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SAÏDA
La requête des entrepreneurs de Hassasnas
 
CHLEF
Dégradation du réseau AEP
 
SIDI BEL-ABBÈS
Gestion douteuse des deniers publics
 
EL-TARF
La population menacée de MTH
 
ANNABA
Le shopping bat son plein
 
MILA
21 accidents de la circulation en une semaine

SAÏDA
  La requête des entrepreneurs de Hassasnas

Des entrepreneurs soumissionnaires pour des projets de développement de la commune de Hassasnas interpellent de nouveau le secrétaire général de la wilaya de Saida en tant que président du comité des marchés publics pour diligenter une enquête sur la mascarade de l'octroi de projets d'investissement de façon illégale, illicite et à la limite d'être qualifié de passation de gré à gré contrairement aux différentes dispositions du code des marchés publics, a-t-on appris à travers la requête de ces entrepreneurs. En effet, ces entrepreneurs spécialisés dans le secteur des travaux publics et ayant surtout les moyens matériels et humains sans compter une riche expérience professionnelles se disent plus que jamais outré et en colère contre ces pratiques mesquines et dignes du comportementd'un groupe maffieux de la part du président de l'Assemblée populaire de la commune (APC) de Hassasnas qui, dès le début de l'opération du lancement de ces projets communaux de développement, trouvait divers prétextes pour se soustraire de ces responsabilités et faire bénéficier ses copains de ces marches juteux le citoyen attend avec impatience leur réalisation pour sortir de l'état de sous-développement dans lequel il est constamment plongé. Ainsi, ces soumissionnaires déboutés et disqualifiés injustement se sont rendus une première fois dans le siège de la mairie pour retirer le cahier des charges mais qu'elle ne fut leur surprise lorsqu'un responsable du bureau des marchés leur signifie que ces cahiers des charges ne sont pas encore édités quand bien même l'avis d'appel d'offres avait été publié dans les journaux. Néanmoins, la fuite en avant aidant des responsables de cette commune déshéritée ne tarderont pas à trouver des réponses toutes faites digne de la malice paysanne, grâce à leurs multiples subterfuges, puisqu'ils auront l'audace de parapher un registre dans lequel étaient inscrites quatre entreprises des plus proches du maire et d'annoncer à qui de droit que l'ouverture des plis des soumissions à déjà été effectuée. D'ailleurs, le choix des entreprises ne tardera pas à être effectue en toute opacité et à être publié. En tout état de cause, ces entreprises lésées par ces pratiques frauduleuses sont résolues à obtenir gain de cause pour faire obstacle à ces irresponsables véreux qui se jutent sur le dos du contribuable.

Démantèlement d'un réseau de faussaires

Les éléments de la section de sécurité et d'intervention du groupement de la Gendarmerie nationale de Saida ont mit fin avant-hier aux agissements criminels d'un individu dénommé R. Berrezoug (42 ans ) ainsi que sa soeur, la dénomme R. Fatima (29 ans ) lors d'un contrôle routinier des voitures dans le barrage de Sidi Maamar (05 km au sud du chef-lieu de la wilaya) alors que les deux individus interpellés se trouvaient à bords d'un véhicule de type Peugeot 406 dans lequel étaient dissimulées 11 balles 9 mm. En outre, les gendarmes, et sur mandat de perquisition du domicile du suspect sis quartier el Feth à Saida, ont également trouvé 20 cachets ronds qui portaient les noms de commerçants et artisans ainsi que celui de la direction des impôts sans compter deux autres cachets ronds réservés à la légalisation des documents administratifs. Les gendarmes ont aussi trouvé un cachet de l'APC de Saida et celui de état civil. Les gendarmes ont également récupèré 357 copies vierges d’extraits de naissance n° 13, 97 autres du n° : 12 et 230 autres nr 14. Les gendarmes ont mis aussi la main sur 14 compact-discs contenaient des noms de certains commerçants. En tout état de cause, les gendarmes poursuivent leurs interrogatoire des deux suspects ainsi que leurs investigations pour délimiter le nombre exact des victimes de ces deux truands qui pourraient être à la tête d'un réseau de trafic des registres du commerce et de création fictive d'associations artisanales et l'octroi d'extraits de naissance falsifiés.

