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DÉPÉRISSEMENT DE L'ETAT 
 LIBAN
A qui profite le démenbrement du pays ?  
 Tizi Ouzou,
violent accrochage à Aït Yahia Moussa  
 Tlemcen,
un terroriste éliminé à Remchi  
 Aïn Defla,
la foudre tue un berger  
L’OEIL DU COURRIER                                                                  sidou-83@hotmail.fr

 

 

 Hebdoscope
DÉPÉRISSEMENT DE L'ETAT 
Ne vous fiez pas au titre, il ne sera pas question, dans ces lignes, de la fameuse théorie marxiste du dépérissement de l'Etat…bourgeois. Les Soviets et le pouvoir ouvrier ne sont plus qu'un vieux souvenir du romantisme révolutionnaire. Non, l'Etat peut dépérir quand, contraint ou par laxisme, il entre dans le cycle du renoncement aux attributs de sa propre souveraineté. Disons, plus prosaïquement, des prérogatives supposées intrinsèques et régaliennes de son autorité. « Derrière chaque grande nation, il y a une tragédie », disait un écrivain libanais célèbre. Mikhaïl Nouemah, prophétique à sa manière ; il savait dans quel pays il vivait et avait certainement une conception de la nation qui intégrait l'histoire dans toute sa dimension, avec ses hauts faits fédérateurs, le sang versé par les enfants d'une même patrie quand ils cèdent aux démons du déchirement, la passion de l'unité retrouvée quand ils se relèvent…Mais l'écrivain était à mille lieues de se douter que, même quand on la croit surmontée, la tragédie allait prendre ses quartiers dans la périphérie des esprits et devenir ce fil du rasoir prompt à couper de nouveau ce qui a été péniblement ressoudé. Quand on voit avec quelle rapidité foudroyante, les combats ont repris à Beyrouth, la semaine dernière, on peut difficilement soutenir que le Liban a définitivement clos la page de l'effroyable guerre civile de quinze ans qu'il a vécue entre 1975 et 1990. L'équilibre qui l'asseoit est certes, encore très fragile, mais le plus inquiétant est cette incapacité chronique de son Etat à retrouver tous ses attributs. Il suffit de mettre en perspective trois faits précis et de remonter le fil qui les relie entre eux pour en tirer une conclusion guère réjouissante. Primo, au Liban, il existe une armée qui n'est pas l'armée régulière. Cette armée, c'est la milice chiite de Hassen Nasrallah et elle a même livré un combat victorieux (été 2006) à une armée étrangère (l'israélienne). Donc quid de son désarmement, accords de Taef ou pas, résolutions de l'ONU ou pas. Nasrallah l'a assez claironné, du reste. Secundo, les affrontements de la semaine passée, dans la capitale, ont mis aux prises des musulmans entre eux, même s'ils appartiennent à des rites différents. Tertio, dans un pays sans chef d'Etat depuis six mois, la fonction de Premier ministre se trouve vidée de toute sa substance, dès lors que deux décisions de Fouad Siniora, non seulement n'ont pas été appliquées, mais rapportées sans autre forme de procès. Il s'agit de l'enquête sur les réseaux de communication du Hezbollah et du limogeage du chef de la sécurité de l'aéroport. A remarquer au passage la position de neutralité de l'armée libanaise qui s'est contentée d'un rôle d'interposition entre les protagonistes. La conclusion est claire comme de l'eau de roche : même l'Etat formel, qui ne devait déjà son existence qu'à l'assentiment des groupes et des clans, n'a plus que sa coquille vide à afficher. Le Liban pouvait-il échapper à ce funeste sort ? Assurément, non. Les ingérences extérieures y sont pour beaucoup, la seule décision, fondamentale, qui se devait impérativement d'être prise quand il le fallait ne l'a pas été, à savoir le désarmement de toutes les milices et leur fusion dans l'armée régulière. A partir de là, la seule voie d'engagement qui attendait l'Etat libanais ne pouvait être que celle de la faiblesse et du dépouillement de ses attributs. Le pays du cèdre n'est pas le seul de la région à être dans ce cas de figure. En Palestine, malgré toute sa bonne volonté et beaucoup de velléités, le président Mahmoud Abbas est confronté à une véritable sécession, territoriale, menée par les milices du Hamas, à Ghaza. En Irak, le Premier ministre Al Maliki –pourtant un chiite- n'arrive pas à désarmer les