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NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES
Sous de mauvais auspices
 
SAHARA OCCIDENTAL
Le Front Polisario constate l'interruption des négociations
 
TIPAZA
Un jeune de 19 ans se noie à Kouchet El-Djir

NÉGOCIATIONS ISRAÉLO-PALESTINIENNES
  Sous de mauvais auspices
Les négociations israélo-palestiniennes débuteront ce jeudi à Washington ; mais, dès hier soir un dîner a réuni, outre Benyamin Netanyahou, Premier ministre israélien, et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, le président égyptien, Hosni Moubarak, et le roi Abdallah de Jordanie. D’ores et déjà ces négociations se présentent sous de mauvais auspices tant les positions de chacune des deux parties sont éloignées. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou veut avant tout préalable régler la question de la « sécurité » avant d’aborder les problèmes de fond tels que la question d’El Qods et le statut des réfugiés palestiniens et leur retour. Le président de l’Autorité palestinienne , Mahmoud Abbas, veut quand à lui arriver à ces questions essentielles dès l’entame de la négociation , « car ces négociations sont pour lui le seul moyen de démontrer aux Palestiniens que la diplomatie marche mieux que la violence pour obtenir un État » , selon un de ses proches. De son côté, l’ex-ministre israélien Yossi Beilin, figure centrale des accords d’Oslo (1993), estime que «l’administration américaine se conduit de manière irresponsable en poussant Netanyahou et Abbas à s’asseoir à la même table». «Si, par miracle, les négociations annoncées devaient donner des résultats concrets. L’accord serait inapplicable sur le terrain en raison de la désunion des Palestiniens», poursuit-il. Pour tenter d’évaluer les chances de succès d’une telle négociation la presse israélienne a simulé ces négociations directes avec d’anciens hauts dirigeants de l’armée israélienne. «Même avec une approche agressive des États-Unis, il n’est pas sûr que Abbas restera. Son intérêt est aussi de montrer le vrai visage de Netanyahou pour ensuite pouvoir faire appel à l’ONU», écrit analyste. Conclusion de la simulation : «Le profond niveau de méfiance entre Israël et les territoires palestiniens est en soi un obstacle important.» Sans compter les événements de dernière minute qui peuvent encore changer la donne comme ceux de ce week-end. D’un côté, «Israël était en ébullition dimanche après le refus d’une troupe du théâtre israélien de jouer dans les colonies juives», et de l’autre «les Palestiniens ont été eux scandalisés par un sermon violemment anti-palestinien d’un rabbin de Jérusalem». «Cela n’a fait qu’électrifier de plus en plus l’atmosphère à quelques jours de la reprise des négociations», ajoute le commentateur. Cependant, pour le Premier ministre palestinien, les Palestiniens seront prêts à établir leur État d’ici un an. Salam Fayyad présentait à Ramallah, la deuxième étape de son plan de deux ans pour poser les fondations d’un État palestinien, sans attendre le résultat des négociations avec Israël. Salam Fayyad a assuré que l’État palestinien est en marche. Un an après le lancement de son plan d’action baptisé « Vers la liberté », l’Autorité palestinienne a construit 34 écoles, 11 cliniques et une quarantaine de routes. Pour le Premier ministre palestinien, c’est la preuve que les Palestiniens sont prêts à s’auto-gouverner. « Le pari que nous prenons, dit Salam Fayyad, c’est que tous ces résultats vont mettre suffisamment de pression sur le processus politique pour pousser à la fin de l’occupation». Car pour Salam Fayyad, les négociations pourraient ne pas suffire. Le Premier ministre palestinien doute notamment de la volonté israélienne d’accepter un véritable État palestinien souverain « Quel État Benyamin Netanyahu veut-il proposer aux Palestiniens ? C’est une question fondamentale et sans préjuger de ce qui se passera dans les prochaines semaines, je pense que nous approchons du moment de vérité », a estime par ailleurs le Premier ministre palestinien. De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a estimé que la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens se faisait dans un climat « pessimiste.» Nombreux sont ceux qui sont pessimistes quant au résultat de ces négociations », a déclaré Amr Moussa. Il a ajouté que le comité spécialisé de la Ligue arabe qui suit ce dossier pourrait être amené à se réunir dans les prochaines semaines pour évaluer la situation.
 Mokhtar B. 