 A.O. 

CHLEF
  Dégradation du réseau AEP
Au cours de ces dernières années, et afin d'atténuer la crise de l'alimentation en eau potable, les services de la wilaya de Chlef ont dégagé de gigantesques enveloppes financières. Cependant, le problème de restriction en matière d'alimentation de ce précieux liquide demeure toujours posé et varie d'une commune à une autre et même d'un quartier à un autre. L'état de dégradation très avancé du réseau de distribution est la principale cause des fréquentes pannes sans pour autant signaler les grandes quantités de ce liquide qui se déversent dans la nature. Même le projet du couloir Chlef-Ténès- Guelta, sur une distance de 175 km et considéré comme un grand projet et qui a coûté environ 600 milliards de centimes, n'a pas échappé à cette défaillance. Ce dernier a connu des défection avant même que l'eau n'arrive dans la ville de Ténès, ce qui a poussé les responsables du secteur à opter pour d'autres solutions, à savoir la réalisation d'une station de dessalement de l'eau de mer dans le cadre du programme d'urgence afin d'alimenter au plus vite les citoyens de Ténès.Toujours est-il que le problème des restrictions persiste devant la multiplication des fuites d'eau, à cause de la dégradation du réseau qui n'a pas connu de rénovation depuis l'ère coloniale. Le problème en question ne se limite à uniquement à la ville côtière mais apparait dans presque tous les quartiers et même le centre-ville de Chlef n'est pas épargné. Le volume d'eau potable provenant du barrage de Sidi Yacoub est tellement insuffisant et dont la qualité laisse beaucoup à désirer qu'il ne peut répondre aux besoins des habitants de la commune mère qui souffrent énormément du manque d'eau, même durant la saison d'hiver. En matière de perte d'eau et à titre d'exemple, nous aurons à signaler l'un des quartiers Haï Chorfa, où des centaines de mètres cubes d'eau ont parcouru les ruelles pour se perdre dans la nature. L'intervention de l'ADE demeure quasiment absente, et même les fuites constatées au centre de la ville ne sont réparées qu'avec un grand retard. Alors que la première opération de rénovation a touché les endroits et quartiers des frères Abbad, Lalla Aouda, El-Hassania, Haï El Houria, Haï Es Salem et Chorfa, la seconde manche part au rythme du ralenti. Le coût total de cette opération a été évalué à quelque 60 milliards de centimes. La rénovation pourrait s'étendre aux autres communes qui n'arrivent pas à se procurer les enveloppes y afférentes. D'un autre point de vue, on nous signale que les services de l'hydraulique ont accordé beaucoup plus d'importance au réseau d'assainissement, ceci suite aux nombreux problèmes de l'environnement qui se posent avec acuité et la conduite du réseau principal « zone d'activité » en demeure une preuve concrète. Devant tous ces aléas et le lourd fardeau pris en charge par le sectoriel, la société dite « Algérienne des Eaux » (ADE), n'est présente qu'administrativement pour sanctionner les mauvais payeurs d'une eau dont la qualité dégage beaucoup plus d'odeurs que de javel.
 M. Moha 

