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NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES
Sous de mauvais auspices |
Les négociations israélo-palestiniennes
débuteront ce jeudi à
Washington ; mais, dès hier soir
un dîner a réuni, outre Benyamin
Netanyahou, Premier ministre
israélien, et Mahmoud Abbas,
président de l’Autorité palestinienne,
le président égyptien, Hosni
Moubarak, et le roi Abdallah de
Jordanie. D’ores et déjà ces négociations
se présentent sous de
mauvais auspices tant les positions
de chacune des deux parties
sont éloignées.
Le Premier ministre israélien
Benyamin Netanyahou veut avant
tout préalable régler la question
de la « sécurité » avant d’aborder les
problèmes de fond tels que la question
d’El Qods et le statut des réfugiés
palestiniens et leur retour. Le président de
l’Autorité palestinienne , Mahmoud
Abbas, veut quand à lui arriver à ces
questions essentielles dès l’entame de la
négociation , « car ces négociations sont
pour lui le seul moyen de démontrer aux
Palestiniens que la diplomatie marche
mieux que la violence pour obtenir un
État » , selon un de ses proches.
De son côté, l’ex-ministre israélien
Yossi Beilin, figure centrale des accords
d’Oslo (1993), estime que «l’administration
américaine se conduit de manière
irresponsable en poussant Netanyahou et
Abbas à s’asseoir à la même table». «Si,
par miracle, les négociations annoncées
devaient donner des résultats concrets.
L’accord serait inapplicable sur le terrain
en raison de la désunion des Palestiniens»,
poursuit-il. Pour tenter d’évaluer les
chances de succès d’une telle négociation
la presse israélienne a simulé ces
négociations directes avec d’anciens hauts
dirigeants de l’armée israélienne.
«Même avec une approche agressive
des États-Unis, il n’est pas sûr que Abbas
restera. Son intérêt est aussi de montrer le
vrai visage de Netanyahou pour ensuite
pouvoir faire appel à l’ONU», écrit analyste.
Conclusion de la simulation : «Le profond
niveau de méfiance entre Israël et les
territoires palestiniens est en soi un obstacle
important.» Sans compter les événements
de dernière minute qui peuvent
encore changer la donne comme ceux de
ce week-end.
D’un côté, «Israël était en ébullition
dimanche après le refus d’une troupe du
théâtre israélien de jouer dans les colonies
juives», et de l’autre «les Palestiniens ont
été eux scandalisés par un sermon violemment
anti-palestinien d’un rabbin de
Jérusalem». «Cela n’a fait qu’électrifier de
plus en plus l’atmosphère à quelques
jours de la reprise des négociations», ajoute
le commentateur.
Cependant, pour le Premier ministre
palestinien, les Palestiniens seront prêts à
établir leur État d’ici un an. Salam
Fayyad présentait à Ramallah, la deuxième
étape de son plan de deux ans pour
poser les fondations d’un État palestinien,
sans attendre le résultat des négociations
avec Israël. Salam Fayyad a assuré que
l’État palestinien est en marche. Un an
après le lancement de son plan d’action
baptisé « Vers la liberté », l’Autorité
palestinienne a construit 34 écoles, 11 cliniques
et une quarantaine de routes. Pour
le Premier ministre palestinien, c’est la
preuve que les Palestiniens sont prêts à
s’auto-gouverner. « Le pari que nous prenons,
dit Salam Fayyad, c’est que tous ces
résultats vont mettre suffisamment de
pression sur le processus politique pour
pousser à la fin de l’occupation». Car pour
Salam Fayyad, les négociations pourraient
ne pas suffire. Le Premier ministre palestinien
doute notamment de la volonté
israélienne d’accepter un véritable État
palestinien souverain « Quel État
Benyamin Netanyahu veut-il proposer
aux Palestiniens ?
C’est une question fondamentale et
sans préjuger de ce qui se passera dans les
prochaines semaines, je pense que nous
approchons du moment de vérité », a
estime par ailleurs le Premier ministre
palestinien. De son côté, le secrétaire
général de la Ligue arabe, Amr Moussa,
a estimé que la reprise des négociations
directes entre Israël et les Palestiniens se
faisait dans un climat « pessimiste.»
Nombreux sont ceux qui sont pessimistes
quant au résultat de ces négociations
», a déclaré Amr Moussa. Il a ajouté
que le comité spécialisé de la Ligue
arabe qui suit ce dossier pourrait être
amené à se réunir dans les prochaines
semaines pour évaluer la situation.
