment en période de pluie et aux heures de pointe. Cette inauguration a enchanté, visiblement, toutes les agglomérations alentours, comme en témoigne la foule nombreuse, ayant pris part à la cérémonie d’ouverture. Le ministre a, à l’occasion, rassuré l’assistance, quant à la volonté des pouvoirs publics d’achver dans les meilleurs délais les sections restantes, notamment celle, devant aller de Takkérietz à ElKseur par Sidi-Aïch, longue de 26 km et qui constitue une étape déterminante dans la conduite du projet. Les travaux patinent quelque peu à Sidi-Aich, à cause des difficultés en rapport avec le creusement d’un tunnel de 1,2 km sur le site, mais au-delà, la situation se présente sous de meilleurs auspices. Il n’y a plus de problèmes ni techniques, ni d’ordre financier, a-t-il rassuré, soulignant que les tronçons qui restent à achever seront immédiatement mis en service, exhortant les entreprises sur place à redoubler d’effort pour se faire. Une même tonalité du discours a du reste était été adressée aux autres chantiers stratégiques de la wilaya, qui relativement accusent beaucoup de retard, notamment le projet de l’échangeur des quatre chemins, à la sortie sud-Est de Béjaïa ou celui relatif à l’aménagement des gorges de Kherrata. « Nous ne voudrions pas aller jusqu’à l’application des pénalités des retards. Mais si c’est nécessaire nous n’hésiteront pas », a-t-il indiqué à l’adresse des entreprises réalisatrices. L’avertissement a par ailleurs valu à l’endroit du chantier de réalisation de la gare maritime de Béjaïa, qui connaît un glissement important sur les délais. La fin de l’année, a estimé, le ministre serait la dernière date butoir à respecter.