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AUJOURD’HUI, LA CAPITALE
MARCHÉ DE BACHDJARAH
Cohue, saleté et mauvaises odeurs
 Les clients qui font leurs emplettes au marché de Bachdjarah sont contraints de se déplacer au milieu d’une indescriptible cohue, une répugnante saleté et des relents pestilentiels. Le marché des fruits et légumes de ce quartier populaire, qui reste l’un des espaces marchands les plus fréquentés de la capitale, est, à la longue, devenu un endroit repoussant du fait du manque d’hygiène régnant. Tout au long des nombreux trottoirs, croupissent des eaux usées. Des groupes de policiers tentent de traquer des marchands à la sauvette, à l’image de ceux qui avaient l’habitude de vendre des quantités de pain à l’air libre. C’est un perpétuel jeu du chat et de la souris. Stationner le long des trottoirs situés à proximité, relève de l’impossible, même en acceptant de s’acquitter d’une dîme auprès des personnes qui en ont fait leur propriété. La quasi-totalité de la chaussée entourant l’édifice marchand est, chaque jour, entièrement squattée par des marchands de fruits, de légumes et d’articles ménagers qui, à l’aide d’étals démesurés empiètent sur les espaces réservés aux piétons. Si l’on croit ce qui se dit ici, des propriétaires qui y possèdent des commerces à l’intérieur, parce que sûrs de ne pas être inquiétés, ont fait en sorte d’accaparer des espaces situés à l’extérieur afin de pouvoir multiplier leurs recettes. Les accrochages verbaux et parfois physiques entre détaillants et acquéreurs sont fréquents, soit parce que les premiers obstruent, presque en totalité, les voies d’accès au marché luimême, soit parce qu’ils tentent à l’insu des seconds de fourguer des produits abîmés. Au bas de l’une des ailes du marché, à l’endroit où ont pris l’habitude de venir s’installer illégalement des poissonniers, le spectacle est écoeurant. A proximité d’une grande benne à ordures, installée là en permanence et dans laquelle les commerçants sont censés venir se débarrasser de leurs déchets, sont jetés, çà et là, des casiers servant à emballer les produits de la mer ainsi que toutes sortes de détritus composés de légumes, de fruits, d’ossements ainsi que de papier et carton. Parmi les quantités de poissons qui se vendent à cet endroit, au milieu d’une permanente et insupportable odeur nauséabonde, beaucoup sont avariées. Les mareyeurs font en sorte de les arroser à l’aide d’eau brassée, plusieurs fois renouvelée, pour tenter de faire croire à leur fraîcheur et tromper ainsi les éventuels acheteurs. Devant la persistance des quelques phénomènes cités plus haut et qui sont loin de refléter toute la réalité des lieux, on comprend mal qu’aucune autorité n’ait cru utile, jusqu’à présent, de réagir pour mettre un terme au laisser-aller dans lequel baigne cette importante place marchande de la ville d’Alger. Il n’existe, à véritablement parler, aucun contrôle, que ce soit de la part des services de la concurrence et des prix ou de ceux chargés du contrôle sanitaire pour faire respecter les règles élémentaires d’hygiène.
Abdelwahab. Kehila
OUED OUCHAYEH
Trois jours sans eau
Durant ces jours de canicule et de chaleur exceptionnelle, certains quartiers de la wilaya d’Alger commencent à connaître des coupures d’eau, à l’instar de celui de Oued Ouchayeh, qui a été privé d’eau potable pendant trois jours, du 30 juin au 3 juillet. Habituellement alimenté en eau 24h/24, cette coupure n’a pas été précédée d’un avis de la part des services chargés de la gestion de l’eau dans la capitale, où la chaleur était à son maximum, laissant la population de ce quartier souffrir du manque terrible d’eau.Une situation qui a conduit la quasi-totalité des foyers à faire usage de tous les moyens pour s’approvisionner en ce liquide précieux pour préparer les repas et accomplir les autres tâches ménagères. Certains ont même eu recours à l’utilisation d’eau minérale pour remplacer l’eau du robinet. Pendant tout ce temps, les autorités locales ne se sont toujours pas exprimées sur les raisons de cette coupure ni sur sa durée, encore moins sur le rétablissement de la situation. Il y a lieu également de rappeler que cette localité souffre du problème de l’eau polluée. Un problème qui, à plusieurs reprises, a fait monter au créneau les habitants, mais hélas, à ce jour, aucune solution n’a été trouvée par les autorités locales.