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Mokhtar B.
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SAHARA OCCIDENTAL
Le Front Polisario constate
l'interruption des négociations |
Le Secrétariat national du Front
Polisario a dressé le constat
d'"interruption des négociations"
sur le conflit du Sahara
Occidental, en raison de "l'intransigeance"
du Maroc, qui ne montre
"aucune volonté" à trouver une solution
juste et durable au conflit conformément
à la légitimité internationale,
selon un communiqué sahraoui, publié
par l'agence de presse sahraouie.
Réuni durant deux jours sous la présidence
de son secrétaire général,
Mohamed Abdelaziz, la première instance
politique du Front Polisario
après le congrès, a réitéré que la solution
du conflit "ne saurait être qu'un
référendum d'autodétermination
impartial parrainé par les Nations
unies" et son rejet catégorique des
manoeuvres du Maroc tendant à "se
dérober" de ses obligations
International, et à "prolonger les souffrances"
des Sahraouis des deux côtés
du "mur de la honte" qui les divisent
depuis plus de trois décennies.
À cet égard, le secrétariat national
du Front Polisario a affirmé que le
peuple sahraoui sous la houlette du
Front Polisario est plus jamais "decidé"
à poursuivre sa résistance "par tous les
moyens légitimes", jusqu'au parachèvement
de la construction d'un État de
tous les Sahraouis, "une réalité irréversible
nationale, régionale et internationale"
sur l'ensemble du territoire du
Sahara Occidental, a ajouté le communiqué.
Toutefois, le Front Polisario a
renouvelé son engagement à continuer
à coopérer avec l'Organisation des
Nations unies et le Conseil de sécurité
afin de "respecter leurs engagements
envers le peuple sahraoui, en lui permettant,
dès que possible, de choisir
son propre avenir, à travers un référendum
d'autodétermination".
Par ailleurs, le Front Polisario a
décidé de tenir ses prochaines assises
"avant la fin de l'année 2011", appelant
les Nations unies et la communauté
internationale à "saisir l'occasion pour
traiter fermement et sérieusement du
statut définitif du Sahara Occidental"
et estimant que la persistance de l'occupation
marocaine et sa politique de
blocage, "menacent, par ses graves
conséquences, la sécurité et la stabilité
dans la région".
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M. B.
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TIPAZA
Un jeune
de 19 ans se noie
à Kouchet El-Djir |
Beaucoup de jeunes, dans la
wilaya de Tipaza, pour passer
le temps en ces longues
et chaudes journées de Ramadhan,
n'hésitent pas à aller à la mer. Ils sont
imités en cela par d'autres résidant
dans les wilayas voisines ; principalement,
dans celle d'Alger et de Blida.
C'est dans la première citée de ces
deux wilayas que résidait le dernier
noyé en date enregistré sur le littoral
de la wilaya de Tipasa.
âgé de 19 ans à peine, le malheureux
qui habitait la localité d'Oued
Fayet s'est, selon le lieutenant
Mechalikh, chargé de la cellule de
communication de la direction de
Tipaza de la Protection civile, noyé
dans la journée de lundi dernier, 30
août.
À hauteur du site rocheux et, par
conséquent, officiellement interdit à
la baignade, appelé Kouchet El-Djir
; un site qui se trouve peu avant la
fameuse pointe d'El Beldj par laquelle
le mont Chenoua pénètre dans la
mer. Toujours selon le lieutenant
Mechalikh, les éléments de l'unité
principale de la Protection civile du
Chenoua, parmi lesquels des plongeurs,
qui se sont déplacés sur les
lieux, aussitôt la nouvelle d'un baigneur
en danger de noyade connue,
n'ont pu que retirer de l'eau le corps
sans vie du malheureux. Il semble
que celui-ci s'est imprudemment
aventuré dans l'eau alors que la mer
était ce jour là, malgré la chaleur qu'il
faisait, quelque peu démontée.
Il y a lieu de signaler que cette
noyade porte à six le nombre de
celles enregistrées cette saison - pour
être précis, du 1er juin au 31 août -
sur le littoral de la wilaya de Tipaza.
Dans le même registre, mais en
nous limitant aux seuls 43 sites surveillés
par la Protection civile que
compte la wilaya de Tipaza, 4 047
personnes en danger de noyade ont
été sauvées, durant la même période,
par les éléments de ce corps.
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Mourad Bendris
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