SIDI BEL-ABBÈS
  Gestion douteuse des deniers publics
L'on s'interroge à Sidi Bel-Abbès quant aux critères ayant conduit les responsables de la commune chargés du social de s’adresser à un fournisseur privé au lieu et place d'une institution publique pour se ravitailler, comme à l'accoutumée, durant le mois de Ramadhan. D'habitude, la commune contracte une convention avec des lycées pour permettre aux nécessiteux et autres démunis de passer le mois de Ramadhan dans de bonnes conditions et aussi et surtout d’éviter toute ambiguïté quant à la gestion des deniers publics sachant que cette dernière est confiée à l’intendant du lycée qui s'en occupe. Cette année, les responsables chargé de ce dossier semblent bousculer l'ordre établi et laisser planer le doute sur leur gestion scabreuse que les connaisseurs considèrent comme nulle et non avenus et pour cause. De prime abord, les mauvaises langues, dont certains ont géré par le passé ce dossier, relèvent le vice de forme qui a aboutià la concession du marché en question.Y avait-il des postulants pour ce marché estimé à 50 millions de centimes? Et s’il y avait des candidats, la procédure a-telle été respectée? Ces questions qui coulent de source vont-elles rester sans réponse? Une chose est sûr l'impunité continue à sévir mais nous ne nous lassons jamais pour informer nos lecteurs. Il est utile de signaler cette information que nous avons omis de relever avant, qui consistait à transformer curieusement ces restos en de grands hôtels chics où les passagers du jour mangeaient mieux que chez eux alors que dans tous les restos du monde on assure seulement les plats principaux pour éviter à ce que les gens laisse leurs foyers et viennent y manger. Pour clore, une enquête est plus que nécessaire pour lever le voile sur cette gestion entachée d'innombrables irrégularités.
 B. Farid 

EL-TARF
 La population menacée de MTH

Les services de santé de la wilaya d'El Tarf sont interpellés pour procéder à un contrôle continu des eaux servies aux populations des daïras d'El Tarf et d'El Kala, wilaya d'El Tarf. En effet, tous les utilisateurs se plaignent depuis le mois de juilllet dernier de la présence dans l'eau d'une odeur repoussante et du changement de couleur. Or tout le monde sait que l'eau est incolore et inodore. La prévention doit être donc de rigueur afin de pouvoir préserver la santé des citoyens. Si les services concernés ne cessent de rassurer les consommateurs il n'en demeure pas moins que cette eau est imbuvable. La plupart des personnes sensibles ou ayant une maladie refusent de la consommer de peur de contracter par une maladie hydrique. Il est vrai qu'en période estivale, l'eau devient naturellement une denrée recherchée du moment que dans de nombreux villages de la wilaya de Tarf même les sources existantes ont un faible débit qui ne permet la satisfaction de la population. De ce fait s'alimenter en eau potable devient pour plusieurs un véritable casse-tête ainsi que pour les gestionnaires des collectivités qui redoutent les émeutes. Aussi, des propriétaires de citernes proposent leurs services en contrepartie d'une somme Les communes les plus touchées sont celles de la région la plus atteintes la plaine ouest de la wilaya notamment, Besbes et Dréan et à un degré moindre celle de Ben Mhidi. L'eau dans ces contrées est saumâtre et celle en provenance du barrage de Bounamoussa dans la commune de Cheffia n'arrive pas à satisfaire les besoins des populations surtout quand on sait qu'elle alimente des localités faisant partie de la wilaya de Annaba et le géant industriel «ex-SNS» El Hadjar. De ce fait l'on pourrait avancer sans être démenti que la menace persiste et les maladies hydriques plantes. Pour ce qui concerne, les revendeurs d'eau s'ils ont réellement une quelconque autorisation pour exercer ce commerce, il vaut mieux leur exiger des citernes galvanisées, désinfectées à l'eau de javel et que cette eau ne serait puisée que des sources fiables contrôlée par les APC et non de n'importe quelle source. L'eau vendue dans les quartiers à raison d'un dinar le litre à Zitouna, El Tarf, El Kala etc… ne garantit en rien sa potabilité ; bien au contraire elle est sans aucun doute véhiculaire de certaines maladies hydriques compte tenu de l'absence de contrôles.

Les jardins mentalement...

