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Hebdoscope
DÉPÉRISSEMENT DE L'ETAT |
Ne vous fiez pas au titre, il ne sera
pas question, dans ces lignes, de
la fameuse théorie marxiste du
dépérissement de l'Etat…bourgeois.
Les Soviets et le pouvoir ouvrier ne
sont plus qu'un vieux souvenir du
romantisme révolutionnaire. Non, l'Etat
peut dépérir quand, contraint ou par
laxisme, il entre dans le cycle du renoncement
aux attributs de sa propre souveraineté.
Disons, plus prosaïquement, des
prérogatives supposées intrinsèques et
régaliennes de son autorité.
« Derrière chaque grande nation, il y
a une tragédie », disait un écrivain libanais
célèbre. Mikhaïl Nouemah, prophétique
à sa manière ; il savait dans quel
pays il vivait et avait certainement une
conception de la nation qui intégrait
l'histoire dans toute sa dimension, avec
ses hauts faits fédérateurs, le sang versé
par les enfants d'une même patrie
quand ils cèdent aux démons du déchirement,
la passion de l'unité retrouvée
quand ils se relèvent…Mais l'écrivain
était à mille lieues de se douter que,
même quand on la croit surmontée, la
tragédie allait prendre ses quartiers dans
la périphérie des esprits et devenir ce fil
du rasoir prompt à couper de nouveau
ce qui a été péniblement ressoudé.
Quand on voit avec quelle rapidité
foudroyante, les combats ont repris à
Beyrouth, la semaine dernière, on peut
difficilement soutenir que le Liban a
définitivement clos la page de l'effroyable
guerre civile de quinze ans qu'il
a vécue entre 1975 et 1990. L'équilibre
qui l'asseoit est certes, encore très fragile,
mais le plus inquiétant est cette incapacité
chronique de son Etat à retrouver
tous ses attributs. Il suffit de mettre en
perspective trois faits précis et de
remonter le fil qui les relie entre eux
pour en tirer une conclusion guère
réjouissante. Primo, au Liban, il existe
une armée qui n'est pas l'armée régulière.
Cette armée, c'est la milice chiite de
Hassen Nasrallah et elle a même livré
un combat victorieux (été 2006) à une
armée étrangère (l'israélienne).
Donc quid de son désarmement,
accords de Taef ou pas, résolutions de
l'ONU ou pas. Nasrallah l'a assez claironné,
du reste. Secundo, les affrontements
de la semaine passée, dans la
capitale, ont mis aux prises des musulmans
entre eux, même s'ils appartiennent
à des rites différents.
Tertio, dans un pays sans chef d'Etat
depuis six mois, la fonction de Premier
ministre se trouve vidée de toute sa substance,
dès lors que deux décisions de
Fouad Siniora, non seulement n'ont pas
été appliquées, mais rapportées sans
autre forme de procès. Il s'agit de l'enquête
sur les réseaux de communication
du Hezbollah et du limogeage du chef
de la sécurité de l'aéroport. A remarquer
au passage la position de neutralité de
l'armée libanaise qui s'est contentée d'un
rôle d'interposition entre les protagonistes.
La conclusion est claire comme de
l'eau de roche : même l'Etat formel, qui
ne devait déjà son existence qu'à l'assentiment
des groupes et des clans, n'a plus
que sa coquille vide à afficher.
Le Liban pouvait-il échapper à ce
funeste sort ? Assurément, non. Les
ingérences extérieures y sont pour beaucoup,
la seule décision, fondamentale,
qui se devait impérativement d'être prise
quand il le fallait ne l'a pas été, à savoir
le désarmement de toutes les milices et
leur fusion dans l'armée régulière. A
partir de là, la seule voie d'engagement
qui attendait l'Etat libanais ne pouvait
être que celle de la faiblesse et du
dépouillement de ses attributs.