milices de Moqtada Sadr. Une situation d'autant plus incompréhensible que l'Irak est carrément sous occupation militaire américaine. Tout cela est évidemment pain béni pour Israël. Mais pas seulement. Au moment où le prix du pétrole bat tous les records (on parle d'un prix de 300 dollars le baril dans quelques années), cette forme de dépérissement des Etats de la région, couplée à la poudrière palestinienne, est en train de dessiner une géopolitique du Proche- Orient en tous points conformes aux intérêts des Etats-Unis. Il ne faut pas avoir peur des mots, ce « dépérissement » des Etats signe le retour en force de l'impérialisme américain. D'autres peuvent gloser sur l' « action unitaire » arabe dans leur ligue, mais c'est sans engagement, comme d'habitude. 
PAR A. Samil
LIBAN
A qui profite le démenbrement du pays ?
Alors que la tension a baissé d’un cran à Beyrouth ouest, suite à la décision de l’Armée libanaise de « désavouer Fouad Siniora » en procédant au gel des décisions du gouvernement et à la prise en charge du dossier du réseau de télécommunications, décisions qualifiées au demeurant de courageuses par le Hezbollah, les combats ont repris de plus belle notamment au sudest de Beyrouth et à Tripoli dans le nord du pays malgré le déploiement de l’armée, chargée de rétablir « la paix civile ». Le spectre d’une guerre civile des plus sanglantes plane toujours sur le pays du Cèdre. Les populations craignant les « représailles » commencent déjà à quitter le pays. « Quelque 7.000 personnes ont fui les accrochages qui ont éclaté dans le nord de la ville alors qu’une femme a été tuée » a déclaré le responsable des services de sécurité. Les étrangers aussi qui commençaient à quitter dès samedi le pays par la route via la Syrie, alors que la Turquie et le Koweït évacuaient leurs ressortissants. Armés de mitrailleuses, lance-roquettes, un arsenal de guerre qui rappelle les sombres années (1975-1990), les deux clans qui se mènent une guerre sans merci, sont toujours sur le qui-vive. Des tirs à l’arme lourde, ainsi que des explosions en pleine ville ont été entendus, tandis que plusieurs maisons et commerces ont été incendiés et les vitres des magasins brisées. Le dernier bilan fait état de pas moins de 40 morts et des dizaines de blessés. Un spectacle apocalyptique qui a fait en outre réagir diverses parties. Au moment où les chefs de diplomatie arabes se rencontrent au Caire dans une réunion extraordinaire pour tenter de dégager une position arabe consensuelle pour la sortie de crise au Liban, à la lumière des concertations menées durant ces deux derniers jours, en l’absence du ministre des AE syrien dont le pays est accusé l’un des principaux responsables de la crise au Liban indique-t-on, l’armée israélienne survole le Sud Liban en violation de la résolution 1701 de l’ONU, sous prétexte que, l’Etat sioniste qui exprime sa crainte de voir l’Iran prendre le contrôle du Liban et de la bande de Gaza par l’intermédiaire du Hezbollah et du Hamas, devrait « ouvrir l’oeil ». Dans la même journée de dimanche, le pape Benoît XVI est sorti de ses gonds pour condamner « les affrontements armés » en exhortant les « Libanais à abandonner les affrontements qui sont en train de conduire ce cher pays vers l’irréparable » tout comme l’ont fait avant lui, l’ONU, les « pays frères » et les « tenants de la guerre ». Le Liban se retrouve ainsi au coeur d’un conflit plus politique et stratégique que d’ordre purement confessionnel. Au coeur « du choc des civilisations », concept « huntingtonien » issu des cendres des deux tours jumelles. Il est clair que les élections générales de 2009 sont en ligne de mire des idéologies qui se disputent le terrain à coups de lanceroquettes et de bombes, les unes soutenues par les Occidentaux et les autres « armées » par la Syrie et l’Iran notamment. Le conflit risque de perdurer et c’est le peuple libanais, profondément « pacifique » qui en est le seul perdant. La crise politique aiguë au Liban ne saurait trouver une sortie honorable que si les différentes parties en conflit se mettent autour d’une table et mettent leurs armes de côté. Existe-t-il réellement une issue à la crise « sans concession » ?