AEl Tarf, la population rêve depuis longtemps de voir réalisés des logements grand standing avec de belles façades et des jardins verdoyants qui feront la joie des enfants. Voilà déjà quelques temps que l'idée avait germé dans des esprits bien intentionnés. Et il a été injecté un programme de réalisation de jardins publics. Les travaux ont été bel et bien entamés «place de l'indépendance et celle située pas loin de la recette principale ». Dans l'euphorie du moment, les concepteurs auraient même annoncé tout fièrement leur nombre et la date de réalisation. Mais depuis beaucoup de temps beaucoup d'eau a coulé sous le pont, Pire plusieurs de nos gestionnaires de la cité ayant repris la relève les ont réalisés mentalement parlant seulement. Depuis la création des DEC, le béton a pris le dessus sur les espaces verts. Nos enfants sont ainsi donc privés de leurs aires de jeu. Ces dernières par on ne sait quel subterfuge sont distribuées aux connaissances et à des parents très proches comme terrain à bâtir pour qu'après, ils puissent être tout simplement revendues. Même les arbres qui assuraient un équilibre écologique ont été saccagés. L'inauguration des jardins ainsi programmée et tant attendue par la population est renvoyée aux calendes grecques. Et de ce fait, les supputations vont bon train : absence de budget, opération fort onéreuse etc... Chacun y va comme d'habitude de son propre commentaire, de sa critique, de sa révélation... En attendant le projet semble traîner donnant libre cours à toutes les supputations...

Un écumeur de bétail et un dealer incarcérés

Un dealer a été interpellé puis appréhendé par les services de lutte contre les stupéfiants. Le mis en cause a été pris en flagrant délit de se livrer à la commercialisation et à la consommation de petites doses de kif traité. Présentés devant le procureur de la République du parquet de première instance de la circonscription d'El Kala, il a été incarcéré en attendant le jugement de son affaire lors de la prochaine audience qui se tient généralement tous les lundis. Les services de sécurité ont par ailleurs mis la main sur des écumeurs de bétail dans la daira de Bouhadjar et à Bougous, des localités situées sur la bande frontalière algéro tunisienne. Par ailleurs notons au passage que les garde-frontières mènent une lutte sans merci contre les contrebandiers. Ces derniers ont été présentés devant le tribunal correctionnel qui jugera leur affaire au cours de la prochaine session.

Polyclinique sans moyens à Zitouna

Comme la plupart des autres centres de santé de la wilaya celui de Zitouna ne dispose pas des moyens de travail efficaces pour pouvoir s'acquitter honorablement de sa mission. Les malades consultés par le médecin sont généralement orientés vers les centres hospitaliers d'El-Tarf ou d'El-Kala. Le sous-équipement sanitaire constitue un véritable goulot d'étranglement pour le personnel médical et paramédical. Un fauteuil dentaire est opérationnel. Les conditions laissent énormément à désirer. L'on dépiste au niveau de ce centre de nombreuses infections. Les patients n'ont même pas de quoi s'acheter une boite de pénicilline. Qu'il est loin le temps de la médecine gratuite! Beaucoup le regrettent amèrement. Le personnel médical paramédical ainsi que les administrateurs au niveau de cette polyclinique dont les travaux ne sont pas encore achevés se dépensent pour pouvoir satisfaire les nombreux patients. Zitouna à l'instar de plusieurs autres communes de la wilaya est abandonnée à son triste sort , le qualificatif n'est pas assez fort pour refléter la situation. Le bitumage des chaussées ainsi que l'alimentation en eau potable demeurent les principales préoccupations des citoyens. Elle est déficitaire de plusieurs milliers de dinars. La population a droit à un développement. Les jeunes aux biceps encore intacts rasent à longueur de journée les murs et rêvent sans arrêt d'obtenir un visa pour travailler dans n' n'importe quel pays Européen. Plusieurs jeunes diplômés universitaires sont en chômage et n'ont même pas pu décrocher une place dans le cadre de l'emploi des jeunes. Enfin disons que le chômage selon les jeunes est endémique et touche l'ensemble des communes de la wilaya.