Le pays du cèdre n'est pas le seul de
la région à être dans ce cas de figure. En
Palestine, malgré toute sa bonne volonté
et beaucoup de velléités, le président
Mahmoud Abbas est confronté à une
véritable sécession, territoriale, menée
par les milices du Hamas, à Ghaza. En
Irak, le Premier ministre Al Maliki
–pourtant un chiite- n'arrive pas à désarmer
les milices de Moqtada Sadr. Une
situation d'autant plus incompréhensible
que l'Irak est carrément sous occupation
militaire américaine.
Tout cela est évidemment pain béni
pour Israël. Mais pas seulement. Au
moment où le prix du pétrole bat tous
les records (on parle d'un prix de 300
dollars le baril dans quelques années),
cette forme de dépérissement des Etats
de la région, couplée à la poudrière
palestinienne, est en train de dessiner
une géopolitique du Proche- Orient en
tous points conformes aux intérêts des
Etats-Unis.
Il ne faut pas avoir peur des mots, ce
« dépérissement » des Etats signe le
retour en force de l'impérialisme américain.
D'autres peuvent gloser sur l' «
action unitaire » arabe dans leur ligue,
mais c'est sans engagement, comme
d'habitude. |
PAR A. Samil |
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LIBAN
A qui profite le démenbrement du pays ? |
Alors que la tension a baissé d’un
cran à Beyrouth ouest, suite à la
décision de l’Armée libanaise de
« désavouer Fouad Siniora » en procédant
au gel des décisions du gouvernement
et à la prise en charge du dossier
du réseau de télécommunications, décisions
qualifiées au demeurant de courageuses
par le Hezbollah, les combats ont
repris de plus belle notamment au sudest
de Beyrouth et à Tripoli dans le nord
du pays malgré le déploiement de l’armée,
chargée de rétablir « la paix civile
». Le spectre d’une guerre civile des plus
sanglantes plane toujours sur le pays du
Cèdre. Les populations craignant les «
représailles » commencent déjà à quitter
le pays. « Quelque 7.000 personnes
ont fui les accrochages qui ont éclaté
dans le nord de la ville alors qu’une
femme a été tuée » a déclaré le responsable
des services de sécurité. Les étrangers
aussi qui commençaient à quitter
dès samedi le pays par la route via la
Syrie, alors que la Turquie et le Koweït
évacuaient leurs ressortissants. Armés
de mitrailleuses, lance-roquettes, un
arsenal de guerre qui rappelle les
sombres années (1975-1990), les deux
clans qui se mènent une guerre sans
merci, sont toujours sur le qui-vive. Des
tirs à l’arme lourde, ainsi que des explosions
en pleine ville ont été entendus,
tandis que plusieurs maisons et commerces
ont été incendiés et les vitres des
magasins brisées. Le dernier bilan fait
état de pas moins de 40 morts et des
dizaines de blessés. Un spectacle apocalyptique
qui a fait en outre réagir
diverses parties. Au moment où les chefs
de diplomatie arabes se rencontrent au
Caire dans une réunion extraordinaire
pour tenter de dégager une position
arabe consensuelle pour la sortie de
crise au Liban, à la lumière des concertations
menées durant ces deux derniers
jours, en l’absence du ministre des AE
syrien dont le pays est accusé l’un des
principaux responsables de la crise au
Liban indique-t-on, l’armée israélienne
survole le Sud Liban en violation de la
résolution 1701 de l’ONU, sous prétexte
que, l’Etat sioniste qui exprime sa
crainte de voir l’Iran prendre le contrôle
du Liban et de la bande de Gaza par
l’intermédiaire du Hezbollah et du
Hamas, devrait « ouvrir l’oeil ». Dans la
même journée de dimanche, le pape
Benoît XVI est sorti de ses gonds pour
condamner « les affrontements armés »
en exhortant les « Libanais à abandonner
les affrontements qui sont en train
de conduire ce cher pays vers l’irréparable
» tout comme l’ont fait avant lui,
l’ONU, les « pays frères » et les «
tenants de la guerre ».