A. K 
ABATTOIRS DU RUISSEAU
Hausse du prix de la viande rouge
Le prix de la viande rouge (ovine et bovine) a connu une légère augmentation ces derniers jours au niveau de l’abattoir du Ruisseau (Hussein Dey), selon les éleveurs et les grossistes. Ceci dit, la viande ovine est cédée ces dix derniers jours au niveau de cet ancien abattoir de la capitale jusqu’à 700 DA le kg (prix de gros s’entend) alors que celui de la viande bovine a oscillé entre 500 et 550 DA le kg. Cette augmentation des prix, faut-il le souligner, n’a pas été suivie d’une demande des consommateurs algérois. En d’autres termes, les ménages préfèrent consommer de la viande congelée, vu son prix intéressant. Le prix de la viande congelée vendue dans les boucheries de la capitale a connu, en revanche, une légère baisse. Son prix est fixé à 320 DA le kg ces jours-ci au lieu de 380 et 400 DA le kg, il y a quelques semaines. Aujourd’hui, elle constitue pour beaucoup de familles un véritable substitut à la viande fraîche. Pour les éleveurs, la hausse des prix de la viande rouge repose principalement sur la sécheresse qui a sévi ces trois derniers mois dans certaines régions du pays, surtout là où il y a une forte concentration d’éleveurs, en plus des coûts induits pour l’élevage. Un de ces éleveurs nous a confié qu’ils souhaitent une contribution, voire une aide directe de l’Etat afin de leur permettre de sortir de la crise. D’autre part, les grossistes se plaignent eux aussi de la cherté des prix de la viande fraîche, notamment dans les marchés de gros ; c’est le cas bien entendu des abattoirs du Ruisseau. Les prix de la viande fraîche sont toujours en hausse, et ce, malgré les multiples promesses de l’Etat, qui assure que ces prix vont connaître une baisse d’ici les prochains jours si ce n’est d’ici le ramadan.
A . K 
SAISON ESTIVALE
La Protection civile offre plus de 9 000 postes de travail saisonniers
La Protection civile prévoit la création de 9.000 postes de travail saisonniers au profit des jeunes durant la saison estivale 2008, a-t-on appris auprès de cette institution. "La Protection civile prévoit le placement de plus de 9.000 jeunes au niveau des plages durant la saison estivale, dans le cadre de l'emploi saisonnier, dont quelque 4.000 jeunes ont déjà été placés le mois de juin dernier", a indiqué à l'APS le chargé de la communication à la Direction générale de la Protection civile, le commandant Farouk Achour.Il s'agit, a-t-il dit, de jeunes universitaires âgés entre 18 et 30 ans et qui viennent s'ajouter aux agents professionnels de la Protection civile. Un affichage est réalisé au niveau des unités de la Protection civile dans les wilayas côtières, permettant les inscriptions de ces jeunes. Dans le même contexte, il a expliqué que des cycles de formation au profit de ces jeunes saisonniers ont été programmés depuis le mois de mai dernier et qui s'étaleront jusqu'au mois de septembre. Ce programme de formation est axé notamment sur les techniques de surveillance au niveau des plages. Le même responsable a relevé à cet effet qu'un dispositif opérationnel conséquent de moyens humains et matériels a été mis en place par les services de la Protection civile au niveau de 312 postes de plage dans les 14 wilayas côtières. S'agissant des moyens humains, il a précisé qu'il s'agit d'agents professionnels en l'occurrence des officiers, chefs de postes, médecins, plongeurs, ainsi que les agents saisonniers. Par ailleurs, un important programme de sensibilisation a été élaboré sur l'importance du respect des consignes de sécurité au niveau des plages et les différentes axes de prévention contre les accidents de la route. Dans cet objectif, une caravane de sensibilisation sera lancée le 15 juillet dans les 14 wilayas côtières du pays. 
 
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