Une semaine macabre

La semaine écoulée a été macabre dans la wilaya d'El Tarf car coup sur coup les sapeurs pompiers ont été alertés pour deux accidents de la circulation. Ces derniers ont fait sept morts. Le premier a eu lieu dans la daira de Besbes, le second à Chatt. Une famille de quatre personnes de la localité de Dréan a été décimée lorsque le chauffeur a percuté un pont pour se retrouver quelques minutes après dans une mare d'eaux usées.

 Menrad Bahmed 

ANNABA
 Le shopping bat son plein

La ruée sur les vêtements de l’Aïd Esseghir et les tabliers roses ou bleus des parents d’élèves qui ne savent plus où donner de la tête pour satisfaire leurs bambins et les charges inhérentes au mois du jeûne coïncidant cette année encore avec la rentrée scolaire, est allée crescendo avec l’amorce de la deuxième quinzaine de ce mois de carême. En plus de l’achat de vêtements flambant neufs que les bambins auront à porter fièrement le jour de l’Aïd el-Fit’r, les chefs de famille sont confrontés depuis deux ans à d’autres sacrifices, telle la nécessité de l’achat de fournitures scolaires, à commencer par les cartables et le fameux tablier rose pour les filles et bleu pour les garçons, couleurs imposées depuis l’année dernière à des parents ne sachant plus quoi penser d’un système éducatif tardant à faire sa mue, pour assurer des réformes à la hauteur de leurs attentes. Ainsi, à Annaba une grande affluence a été enregistrée depuis la fin de la première quinzaine de Sidna Ramadhan qui apporte certes son ‘’lot’’ de bénédictions mais demeure d’année en année plus éprouvant pour une grande partie des familles dont le budget connaît une véritable saignée pratiquement à la même période de l’année, plus particulièrement depuis ces dernières années durant lesquelles la saison estivale est devenue synonyme de casse-tête pour nombre d’entre-elles. Si cette période des grandes vacances était jadis l’occasion pour se ressourcer en attendant la nouvelle rentrée sociale, l’été semble avoir perdu de ‘’son charme’’, car devenu difficile à faire ‘’passer’’. Des chefs de famille, accompagnés de leur progéniture, nous ont affirmé que cette période était appréhendée par nombre d’entre eux. En plus du couffin du Ramadhan que la ménagère arrive tant bien que mal à faire remplir tant la flambée des prix des produits de large consommation, notamment ceux qui ont prisés par les jeuneurs, demeurent exagérés, voire intouchables, nous sommes confrontés depuis quelque temps à d’autres charges liées à la préparation de la rentrée scolaire et l’achat des vêtements de l’Aïd. Heureusement, soupira l’une des mamans, restée perplexe devant autant d’achats à consentir tout en prenant en considération son maigre budget, que cette année, la rentrée scolaire est prévue au lendemain de la fête de l’Aïd. Les parents sont ‘’heureux’’ de pouvoir au moins garder les mêmes habits neufs de l’Aïd pour la rentrée scolaire. Ça n’a pas été le cas durant la précédente rentrée durant laquelle certainsvoulant faire comme les autres, ont acheté de nouveaux vêtements à leurs enfants durant l’Aïd après en avoir acquis tout un lot quelques jours avant à l’occasion de la rentrée scolaire. Cette tradition, dénoncée par de nombreux citoyens, continue néanmoins à être scrupuleusement ‘’perpétuée’’ à Annaba où plusieurs chefs de famille finissent toujours par fléchir devant l’insistance de leurs enfants désirant se parer de leurs plus beaux atours pour célébrer ces deux événements. Pour revenir aux tabliers rose et bleu, à Annaba, les commerces ne désemplissent pas à longueur de journée. Le rush devient impressionnant après la rupture du f’tour. Qu’il soit proposé à 250, 350, 750 ou même 1200 DA, en fonction de la