Le Liban se retrouve ainsi au coeur
d’un conflit plus politique et stratégique
que d’ordre purement confessionnel. Au
coeur « du choc des civilisations »,
concept « huntingtonien » issu des
cendres des deux tours jumelles. Il est
clair que les élections générales de 2009
sont en ligne de mire des idéologies qui
se disputent le terrain à coups de lanceroquettes
et de bombes, les unes soutenues
par les Occidentaux et les autres «
armées » par la Syrie et l’Iran notamment.
Le conflit risque de perdurer et
c’est le peuple libanais, profondément «
pacifique » qui en est le seul perdant.
La crise politique aiguë au Liban ne
saurait trouver une sortie honorable que
si les différentes parties en conflit se
mettent autour d’une table et mettent
leurs armes de côté. Existe-t-il réellement
une issue à la crise « sans concession
» ?
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Saïd Mekla |
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Tizi Ouzou,
violent
accrochage à Aït Yahia Moussa |
Le village Tichkiouine, dans la région
d’Aït Yahia Moussa, au sud de Tizi
Ouzou a été le théâtre d’un violent
accrochage qui s’est produit avant-hier
soir entre un important groupe armé et
des éléments de l’ANP. Selon des
sources concordantes et très au fait de la
chose sécuritaire, les éléments de l’ANP
ont réussi à mettre hors d’état de nuire
un terroriste et son arme, de type
Kalachnikov a été récupérée. Le reste
du groupe aurait réussi à prendre la fuite
à la faveur de l’obscurité et il se serait
retranché dans les maquis avoisinants.
Une vaste opération de recherche a été
lancée par l’ANP qui maintient la pression
sur les groupes armés qui écument
encore de nombreux maquis de la wilaya
de Tizi Ouzou.
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B. B. |
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Tlemcen,
un terroriste éliminé
à Remchi |
Un terroriste a été abattu dans la soirée
d’avant-hier, entre 20h et 20h 30 mn, à
Remchi, dans la wilaya de Tlemcen. Il
s’agit de D.L., un ancien repenti, âgé de
trente -quatre ans et habitant le village de
Sidi Ahmed. S’agissant des circonstances
de l’opération menée par les éléments de
la BMPJ, notre source indique que le terroriste
se trouvait chez lui quand sa
demeure a été cernée. Se barricadant sur
la terrasse de la maison familiale, il refusa
de se rendre. Il a même pris l’initiative
d’ouvrir le feu sur les éléments des services
de sécurité. L’accrochage qui s’en est suivi
a duré un certain temps, ajoute-t-on. On
affirme qu’un policier a pu surprendre le
terroriste et le descendre. Par ailleurs, on
ajoute qu’un membre des forces de l’ordre
a été blessé lors de cette opération. On
suppose qu’il avait un fusil à canon scié
(mahchoucha) et une kalachnikov. Sur la
terrasse, les services de sécurité ont récupéré
les douilles d’un fusil de chasse et d’une
mitraillette. Soulignons que c’est le second
terroriste abattu dans la région ouest, épargnée
jusque-là, en l’espace de quelques
semaines, par la nébuleuse intégriste. Il y a
un peu plus d’un mois, les services de
sécurité ont neutralisé un terroriste au
quartier Sidi El Houari à Oran qui s’apprêtait
à commettre un attentat. Il était en
possession d’une ceinture d’explosifs.
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Salah Ziad |
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Aïn Defla,
la foudre tue un berger |
Selon des sources hospitalières, la commune
de Mekhatria a connu un événement
inhabituel lors des dernières
chutes de pluie qui se sont abattues sur
la région. Effectivement, de fortes précipitations
ont provoqué des dégâts considérables,
notamment dans les zones
rurales. Plusieurs routes ont été inondées
et fermées à la circulation, des maisons
et des terres agricoles submergées
par les eaux en furie. Malheureusement,
deux personnes sont décédées après
avoir été foudroyées. Il s’agit de deux
bergers, le premier est décédé sur le
coup, il était âgé de 22 ans, alors que le
second a été blessé. Les corps des deux
victimes ont été transférés à l’hôpital
d’Aïn Defla.
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S.K |
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