Saïd Mekla 
Tizi Ouzou,
violent accrochage à Aït Yahia Moussa
Le village Tichkiouine, dans la région d’Aït Yahia Moussa, au sud de Tizi Ouzou a été le théâtre d’un violent accrochage qui s’est produit avant-hier soir entre un important groupe armé et des éléments de l’ANP. Selon des sources concordantes et très au fait de la chose sécuritaire, les éléments de l’ANP ont réussi à mettre hors d’état de nuire un terroriste et son arme, de type Kalachnikov a été récupérée. Le reste du groupe aurait réussi à prendre la fuite à la faveur de l’obscurité et il se serait retranché dans les maquis avoisinants. Une vaste opération de recherche a été lancée par l’ANP qui maintient la pression sur les groupes armés qui écument encore de nombreux maquis de la wilaya de Tizi Ouzou.
B. B. 
Tlemcen,
un terroriste éliminé à Remchi
Un terroriste a été abattu dans la soirée d’avant-hier, entre 20h et 20h 30 mn, à Remchi, dans la wilaya de Tlemcen. Il s’agit de D.L., un ancien repenti, âgé de trente -quatre ans et habitant le village de Sidi Ahmed. S’agissant des circonstances de l’opération menée par les éléments de la BMPJ, notre source indique que le terroriste se trouvait chez lui quand sa demeure a été cernée. Se barricadant sur la terrasse de la maison familiale, il refusa de se rendre. Il a même pris l’initiative d’ouvrir le feu sur les éléments des services de sécurité. L’accrochage qui s’en est suivi a duré un certain temps, ajoute-t-on. On affirme qu’un policier a pu surprendre le terroriste et le descendre. Par ailleurs, on ajoute qu’un membre des forces de l’ordre a été blessé lors de cette opération. On suppose qu’il avait un fusil à canon scié (mahchoucha) et une kalachnikov. Sur la terrasse, les services de sécurité ont récupéré les douilles d’un fusil de chasse et d’une mitraillette. Soulignons que c’est le second terroriste abattu dans la région ouest, épargnée jusque-là, en l’espace de quelques semaines, par la nébuleuse intégriste. Il y a un peu plus d’un mois, les services de sécurité ont neutralisé un terroriste au quartier Sidi El Houari à Oran qui s’apprêtait à commettre un attentat. Il était en possession d’une ceinture d’explosifs.
Salah Ziad 
Aïn Defla,
la foudre tue un berger
Selon des sources hospitalières, la commune de Mekhatria a connu un événement inhabituel lors des dernières chutes de pluie qui se sont abattues sur la région. Effectivement, de fortes précipitations ont provoqué des dégâts considérables, notamment dans les zones rurales. Plusieurs routes ont été inondées et fermées à la circulation, des maisons et des terres agricoles submergées par les eaux en furie. Malheureusement, deux personnes sont décédées après avoir été foudroyées. Il s’agit de deux bergers, le premier est décédé sur le coup, il était âgé de 22 ans, alors que le second a été blessé. Les corps des deux victimes ont été transférés à l’hôpital d’Aïn Defla.
S.K 
 
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