qualité et la destination de la marchandise, ces tabliers ‘’imposés’’ s’arrachent. Aussitôt exposés, ils trouvent acheteurs. C’est dire que les parents qui ont vu des vertes et pas mûres l’année dernière à la même période, craignent de revivre les mêmes situations. En effet, l’année dernière, dès l’annonce de cette mesure par le département de Benbouzid, soit à quelques jours de la rentrée scolaire, les parents furent contraints d’entamer de véritables recherches pour acheter le fameux tablier rose ou bleu. Certains ont eu la mauvaise surprise d’acheter des tabliers bleus et roses perdant leurs couleurs après seulement un, deux ou trois lavages. C’était incroyable mais vrai. Des parents d’élèves nous l’avaient confirmé quelques jours seulement après la rentrée scolaire 2009. Ils étaient nombreux à avoir été contraints s’ ‘’acquérir’’ chèrement l’uniforme réglementaire imposé par la direction de l’éducation à partir de cette nouvelle rentrée scolaire aux trois paliers de l’enseignement. Seulement, plusieurs d’entre eux avaient eu la désagréable surprise de se retrouver avec des tabliers- recouvrant immédiatement leur couleur blanche et ‘’rejetés ’’ par les établissements scolaires. Certains d’entre eux avaient crié à l’arnaque. Pour eux, certains commerçants sans scrupules et se souciant peu des contraintes vécues par les familles en cette nouvelle rentrée sociale, ont recouru à ce stratagème pour tirer le maximum de profit de cette situation. Acquis à des prix variant entre 400 et 900 DA, ces tabliers recouvrant leurs couleurs initiales, à savoir le blanc dès les tout premiers lavages, avaient, rappelle-on, provoqué l’ire des parents d’élèves dont les poches avaient subi une véritable ‘’hémorragie’’ financière, résultant de la dégradation du pouvoir d’achat. Ils avaient, par l’intermédiaire de notre journal, dénoncé cette supercherie tout en reprochant aux services de contrôle de la qualité et des prix d’avoir failli, encore une fois, à leur mission. M.N, une mère de quatre enfants avait soutenu que l’achat des tabliers lui avait coûté la coquette somme de 3.000 DA. Se rappelant cette scène, celle-ci n’avait pas hésité à signaler qu’il était scandaleux de s’apercevoir que nous avons payé les frais de décisions prises à la hâte sans prendre en considération les conditions de vie des citoyens laminés par la détérioration du pouvoir d’achat et éreintés par des charges toujours supplémentaires. Evoquant le même sujet, Mohamed, un fonctionnaire de son état, tout en criant au vol, a estimé que sans le renforcement du dispositif de contrôle de la qualité des prix et répression des fraudes, les pauvres consommateurs continueront à être victimes de ce genre d’arnaque. D’autres ont affirmé que leurs enfants ont été ‘’priés’’ par les chefs d’établissement de se conformer à la réglementation au risque de se voir renvoyés de l’école. Que faire, s’est-on interrogé avant de pointer l’indexe sur tous ceux qui, par leurs complicités, encouragent certains vendeurs à faire du citoyen l’éternel dindon de la farce. Aujourd’hui, les commerces semblent répondre à la demande de parents qui semblent avoir un meilleur choix que celui de l’année dernière. Annaba fleurissant de tabliers roses et bleus auxquels s’ajoute une gamme de vêtements spécial Aïd, vivra, a-t-on soutenu, cette deuxième quinzaine du mois de Ramadhan, au rythme du …shopping. Les surprises, plus mauvaises que bonnes, ne manqueront pas d’être vécues par les ménages harassés par autant de sacrifices. Ces derniers ne s’apaiseront que lorsque la rentrée scolaire sera bel et bien ‘’consommée’’ et que la fête de l’Aïd El-Kebir sera ‘’achevée’’. En attendant, les familles vont tout faire pour ‘’survivre’’.