SAHARA OCCIDENTAL
  Le Front Polisario constate l'interruption des négociations
Le Secrétariat national du Front Polisario a dressé le constat d'"interruption des négociations" sur le conflit du Sahara Occidental, en raison de "l'intransigeance" du Maroc, qui ne montre "aucune volonté" à trouver une solution juste et durable au conflit conformément à la légitimité internationale, selon un communiqué sahraoui, publié par l'agence de presse sahraouie. Réuni durant deux jours sous la présidence de son secrétaire général, Mohamed Abdelaziz, la première instance politique du Front Polisario après le congrès, a réitéré que la solution du conflit "ne saurait être qu'un référendum d'autodétermination impartial parrainé par les Nations unies" et son rejet catégorique des manoeuvres du Maroc tendant à "se dérober" de ses obligations International, et à "prolonger les souffrances" des Sahraouis des deux côtés du "mur de la honte" qui les divisent depuis plus de trois décennies. À cet égard, le secrétariat national du Front Polisario a affirmé que le peuple sahraoui sous la houlette du Front Polisario est plus jamais "decidé" à poursuivre sa résistance "par tous les moyens légitimes", jusqu'au parachèvement de la construction d'un État de tous les Sahraouis, "une réalité irréversible nationale, régionale et internationale" sur l'ensemble du territoire du Sahara Occidental, a ajouté le communiqué. Toutefois, le Front Polisario a renouvelé son engagement à continuer à coopérer avec l'Organisation des Nations unies et le Conseil de sécurité afin de "respecter leurs engagements envers le peuple sahraoui, en lui permettant, dès que possible, de choisir son propre avenir, à travers un référendum d'autodétermination". Par ailleurs, le Front Polisario a décidé de tenir ses prochaines assises "avant la fin de l'année 2011", appelant les Nations unies et la communauté internationale à "saisir l'occasion pour traiter fermement et sérieusement du statut définitif du Sahara Occidental" et estimant que la persistance de l'occupation marocaine et sa politique de blocage, "menacent, par ses graves conséquences, la sécurité et la stabilité dans la région".
 M. B. 

TIPAZA
  Un jeune de 19 ans se noie à Kouchet El-Djir
Beaucoup de jeunes, dans la wilaya de Tipaza, pour passer le temps en ces longues et chaudes journées de Ramadhan, n'hésitent pas à aller à la mer. Ils sont imités en cela par d'autres résidant dans les wilayas voisines ; principalement, dans celle d'Alger et de Blida. C'est dans la première citée de ces deux wilayas que résidait le dernier noyé en date enregistré sur le littoral de la wilaya de Tipasa. âgé de 19 ans à peine, le malheureux qui habitait la localité d'Oued Fayet s'est, selon le lieutenant Mechalikh, chargé de la cellule de communication de la direction de Tipaza de la Protection civile, noyé dans la journée de lundi dernier, 30 août. À hauteur du site rocheux et, par conséquent, officiellement interdit à la baignade, appelé Kouchet El-Djir ; un site qui se trouve peu avant la fameuse pointe d'El Beldj par laquelle le mont Chenoua pénètre dans la mer. Toujours selon le lieutenant Mechalikh, les éléments de l'unité principale de la Protection civile du Chenoua, parmi lesquels des plongeurs, qui se sont déplacés sur les lieux, aussitôt la nouvelle d'un baigneur en danger de noyade connue, n'ont pu que retirer de l'eau le corps sans vie du malheureux. Il semble que celui-ci s'est imprudemment aventuré dans l'eau alors que la mer était ce jour là, malgré la chaleur qu'il faisait, quelque peu démontée. Il y a lieu de signaler que cette noyade porte à six le nombre de celles enregistrées cette saison - pour être précis, du 1er juin au 31 août - sur le littoral de la wilaya de Tipaza. Dans le même registre, mais en nous limitant aux seuls 43 sites surveillés par la Protection civile que compte la wilaya de Tipaza, 4 047 personnes en danger de noyade ont été sauvées, durant la même période, par les éléments de ce corps.
 Mourad Bendris 

 
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