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Kabylie
BOGHNI
Quand le réactif de groupage vient à manquer à l’hôpital !
En se présentant au service de la polyclinique de Boghni pour se faire la carte de groupage sanguin, les habitants de cette région se sont sentis ébahis par la réponse qui leur est réservée par l’infirmière. « On ne dispose pas de réactif de groupage. Il faut revenir dans une dizaine de jours », leur a-t-elle signifié. C’est grave ce qui arrive dans une polyclinique. Aujourd’hui, c’est ce petit machin qui fait défaut, demain, c’est le vaccin pour bébés. Où va-t-on ? Les citoyens qui se sont présentés au guichet n’ont pas trouvé les mots exacts pour exprimer leur mécontentement. Et le comble du paradoxe, c’est qu’on vous oriente immédiatement sur-le - champ vers le laboratoire privé situé juste en face de la polyclinique pour connaître votre groupe sanguin. «Il est juste à côté. On le fait à deux cents (200) dinars », semble vous orienter le responsable du laboratoire. Sans détour aucun, l’idée qui vous vient à l’esprit c’est qu’il y a quelque part anguille sous roche. Cette situation insoutenable vous irrite au point de perdre le contrôle de vos nerfs. Déjà, ils sont en pelote et à fleur de peau et l’on verse dans l’hérésie. Mais est-il concevable d’admettre qu’un tel réactif vienne à faire défaut dans un hôpital public alors que les pharmacies privées en regorgent ? A force d’y penser, vous risquez fort bien de tomber dans les carafes. Au moment où les caisses de l’Etat sont renflouées par les recettes pétrolières, le pauvre citoyen mène une vie de misère. Il n’a pas même pas le droit aux soins élémentaires gratuits et garantis pourtant par la Constitution. Le rouleau compresseur de l’injustice sociale écrase tout sur son passage, sauf bien sûr les nantis qui ne cessent de bénéficier des largesses d’une République pas toujours équitable. Les médicaments deviennent de plus en plus non remboursables, la qualité du service tend à frôler le raz des pâquerettes et tutti quanti. Et si par hasard, il y a un blessé qui arrive en urgence et que l’on doit déterminer rapidement son groupe sanguin, comment procèdera-t-on ? Il sera évacué vers un laboratoire privé ou fera t-on appel à celui-ci pour qu’il se rende sur les lieux ? Tant que la société n’est pas organisée pour défendre ses droits, la politique d’exclusion sociale aura toujours un long chemin devant elle.
A.Ahmed 
BÉNI KOUFFI (BOGHNI)
Des dos-d’âne incommodes
 On est toujours au stade de bricolage et du laisser faire. A Boghni, et plus exactement au village de Béni Kouffi, les services de la voirie de l’APC de Boghni, ont procédé à la mise en place de ralentisseurs le long de la route desservant le village sus-cité. Jusque-là, rien d’insensé. Au contraire, de nos jours, en raison du foisonnement de chauffards qui ne se soucient guère des vies humaines en roulant à toute vitesse même sur les chaussées étroites et dans les agglomérations ou auprès des établissements scolaires, l’installation de ralentisseurs ne peut qu’être applaudie à deux mains. Malheureusement, il faut avouer que du côté des pouvoirs publics, on excelle toujours dans la politique du travail bâclé et fait à la hâte. C’est ce qui s’est produit d’ailleurs à Béni Kouffi. De toute évidence, tout le monde a exprimé le voeu de voir le service de la voirie intervenir pour éviter des accidents mortels. Mais, contre toute attente, des dosd’âne mal conçus ont été installés anarchiquement. D’abord, il faut dire qu’on ne construit pas de tels ouvrages avec du béton. Et par-dessus le marché, on ne met jamais un ralentisseur juste après un virage dès lors que le conducteur est tenu de ralentir au maximum à chaque fois qu’il aborde un tournant. Par ailleurs, chaque ralentisseur doit être signalé avec une plaque de signalisation et peint en blanc pour éviter des désagréments aux automobilistes, notamment ceux qui ne connaissent pas la route. Hélas, on ne cesse jamais de reproduire les mêmes erreurs que l’on risque d’user à force de les ressasser. Cela étant, les transporteurs publics qui ont vivement exprimé leur mécontentement ont voulu les enlever complètement. Si la société civile était organisée et la mairie faisait son travail avec l’art et la manière, on ne vivrait pas ce genre de situation. Dommage, on apprend pas comment tirer profit de ses travers et on a tendance à verser toujours dans la tradition du faire et refaire. Au lieu d’innover et d’aller de l’avant pour accélérer le développement local, on préfère faire du surplace, ce qui enlaidit nos villes et l’état du réseau routier en général quand celui-ci existe.
A.A.
AOMAR
Un jeune de 21 ans se suicide
Dans l’après -midi de la journée de jeudi, un jeune homme âgé de 21 ans s’est donné la mort par pendaison en son domicile familial sis au village Ouled Nasser relevant administrativement de la commune d’Aomar à l’est de la wilaya de Bouira, non loin de Draâ El Mizan. Aussitôt les éléments de la Protection civile de la commune ont transféré la dépouille mortelle du jeune vers la morgue de l’hôpital de Lakhdaria. Les éléments de la brigade de la gendarmerie nationale de Aomar ont ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et les causes qui ont poussé ce jeune à mettre fin à ses jours. Il faut préciser que dans la plupart des cas, l’oisiveté engendrée par le chômage est à l’origine de ces malheurs qui touchent de plus en plus des franges entières de la société.
B.Baâhmed 
BÉJAÏA
Des stations d'essence dépourvues de sans-plomb
Alors qu'il est devenu avec le temps plus qu'indispensable, de surcroît contribuant efficacement à la préservation de l'environnement, l'essence sans -plomb n'est malheureusement pas disponible dans toutes les stations d'essence existantes à travers toute la wilaya de Béjaïa. En effet, à l'exception du chef-lieu de la wilaya où la majorité des stations sont quand même pourvues, il devient difficile de s'approvisionner en ce genre de carburant une fois l'automobiliste hors de la capitale des Hammadites. Pourtant, avec le renouvellement du parc automobile constaté ces dernières années, la majorité des véhicules notamment les plus récents nécessitent le sans -plomb mais, parfois, devant son inexistante dans certaines stations et afin de parer à une éventuelle panne sèche en combustible, les automobilistes sont contraints de rouler avec un autre genre qui est le super avec, bien sûr, toutes les conséquences qu'ils encourent puisque, à la longue, l'utilisation d'essence au plomb endommagera les dispositifs de dépollution et pourrait même aboutir dans certains cas à une perte de la garantie quand celle-ci prend toujours effet. D'ailleurs, la plupart des goulottes de remplissage des véhicules en version essence comportent un étranglement muni d'un clapet qui ne permet d'utiliser qu'un pistolet distribuant de l'essence sans plomb. Dernièrement, en faisant le trajet Béjaïa-Bouira j'ai dû marquer plusieurs haltes dans différentes pompes pour faire un remplissage en essence sans- plomb, à tenu à nous déclarer un propriétaire d'un véhicule récent rencontré dans une station à Bougie ville. Gageons seulement que dorénavant obligation sera faite par les services délivrant les attestations de gérance de pompes à essence à tous les propriétaires de commercialiser tous les genres de carburants afin de satisfaire tout le monde, notamment le sans -plomb qui, faut-il le préciser, contribue beaucoup à la réduction d'émission de gaz polluants et aux économies d'énergie.
Tarek Meyal 
 
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