Quatre bijouteries attaquées en moins de deux mois

En l’espace de moins de deux mois, quatre bijouteries furent la cible de bandes de malfaiteurs agissant en plein jour. De plus en plus de bijouteries sont dévalisées à Annaba au beau milieu du jour au su et au vu de tous. Ces bandits commettent leurs forfaits à des moments de forte fréquentation, suscitant inquiétude et psychose au sein de la population. Avant-hier, aux environs de seize heures également, pratiquement toujours à la même heure, une bijouterie située à El- Hadjar, distante de dix kilomètres du chef- lieu de wilaya, a été totalement vidée de son contenu : des bijoux dont l’évaluation du montant global demeure encore inconnu. En fait, racontent des habitants de ce quartier, les voleurs ont investi cette bijouterie sans gêne ni crainte, tabassant le pauvre bijoutier laissé évanoui sur les lieux, souffrant de blessure à la tête. Il a été roué de coups avant de lui dérober tous ses bijoux. Son fils parvint à échapper des mains des voleurs qui ne tardèrent pas à s’évanouir dans la nature.Une fois partis, le malheureux joaillier fut évacué en urgence au CHU Ibn Rochd où il fut admis au service de réanimation en raison de son état jugé critique. Depuis cet énième vol en plein jour, perpétué par des individus au nombre et identité inconnus pour l’instant, des habitants de la Coquette, déplorant la recrudescence de toutes les formes de criminalité, ont tenu à dénoncer l’insécurité qui sévit au sein de leur ville. Que l’on soit dans nos maisons, commerces ou dans la rue, le même sentiment de malaise et d’insécurité nous poursuit. Attaquer des commerces comme ça, au beau milieu de la journée, sans aucune crainte, renseigne sur la gravité et l’ampleur de ces actes. Les voleurs, munis d’armes blanches, des sabres, des couteaux, épées, barres de fer, etc.…, défient tous ceux qui osent s’interposer ou vouloir bouger. Tout le monde se souvient des cambriolages récents de deux bijouteries localisées en plein centre-ville d’Annaba ou de la dame délestée il y a quelque temps de ses bijoux, devant l’entrée de la banque de la BDL de la rue du CNRA. La victime, une pharmacienne, a été agressée aux environs de onze heures, devant tout le monde. Personne n’avait rien pu faire pour elle. Elle a du lutter seule avant que le malfrat parvienne à s’évanouir dans la nature la laissant, blessée et dans un état des plus déplorables. Aussi, a-t-on tenu à souligner le comportement inqualifiable de plus en plus de personnes qui refusent de porter secours aux personnes en danger, de crainte de représailles notamment. Pour rappel le dernier cambriolage de bijouterie fut celui de la Colonne au lieudit la Gazelle, qui s’est produit vers le début du mois d’août dernier. Au cours de ce cambriolage spectaculaire, le pauvre bijoutier, tabassé et laissé pour mort, a été admis en soins intensifs.

 Chams Amar 

MILA
  21 accidents de la circulation en une semaine
Le bilan dressé des activités des différentes unités opérationnelles relevant de la protection civile de Mila, fait état de pas moins de 121 interventions, du 21 au 28 du mois d’août, dont 21 ont été effectués dans des accidents de la circulation survenus sur le réseau routier de la wilaya et ayant causé des blessures à 15 personnes qui ont été évacuées vers les structures hospitalières après avoir reçu les premiers soins. Les sapeurs pompiers ont eu à intervenir 73 fois dans le cadre de l’assistance sanitaire au profit des personnes en difficulté, 8 fois dans l’objectif de prémunir le patrimoine forestier et 3 interventions ont été effectuées dans des incendies de récolte.
 Abdelouahab Ferkhi 

 
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